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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 12:00

Oui, je sais, j'avais dit que je ne publierai pas sur ce blog de remerciements à ceux et celles dont je recueille les signatures pour l'abolition de la corrida. Pourtant, j'ai déjà fait quelques accrocs à ce principe.

Alors, disons que parfois--- uniquement pour les artistes--- et surtout pour les chanteurs, d'ailleurs. Il se pourrait bien que j'ai un faible.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 17:34

Un grand merci à Sebrat, pour cette chanson sur Cannellito. Le connaissant personnellement, je sais que son chanteur est sensible à notre combat contre la corrida.

 

Si j'en juge par la nomination du nouveau ministre de l'environnement qui, très certainement, lui, ne se verra pas remercier de sitôt, le taureau, comme l'ours et tous les animaux sauvages ou domestiques,  a plus que jamais besoin de défenseurs.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 08:00

Bonnet blanc et Blanc bonnet:

Monsieur Gabriel Bellocq, maire PS de la ville de Dax, dans les Landes, n'a rien à envier au  droitier Jean Grenet, quant à son addiction maladive à la barbarie des arènes.

Leur couleur politique respective s'efface devant le rouge-sang d'innocents herbivores. Et rejoint le cri des Franquistes :"Viva la muerte"!

Jugez-en plutôt : 50 000 euros financés par la municipalité de Dax ( ou plus exactement par ses contribuables pas forcément amateurs de corrida) pour cette fresque réalisée à l'occasion du centenaire des arènes.

50 000 euros, passez-vous ce chiffre en boucle dans les oreilles et imaginez ce qu'il aurait été possible de faire avec cet argent.

Allez--- rions un peu--- mon petit doigt me dit que, prévoyante, la municipalité a fait recouvrir cette oeuvre si précieuse d'une couche anti-tags. Pourquoi donc? Certains individus insensibles à l'art pourraient-ils avoir de vilaines  idées? On n'ose l'imaginer! Vraiment, comme disait Brel, "Le monde est plein de polissons!".

 

 

 

 

Les photos sont de Sylvie Laulom
Les photos sont de Sylvie Laulom
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Les photos sont de Sylvie Laulom
Les photos sont de Sylvie Laulom

Les photos sont de Sylvie Laulom

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 17:30
Corrida, casse-toi!

Il n'est pas trop dans mes habitudes de faire état dans ce blog des signatures de personnalités que je collecte pour l'abolition de la corrida. Surtout, d'ailleurs, quand il s'agit de "politiques", étant moi-même retirée de cette activité, pour cause d'overdose,  depuis environ quatre ans.

Mais pour de prégnantes  raisons personnelles, je tiens absolument à faire part ici d'une signature qui me  tient particulièrement à coeur.

Lionel Feuillas, candidat EELV à la succession de Jérôme Cahuzac lors de l'élection législative anticipée ( et pour cause!) dans la troisième circonscription du Lot et Garonne, a signé la pétition du CRAC Europe. Et ce n'est pas une signature de complaisance ou d'intérêt. Lionel est convaincu que cette barbarie est de trop, même s'il en existe bien d'autres à combattre elles aussi.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 07:10
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:49

Un très grand merci à Jis, autrement dit Julien Ivanez Suzarte,  (musicien, chanteur, compositeur, auteur),  du groupe de rock Jokangely,  qui vient de m'envoyer sa signature  à ajouter à la liste des personnalités signataires de la pétition pour l'abolition de la corrida (voir CRAC Europe).

Regardez et écoutez la vidéo  ci-dessus et vous vous rendrez compte que ceux-là ont bien compris qu'il n'existe pas un coeur pour les humains et un autre pour les animaux, que l'empathie est universelle ou n'est pas.

Pour tous ceux et celles qui le peuvent, rendez-vous à Anglet, le 15 mai, à 21 h,aux écuries de Baroja.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:33

http://img.over-blog.com/600x593/1/19/11/45/mes-images6/toros-007-copie-1.jpg"Ni la queue ni les oreilles". Une oeuvre du peintre Basque Abo, signataire de la pétition abolitionniste du CRAC Europe.

 

Communiqué de presse du CRAC Europe et de Droit des animaux.

 

Retrait de la corrida au PCI français, la suite d’un combat

 

Le mercredi 3 avril 2013, le tribunal administratif de Paris a rendu son jugement et a aussi publié un communiqué de presse, situation tout à fait exceptionnelle. Les associations CRAC Europe et Droits des animaux ...(DDA), la Fondation Weber et l’association Robin des bois demandaient le retrait de la corrida du patrimoine culturel immatériel (PCI) de la France. Certes pour l’instant la corrida (pourtant espagnole !) reste au patrimoine de l’hexagone. Qu’avons-nous donc obtenu ?

Rappelons que début 2012, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, à l’origine de ce scandale, niait qu'il y eût classement de la corrida au patrimoine français, évoquant un simple recensement sur une liste inventaire. Une association anticorrida avait cru bon de le croire. Mais ce jugement confirme que la corrida est bien inscrite au PCI de la France, mettant fin à toute discussion sur la question. Cette décision est bien attaquable. Ce combat est un marathon : en octobre 2011, face au tribunal administratif, l’Alliance anticorrida fut déboutée pour vice de forme, ce mercredi 3 avril la Fondation Weber et l’association Robin des bois sont jugés irrecevables. Le CRAC Europe et DDA sont toujours debout et bien décidés à poursuivre. Nous allons interjeter appel. Le tribunal administratif, dans ses délibérés, exige de notre part des réponses. Nos avocats ont déjà commencé à travailler sur la suite. Nous irons devant le Conseil d’Etat, et si nécessaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). La France peut-elle garder dans son patrimoine ce qu’elle décrit elle-même comme des « sévices graves et des actes de cruauté » ? Notre réponse est radicalement NON.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:00

Extrait du tome 3 du journal  sorti en mars 1940, pages 32 à 36.

 

 

« COMME une grande grâce venait de nous être accordée : un orage sans grêle et chargé de pluie, les arbres cessèrent de souffrir ; les jeunes peupliers qu'avait menacés la mort par la soif, frémirent de joie dans le vent humide ; et l'argile même, là où la sécheresse l'avait rendue béante, se referma. Et nous aussi, nous étions délivrés ; il nous était permis de quitter à toute heure du jour la maison ; et rien ne nous défendit plus, lorsque ce fut dimanche, de courir les routes. Je n'aime pas le dimanche à la campagne : il ajoute sa solitude à notre solitude. Le peu d'humanité dont on devine la présence durant la semaine, se retire ce jour-là des vignes, s'accumule au fond des auberges assombries, et notre coeur se fatigue à battre seul pour animer un monde mort qui ne souffre pas.

Si nous choisîmes, ce dimanche-là, comme but de notre promenade, à plus de cent kilomètres, le bourg 'landais de Saint-Vincent de- Tyrosse, ce fut bien moins pour la corrida qui s'y donnait, que pour le prétexte de suivre une route aimée entre toutes : celle qui, de Langon à Bayonne, par Bazas, Captieux, Roquefort, Tartas, Mont-de-Marsan, traverse la forêt de pins et de chênes. Elle est bordée de grands platanes demi-nus dont la chair végétale luit et palpite à travers des haillons d'écorce.

La lande était fumante après les pluies d'orage, et tous les bourgs en fête. Oui, cette corrida n'était qu'un prétexte. Les ayant beaucoup aimées dans ma jeunesse, depuis la guerre je n'y suis presque plus revenu (une fois à Madrid, deux ou trois fois à Bordeaux). Mais durant les vacances, les chroniques d'une si curieuse verve de Don Severo, dans la Petite Gironde, ne me laissent rien ignorer de ce petit monde fanatique. Don Severo est le janséniste de l'« aficion » ; il en est le Saint-Cyran : d'une rigueur terrible, impitoyable aux matadors qui ne travaillent pas, presque immobiles et dans les cornes du fauve selon l'exemple du grand Belmonte.

Je fus donc à cette corrida de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Il m'a fallu, ce jour-là, crever un de mes derniers ballons, renoncer à l'un de mes derniers plaisirs. Non ! Plus jamais je n'assisterai à une course de taureaux. Sans doute serait-il injuste de les juger toutes sur celle-là qui fut au-dessous du pire, moins par la faute des matadors que par celle d'un bétail exécrable, fuyant, et· comme on dit, « manso ». Mais nous eût-il été donné de voir une belle corrida et d'applaudir un Martial Lalanda, nous aurions dû tout de même subir ce qui, tout à coup, me paraissait horrible à crier : l'attachement de cette foule assise inactive, abritée, embusquée, « planquée », à un spectacle dangereux pour l'homme, mortel pour la bête. Quant à cet art que j'ai tant admiré, toute sa science repose sur le leurre : une bête seule contre dix, trompée, dupée jusqu'à la mort... L'étrange est qu'elle s'en aperçoive, parfois, qu'elle le devine. Les taureaux « manso » ne sont si méprisés du public que parce qu'ils savent tout d'avance. L'un d'eux, à Saint-Vincent-de-Tyrosse, ne voulait pas sortir du toril. Et quand on l'eut traîné de force dans le cirque, il semblait faire non, encore, de sa grosse tête d'innocent.

Pourtant ce qui m'arracha soudain ce voeu : « Je n'y reviendrai jamais plus... », ce ne fut pas tant cette horreur toute physique, ce dégoût, cette pitié, ni même la honte que me donnait la présence des Anglais venus de Biarritz - de ce garçon surtout dont le beau visage était comme durci parle mépris. Non, la raison de mon désenchantement, elle m'apparut tout à coup : impossible d'ignorer, aujourd'hui, de quoi notre goût pour les corridas est le signe. Nous savons, nous ne pouvons plus ne pas savoir ce que dissimule dans son coeur cette foule qui hurle autour d'une bête couverte de sang.

Nous avons appris, et dès notre jeunesse, que l'homme est né féroce. Un jeune Français qui va à l'école et qui aime les livres connaît tout de l'homme dès qu'il a ouvert Montaigne, Pascal, Racine. Nos moralistes ont frappé en maximes, ils ont comme monnayé cette connaissance, et nous en avons toujours eu plein la bouche. Mais cette science-là ne sert de rien ; il faut avoir reçu la leçon des événements, avoir vécu à une époque sanguinaire et privilégiée : nous sommes servis.

Il est vrai que tous les hommes, à toutes les époques, ont été servis ; les institutions changent mais la férocité demeure : c'est le fond permanent, au point que nous ne pouvons appartenir à une église, à une patrie, à une classe, à un parti, sans être solidaires dans le passé, dans le présent et jusqu'à la consommation des siècles, de bourreaux innombrables et de martyrs sans nombre.

Nous n'avons pas vu mourir le dernier taureau. Dès que nous fûmes sortis de Saint-Vincent- de-Tyrosse, les platanes, au-dessus de nos fronts humiliés, firent, avec leurs branches jointes, le geste de nous absoudre. « Seul le monde végétal est innocent... », disais-je... Est-il innocent ? Il a lui aussi ses parasites, ses empoisonneurs, ses assassins, et certains champignons sont plus corrompus que certains êtres. Si, par la volonté d'un dieu, les hommes prenaient tout à coup racine, si leurs bras se chargeaient de feuillage, s'ils n'exhalaient plus d'autre plainte que celle du vent ,nous savons bien que ces créatures immobiles trouveraient une issue pour s'atteindre et pour se blesser, et que la terre indifférente boirait leur sève comme elle boit notre sang.  »

 

Note De La Blogueuse:  Moi, du Mauriac, j'en lirais sur la tête, d'un pouilleux.


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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:23

 

 

Entretien avec ma pomme (bio) paru dans le numéro 51 du journal Zubiak 

http://www.ramun.eu/ea/?page_id=59

 

-Où en est-on à Bayonne vis à vis de ce long combat ?

BAIONA_028.jpgUn million de déficit en cinq ans, c’est le « fait culturel majeur » version Jean Grenet, maire de Bayonne. La désaffection de monsieur Afflelou qui voulait bien sponsoriser les fêtes mais pas la torture animale,  a forcé la municipalité à diminuer cette année le nombre de corridas.

Jean Grenet a été battu aux législatives de 2012, il n’est donc plus partie prenante du lobby torturomachique à l’Assemblée nationale. Ses amis feraient bien d’en prendre acte pour les municipales de 2014. Quant à l’opposition, elle serait bien inspirée de s’organiser en conséquence. Le discours critique sur le financement est un premier pas mais il  ne suffit plus. Les élus de gauche ne pourront  éternellement faire l’impasse sur la question de l’éthique. Penser que les enfants, non seulement sont admis dans les arènes mais que leurs places sont gratuites, devrait poser problème à toute personne dotée d’une conscience et soucieuse de l’avenir.

-En clair, en quoi ce combat rejoint il la défense de la vie, de l'humain, de l'animal ?

Le combat abolitionniste fait partie intégrante de la lutte contre la souffrance et la torture en général.  Il est peut-être avant tout un combat humaniste car il nous demande de développer en nous les qualités humaines qui nous sont nécessaires pour nous sauver nous-mêmes. C’est pourquoi je suis convaincue qu’il doit être le plus irréprochable possible et n’utiliser ni injure ni violence, refuser la vengeance car on ne fera rien avancer en remplaçant une barbarie par une autre et en transformant les victimes en bourreaux. « Quand on se venge, on cesse de penser », disait la philosophe Annie Leclerc. Cela ne veut pas dire qu’il faut rester les bras croisés, bien entendu. Là comme ailleurs, la distinction entre légalité et légitimité est toujours de mise

-Pourquoi encore toutes ces réticences chez bien des élu(e)s ?

La sinistre prestation du Conseil Constitutionnel du 21 septembre dernier est très éclairante à ce sujet. Le « mundillo » n’est rien d’autre qu’un microcosme. Les aficionados véritables sont extrêmement peu nombreux, encore moins nombreux que les chasseurs. Mais c’est un lobby très puissant . Il y a une imbrication évidente entre les milieux financiers, politiques, et, hélas, journalistiques. Peu de monde, mais beaucoup d’argent et beaucoup de pouvoir. Dans cette ambiance, de nombreux élus pensent que leur intérêt est de flatter l’aficionado dans le sens du poil, s’ils veulent être réélus. Mais les abolitionnistes eux aussi sont en train de devenir un lobby, bien moins « friqué », moins influent pour le moment (cela va évoluer) mais surtout beaucoup plus nombreux et ce sont eux aussi des électeurs. En ce sens, les soi-disant « sages » du Conseil Constitutionnel ont très certainement fait une très grosse erreur de calcul et mal apprécié l’avenir en déclarant que la barbarie que représente le spectacle de la torture à mort d’un herbivore est conforme à la constitution française.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 17:19

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Tauromachie : Un Espagnol parle de la corrida française

Corrida: La mort gratuite et la barbarie ne sont pas des gestes de la campagne.

Je lis dans Le Monde  du 21 septembre dans l'article « Francis Marmande: Pourquoi la corrida? j'ai à faire avec la vie, l'amour, la mort » que « la corrida est la sacralisation des gestes de la campagne ». Il faut en finir avec cette littérature de  clichés, stéréotypes et mensonges ! Les gestes de la campagne ne sont pas ceux de la violence gratuite envers les animaux dans le seul but de la joie macabre pour une minorité. Pas du tout : le caractère de la population rurale est représenté par le travail, l’effort, la patience, l’amour envers la nature, la défense de la terre, la résignation contre l’oubli de l’Administration. Il semble que le sacrifice rituel et le spectacle de voir le visage de la mort attirent l’auteur de cet article. Est-ce qu’il pense la même chose quand il revit la gigantesque chasse à l’homme au Rwanda à la machette ? Est-ce qu’il voudrait récupérer les duels des gladiateurs de la Rome antique ? Est-ce qu’il s’amuse avec des attentats islamistes ou avec la tuerie sauvage du norvégien Anders Breivik ? La mort et la violence ne peuvent pas être banalisées. Pas avec les humains, pas avec les animaux, qui ne choisissent pas d’être dans les arènes. En Espagne, la population a depuis longtemps tourné le dos à cette « tradition » honteuse. C' est juste une question de temps avant que  la tauromachie disparaisse dans notre pays. Avec cette dernière décision de la Cour constitutionnelle, la France a raté une belle occasion d’isoler, plus encore cette pratique violente qui dénigre la condition humaine malgré toute la poésie avec laquelle on souhaite masquer cette fête de la barbarie.

Paco Cerdà Arroyo, Valence (Espagne) – Journaliste à « Levante EMV»

http://mediateur.blog.lemonde.fr/2012/09/26/tauromachie-un-espagnol-parle-de-la-corrida-francaise/

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