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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:25
Vive les filles, Monsieur Maurice!

Il est cependant des métiers que l'on préférerait ne voir partiquer ni par les femmes ni par les hommes.

Ni Georges Wolinski ni Gilles Marchal ne me donnerait tort à ce sujet, j'en suis bien persuadée.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:00
Pôv' tache de lâche!

Pôv' tache de lâche!

Du matador (tueur) Julien Lescarret "

- " Pour moi, on est des hommes habillés en femmes. Et récupérer notre virilité se fait par la pénétration de l'épée. On redevient un homme par le courage et la bravoure, des qualités malheureusement souvent attribuées aux hommes. "

 

Sur mon mur facebook, quelqu'un a répondu ceci:

"Fallait pas ces us, ces coutumes,
Phallus au pas, en costume
Encastré en ces viles lames

Un toro ça ne se castre pas
Ni entre Castre ni à Séville, Dame !,
À la racine du cou, dans l'échine.

La lame du toréo est le phallus de l'impuissance à n'être davantage que de petits humains ridicules.
"

 

Et moi, je dis "pas mieux".

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:37
Parcours Abolition Corrida 2014
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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 09:26
Votez Fadjen!

Amélie, dans son enfance, a vu une corrida et en a été choquée. Elle a gardé ce traumatisme en elle pendant près de 24 ans. Jusqu'au jour où tous ses souvenirs enfouis sont remontés à la surface en caressant Fadjen. Ce jour là, elle fit un des choix les plus importants de sa vie. Etre "Anti corrida"

Pour voir la vidéo et voter, c'est grâce au lien ci-dessous.

Ne tardez pas!

Et n'oubliez pas: il est possible de voter chaque jour jusqu'au 11 février.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:43
Subventions à la torturomachie: agir sur l'Europe.

Communiqué du 6 octobre 2014 de Michèle Rivasi, député européenne.

 

06 oct 2014

 

Lundi 29 septembre, la commission des budgets du Parlement européen a rejeté un amendement proposé par le député vert néerlandais Bas Eickhout visant à mettre fin aux aides européennes de la PAC soutenant l’élevage ou la reproduction de taureaux dits « de combat ».

Pour Michèle Rivasi, responsable de la délégation Europe Ecologie au Parlement européen:

« Maintenir une pratique aussi cruelle que la corrida sous perfusion grâce aux aides européennes est inadmissible. A l’heure où les États membres cherchent à couper dans le budget européen, il n’est pas concevable de subventionner la torture animale mise en spectacle.

L’UE ferme depuis trop longtemps les yeux sur une pratique qu’elle considère comme une « tradition locale », mais qui viole manifestement les règles européennes sur le bien-être animal. Une étude publiée en 2013 à l’initiative du député vert catalan Raul Romeva montre que l’UE dépense presque 130 millions d’euros par an, principalement via la PAC, pour maintenir à flot une activité qui se trouverait autrement déficitaire en raison de la désaffectation continue du public pour cette pratique sanguinaire.

Le groupe Verts/ALE tâchera de remettre ce débat à l’ordre du jour de la plénière qui se tiendra à Strasbourg du 20 au 23 octobre prochain, et au cours de laquelle les députés européens seront amenés à se prononcer sur le budget européen pour l’année 2015. Seul trois pays ou régions en Europe pratiquent encore la tauromachie: l’Espagne, le Portugal et le sud de la France. J’espère que nous pourrons trouver des alliés pour mettre fin à cette pratique d’un autre temps, et réorienter ces centaines de millions d’euros vers le soutien de pratiques agricoles plus respectueuses du bien-être animal. »

 

Subventions à la torturomachie: agir sur l'Europe.

Agissez, vite! (cela ne prend que quelques minutes)

Un amendement proposé par l'eurodéputé néerlandais Bas Eickhout va être présenté lors de la prochaine assemblée plénière du parlement européen. Cet amendement prévoit d'interdire toute subvention de l'Europe aux élevages de taureaux destinés à la corrida.

Contactons les députés européens appelés à voter lors de cette séance afin qu'ils soutiennent la proposition de Bas Eickhout et mettent ainsi un terme à cette utilisation scandaleuse des impôts des citoyens de l'Europe !

Pour écrire (en français ou dans toute autre langue qui lui soit compréhensible) à un député, vous pouvez facilement trouver leurs identités et adresses électroniques sur le site suivant (sur le site du parlement) :
http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html


Voici la liste des députés européens français :

alain.cadec@europarl.europa.eu, angelique.delahaye@europarl.europa.eu,arnaud.danjean@europarl.europa.eu,aymeric.chauprade@europarl.europa.eu,bernard.monot@europarl.europa.eu,brice.hortefeux@europarl.europa.eu,bruno.gollnisch@europarl.europa.eu,christine.revaultdallonnesbonnefoy@europarl.europa.eu,constance.legrip@europarl.europa.eu,dominique.bilde@europarl.europa.eu,dominique.martin@europarl.europa.eu,dominique.riquet@europarl.europa.eu,
edouard.ferrand@europarl.europa.eu,edouard.martin@europarl.europa.eu,emmanuel.maurel@europarl.europa.eu,eric.andrieu@europarl.europa.eu,eva.joly@europarl.europa.eu,florian.philippot@europarl.europa.eu,francoise.grossetete@europarl.europa.eu,gilles.lebreton@europarl.europa.eu, guillaume.balas@europarl.europa.eu,jean.arthuis@europarl.europa.eu,jean-francois.jalkh@europarl.europa.eu, jean-marie.cavada@europarl.europa.eu,jean-paul.denanot@europarl.europa.eu,joelle.bergeron@europarl.europa.eu,joelle.melin@europarl.europa.eu,jose.bove@europarl.europa.eu,louis.aliot@europarl.europa.eu,louisjoseph.manscour@europarl.europa.eu,marc.joulaud@europarl.europa.eu,mariechristine.arnautu@europarl.europa.eu,mariechristine.boutonnet@europarl.europa.eu,mariechristine.vergiat@europarl.europa.eumaurice.ponga@europarl.europa.eu,michel.dantin@europarl.europa.eu,michele.rivasi@europarl.europa.eu,mireille.dornano@europarl.europa.eu,mylene.troszczynski@europarl.europa.eu,nadine.morano@europarl.europa.eu,nathalie.griesbeck@europarl.europa.eunicolas.bay@europarl.europa.eu,pascal.durand@europarl.europa.eu,patrick.lehyaric@europarl.europa.eu,pervenche.beres@europarl.europa.eu,philippe.loiseau@europarl.europa.eu,rachida.dati@europarl.europa.eu,renaud.muselier@europarl.europa.eu,robert.rochefort@europarl.europa.eu,sophie.montel@europarl.europa.eu,steeve.briois@europarl.europa.eu,sylvie.goddyn@europarl.europa.eu,sylvie.goulard@europarl.europa.eu,sylvie.guillaume@europarl.europa.eu,vincent.peillon@europarl.europa.eu,virginie.roziere@europarl.europa.eu,yannick.jadot@europarl.europa.eu,
younous.omarjee@europarl.europa.eu,

Pour écrire aux eurodéputés belges francophones :
maria.arena@europarl.europa.eu;hugues.bayet@europarl.europa.eu;gerard.deprez@europarl.europa.eu;philippe.lamberts@europarl.europa.eu;louis.michel@europarl.europa.eu;frederique.ries@europarl.europa.eu;claude.rolin@europarl.europa.eu;marc.tarabella@europarl.europa.eu;
''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''
Pour écrire auxeurodéputés luxembourgeois :georges.bach@europarl.europa.eu;mady.delvauxstehres@europarl.europa.eu;frank.engel@europarl.europa.eu;charles.goerens@europarl.europa.eu;
viviane.reding@europarl.europa.eu;claude.turmes@europarl.europa.eu;

 

Ci-dessous, texte type:

 

Madame la députée,
Monsieur le député,

Lors de la session plénière du 20 octobre prochain, un amendement important doit être présenté par l'eurodéputé néerlandais Bas Eickhout.
Cet amendement déjà accepté par la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, demande que les aides financières européennes attribuées dans le cadre de la politique agricole commune ne puisse servir à financer l'élevage de taureaux destinés à la corrida. En voici le texte :
“La Directive 98/58/CE du Conseil concernant la protection des animaux dans les élevages stipule que les animaux ne doivent endurer aucune douleur, blessure, peur ou détresse. Clairement, ces exigences ne sont pas respectées dès lors que les taureaux sont utilisés pour des corridas. En conséquence, ces taureaux doivent être exclus des paiements directs de la PAC.”
La très grande majorité des citoyens européens est sensible au sort des animaux. En cette période où la crise économique et financière qui frappe nos pays est largement évoquée et présente à l'esprit de tous, il apparaît souhaitable et juste que les fonds de l'Europe ne soit pas utilisés pour financer le martyr et l'exploitation d'animaux dans le cadre de spectacles, déjà largement dénoncés et controversés.
En tant que citoyen et électeur, je vous demande d'apporter votre soutien à cet amendement par votre vote lors de la session plénière où il sera présenté. Il s'agira aux yeux de tous d'une décision éthique, morale et justifiée par la bonne utilisation des fonds
européens.

J’espère, en fait, que vous pourrez même vous engager, sur un plus long terme, à donner l’impulsion à une législation permettant l’interdiction de ce genre de spectacles et de tortures sur le territoire de la communauté européenne.

Recevez, Madame la députée, Monsieur le député, mes plus respectueuses salutations.

 

 

 

 

 

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 16:57

ne serait-ce que quatre minutes.

Que disent-ils déjà? Ah oui! "Y'a rien d'intelligent à faire perdurer ces connes de tradition pour vieux mecs délabrés".

 

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 13:53
Corrida : si ça continue, faut qu'ça cesse.

Maubourguet (65) le week-end dernier: le vrai visage de la "culture".

Prenez le temps de regarder et d'écouter.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:13
MAUBOURGUET (HAUTES-PYRENEES), VILLAGE DE LA HONTE

Communiqué du CRAC Europe.

                       MAUBOURGUET (HAUTES-PYRENEES), VILLAGE DE LA HONTE

                       ARENES GAZEES PAR LES FORCES DE L’ORDRE

                       GARDE A VUE DE 20 HEURES POUR LE PRESIDENT DU CRAC EUROPE

 

Le samedi 23 août 2014, un mouvement citoyen formé sur les réseaux sociaux investissait pacifiquement les arènes du petit village de Maubourguet pour tenter d’empêcher le massacre de jeunes taureaux lors d’une novillada. Des membres de différentes associations, non organisatrices de l’action, en faisaient partie.

 

Après avoir acheté leur billet, les militants ont sauté dans l’arène et ont longuement couru sur la piste, dans la fumée des fumigènes qu’ils avaient pu déclencher, rendant très difficile leur interpellation. Les CRS ont alors gazé l’ensemble de l’arène, générant une immense pagaille, l’ensemble des spectateurs étant contraint de quitter cette atmosphère rendue irrespirable par les forces de l’ordre. De nombreuses violences ont alors été commises à l’encontre des manifestants. Une dizaine de blessés ont été recensés dans leurs rangs, dont quatre envoyés aux urgences de Tarbes, victimes des aficionados ou des CRS.

 

Une fois évacués, parqués au-delà de la zone dite « rouge », les militants ont continué à scander des slogans. Le président du CRAC Europe, Jean-Pierre Garrigues, présent à titre personnel, est allé chercher son mégaphone afin de dénoncer haut et fort cette nouvelle preuve de l’ultra-violence des aficionados avec la complicité des CRS, les gendarmes se comportant quant à eux de manière exemplaire. Excédé par l’utilisation du mégaphone, sept à huit CRS furieux se sont jetés brutalement, sur Jean-Pierre Garrigues, sans aucune sommation, l’un d’entre eux le traitant « d’enculé » en le traînant derrière la ligne des forces de l’ordre. Il est à noter que le commandant des CRS s’est vanté publiquement d’être aficionado pendant les violences. A 23h00, les gendarmes signifiaient à Jean-Pierre Garrigues sa garde à vue. Elle allait durer 20 heures, menée de façon très courtoise et professionnelle par l’adjudant Louis Le Roux, dans les locaux de la gendarmerie de Tarbes.

 

Il est reproché à Jean-Pierre Garrigues, en tant que personne physique, et non pas en tant que président du CRAC Europe les faits suivants :

 

-          Avoir organisé une manifestation sans déclaration préalable

-          Avoir entravé la circulation

-          Avoir aux arènes de Maubourguet entravé la liberté du travail « avec menace »

-          Avoir violé un arrêté municipal en utilisant un mégaphone et appelant au trouble public.

 

Jean-Pierre Garrigues rejette en bloc l’ensemble de ces accusations dans la mesure où il s’agissait d’une action citoyenne à laquelle il participait comme tout autre citoyen. Par ailleurs, ses propos au mégaphone n’appelaient nullement à la révolte mais avaient pour objet d’informer les nombreux touristes présents de la réalité de la torture tauromachique, du blocage total de la démocratie sur ce sujet alors que trois propositions de loi sont déposées depuis bientôt un an à l’assemblée nationale et une au sénat. Des touristes ont d’ailleurs rejoint les manifestants, solidaires de leur démarche.

 

L’objet de cette garde à vue était de toute évidence de rechercher un seul et unique responsable afin de lui faire porter toute la responsabilité de cette action citoyenne. Mais l’abolition est en marche et les citoyens ne supportent plus ce blocage du débat sur un sujet aussi controversé. Comment en faire l’économie alors que la corrida génère autant de trouble à l’ordre public, de façon quasi systématique, avec un déploiement de forces de l’ordre totalement disproportionné ? En période de forte crise économique, n’y aurait-il pas des choix à faire puisque ces spectacles barbares sont systématiquement subventionnés ?

Jean-Pierre Garrigues doit comparaître le 6 janvier 2015 à 13h30 devant le TGI de Tarbes.

 

Contact : 06 75 90 11 93 et 06 11 54 02 83

www.anticorrida.com

 

 

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 10:40
Les mineurs doivent être épargnés de la violence des corridas

Aujourd'hui, Mediapart.

 

Le Comité des Droits de l'Enfant, organe de l'ONU, dans le cadre de son rapport sur le Portugal en février dernier, a recommandé de protéger les mineurs de la violence des corridas. En cette période estivale de férias, des professionnels de la psychologie et du droit interpellent le gouvernement français sur les mesures qu'il compte prendre.

 

 

En France, les corridas sont interdites sur les neuf-dixièmes du territoire français dans le cadre des "sévices graves et actes de cruauté" sur animaux (article 521-1 du code pénal), mais sont tolérées dans une soixantaine de municipalités situées dans onze départements du Sud, au titre de la "tradition".

A l'échelon international, les courses de taureaux sanglantes se pratiquent encore dans 8 pays, dont 3 en Europe : l'Espagne, le Portugal et la France.

Au Portugal, des lances et des banderilles sont plantées par un cavalier dans le taureau, puis celui-ci est achevé hors la vue du public.

Les 7 autres pays (dont la France) pratiquent essentiellement des corridas espagnoles : des piques et des banderilles sont plantées dans le taureau, puis celui-ci est mis à mort en public.

Depuis ces dernières décennies, les corridas font l'objet d'une contestation croissante dans les 8 pays où elles sont pratiquées. Elles symbolisent en effet des conceptions devenues négatives à la lumière des avancées éthiques et scientifiques : le goût de la violence et de la souffrance, le mépris de la sensibilité des animaux, et la domination impérative de l'homme sur la nature.

Et dans tous ces pays, depuis une dizaine d'années, s'est ajoutée une logique de protection de la jeunesse. Dans le sud de la France, non seulement les mineurs ont librement accès aux corridas, mais ils bénéficient souvent de la gratuité. De plus, il existe dans les municipalités de Nîmes (30), d'Arles (13), de Béziers (34) et de Cauna (40), des écoles taurines, associations bénéficiant le plus souvent de subventions publiques, dont l'objet est d'entraîner les enfants, dès 10 ans, à planter des banderilles et des épées dans des veaux.

Des scientifiques et des juristes se sont inquiétés des effets de la corrida sur les mineurs, notamment les effets traumatiques et l'accoutumance à la violence.

Cette année, une étape capitale a été franchie en ce sens à l'échelon international. En février 2014, le Comité des Droits de l'Enfant, organe de l'ONU chargé de veiller à l'application de la Convention relative aux droits de l'enfant, a fait part de ses préoccupations concernant l'impact des corridas sur les mineurs (dans le cadre de cette Convention, le terme "enfant" siginifie mineur de 18 ans).

En effet, dans son rapport du 5 février 2014 sur les droits de l'enfant au Portugal, le Comité s'est déclaré préoccupé par l'impact de la violence des corridas sur les enfants, et a explicitement exhorté l'État, d'une part à prendre des mesures visant à protéger les enfants des corridas, d'autre part à mener des campagnes de sensibilisation sur l'impact envers les enfants de la violence physique et mentale liée aux corridas.

Plusieurs professionnels français de la psychologie et du droit (*), au nom de leurs confrères qui partagent cette préoccupation, ont donc adressé une LETTRE OUVERTE au président Hollande et aux ministres concernés pour leur demander quelles mesures ils comptaient mettre en œuvre. D'autant que le Comité des Droits de l’Enfant doit rendre son rapport sur la France en octobre 2015.

Ils demandent notamment au gouvernement quel âge minimum il entend imposer pour l'assistance, la participation, et l'entraînement aux spectacles tauromachiques sanglants, et quelle est sa position vis-à-vis des écoles taurines dédiées à la corrida espagnole.

Chaque relais de cette lettre auprès du Président et du Premier ministre sera le bienvenu !

Bien entendu, les signataires ont parfaitement conscience des autres formes de violences auxquelles sont soumis les mineurs, en France comme à l'étranger. A commencer par les dramatiques violences dont ceux-ci sont actuellement victimes dans plusieurs régions du Proche-Orient, et auxquelles personne ne peut rester indifférent. Mais le pire, fût-il extrême, ne saurait justifier le "moins pire", sauf à relever des sophismes que dénonçait le philosophe Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, spécialiste de l'éthique comme du droit international, justement à propos de la corrida comme telle.

 

Les signataires sont :

Pr Laurent BÈGUE, Professeur de Psychologie sociale à l'Université de Grenoble, directeur de la MSH-Alpes, membre honoraire de l'IUF, membre du Comité scientifique de la délégation ministérielle contre les violences en milieu scolaire.

Pr Jacques LEROY, Professeur de Droit à l’Université d’Orléans, Doyen honoraire.

Pr Jean-Pierre MARGUÉNAUD, Professeur de Droit à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Limoges, Chercheur à l’Institut de Droit Européen des droits de l'Homme de l’Université de Montpellier I.

Pr Hubert MONTAGNER, Docteur ès Sciences, Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de recherche et ancien Directeur de l’Unité « Enfance inadaptée » à l’INSERM

Dr Jean-Paul RICHIER, psychiatre, praticien hospitalier, coordinateur du collectif PROTEC (http://www.collectif-protec.fr)

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:59
Quelle belle chose que la culture!

Quelle belle chose que la culture!

Un communiqué du CRAC Europe.

 

Bayonne, 9 août 2014 – Grande première dans le mouvement anti-corrida français, une municipalité pro-corrida – celle de Bayonne – a accepté de recevoir une délégation du CRAC Europe en préalable d’une manifestation autorisée dans cette ville le même jour. La réunion a rassemblé d’une part Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne, accompagné de son directeur de cabinet, de son adjoint à la Culture et de son adjoint aux Finances et d’autre part, trois représentants du CRAC Europe pour la protection de l’enfance, Jean-Pierre Garrigues, président, Roger Lahana, vice-président, et Carole Saldain, déléguée pour les Pyrénées-Atlantiques.

Le but de la réunion pour les abolitionnistes était de présenter leur point de vue sur trois sujets : demande de référendum sur le maintien ou l’abolition de la corrida à Bayonne, arrêt de la gratuité d’accès aux corridas pour les enfants, arrêt du financement public des corridas.

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Lors de la réunion, qui s’est déroulée dans une ambiance respectueuse mais sans concessions, les points suivants ont été établis :

• Le maire n’a aucune intention d’organiser un référendum, tout en reconnaissant qu’une consultation analogue qui avait eu lieu il y a une vingtaine d’années avait révélé que 19% de Bayonnais seulement disaient apprécier les corridas. Ce pourcentage n’a pu que décroître depuis avec la désaffection constante du public pour les spectacles de ce genre, ce que l’équipe municipale ne conteste pas. On comprend donc pourquoi elle ne souhaite pas une nouvelle consultation.

• Concernant l’arrêt de la gratuité pour les enfants, à l’instar du maire d’Alès qui avait accepté la même demande du CRAC en 2009, Jean-René Etchegaray a indiqué qu’il avait au contraire décidé d’étendre l’accès gratuit jusqu’à l’âge de 15 ans. De toute évidence, le vieillissement du public des arènes est la raison réelle et impérieuse qui pousse un certain nombre de villes taurines à procéder à un racolage aussi large que possible d’un public jeune à la personnalité malléable.

• Enfin, l’adjoint aux Finances a précisé que les corridas étaient organisées à Bayonne par la municipalité en régie directe, c’est-à-dire sur le budget municipal. Il a confirmé que les corridas avaient accusé un déficit d’environ 400 000 euros en 2011 mais a nié que les années précédentes avaient été déficitaires et a affirmé que globalement, les comptes étaient revenus à l’équilibre en 2013. Selon lui, les déficits des années antérieures étaient « des mensonges des médias ». Un rapport de la Cour des Comptes confirme pourtant que la corrida a été déficitaire de 2006 à 2012, avec un déficit cumulé de près de 800 000 euros, à la charge des contribuables bayonnais. Prétendre que le déficit record de 2011 était un événement isolé est donc factuellement inexact. De plus, il semble irréaliste de penser qu’une perte aussi importante a pu être compensée depuis. Jean-Pierre Garrigues a fait remarquer de surcroît que la gratuité offerte à la tranche d’âge 0-15 ans n’allait certainement pas aider à équilibrer les comptes.

En résumé, le nouveau maire et ses adjoints ont montré que leur réaction à une situation financièrement catastrophique à la charge du budget de la ville était d’en minimiser, voire d’en nier la réalité et de procéder à une tentative désespérée de racolage envers des spectateurs mineurs pour freiner l’érosion de la fréquentation des corridas principalement due à un désintérêt croissant des jeunes générations. Le CRAC y voit un effet direct des actions inlassables menées par les militants anti-corridas depuis des décennies afin de montrer le plus largement possible la réalité sans masque d’un passe-temps cruel d’un autre âge.

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Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés place de la Mairie et ont déambulé dans la ville pour informer non seulement les Bayonnais mais également les touristes sur ces différents thèmes. En dehors de quelques incidents mineurs avec des aficionados très agressifs et visiblement ivres, la manifestation s’est parfaitement déroulée avec un point d’arrivée à quelques centaines de mètres des arènes où un cordon de CRS empêchait le cortège de se rapprocher plus.

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L’adjoint à la culture ayant reconnu lors de la réunion du matin que la « violence » des anticorridas se limitait au fait que leurs manifestations étaient selon lui trop bruyantes, les manifestants se sont fait un plaisir de faire résonner de puissantes sirènes afin de perturber le plus possible le début de la corrida qui se tenait à ce moment-là.

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Sous la pression de responsables des arènes non identifiés, les forces de l’ordre ont fini par exiger avec brutalité l’arrêt des sirènes que l’arrêté municipal n’interdisait pourtant pas. Le CRAC Europe dénonce ce nouvel abus de pouvoir qui confirme un mépris de la légalité récurrent dans les villes taurines.

Roger Lahana
Vice-président du CRAC Europe

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