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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:04

LA PUCE DE LA SEMAINE

Point de départ: Rodilhan. Point d’arrivée: l’abolition, on vous attend!

Mis en ligne le mardi 21 février 2012

Le 11 février 2012 a eu lieu une manif historique, organisée par Animaux en péril (Belgique, www.animauxenperil.be ), le CRAC Europe, Comité Radicalement Anti Corrida pour la protection de l’enfance (www.anticorrida.com ), Droits des animaux (www.droitsdesanimaux.net ) et le collectif Non à la honte française! (www.patrimoine-corrida.fr ), représentant 179 associations, soit un potentiel de 500000 électeurs. Nous étions 4000 au plus fort de la manif, le cortège s’étalait sur plus de 500 m, pour un long parcours de 6 km, de l’Assemblée nationale au Trocadéro. Courant janvier, j’avais été contactée, en tant que porte-parole nationale du CRAC Europe, par une revue de protection animale afin de répondre à dix questions, dans un entretien avec Brian Simard, cofondateur de la revue Terrible, qui a été transcrit sous une autre forme. Je vous livre le tout à l’état initial. Précision sur les réponses: Hélène Vaquier, présidente du CRAC Europe, a répondu à la 3, Jean-Pierre Garrigues, vice-président, à la 8 — c’est ça, une équipe!

1. Quels sont les objectifs de la manifestation du 11 février?

Cette manifestation, unitaire, a pour objectifs le retrait de l’inscription de la corrida du patrimoine culturel français, la condamnation par la justice du lynchage des anticorrida à Rodilhan (8 octobre), et le maintien de la pression sur les candidats à la présidentielle afin que figure l’abolition de la corrida dans leur programme. Tous à Paris le 11 février à 15 heures devant l’Assemblée nationale, pour un départ vers le Trocadéro avec le CRAC Europe pour la protection de l’enfance (www.anticorrida.com ) et le collectif Non à la honte française! (www.patrimoine-corrida.fr ), qui regroupe 179 associations. Un événement inédit, mis en scène par des intermittents du spectacle, attend les participants. Soyons nombreux à dire NON à la barbarie des arènes!

2. En dépit d'un fort soutien populaire, le mouvement abolitionniste rencontre l'indifférence des politiques: quelles sont selon vous les raisons de ce mépris (électoralisme, fric)?
Les politiques sont souvent en retard sur le peuple. Les raisons sont faussement électoralistes, puisque les Français sont quelque 70% contre la corrida. Cette frilosité s’explique sans doute par une crainte irraisonnée d’un électorat qui n’est que régional et ne constitue qu’une faible partie de notre territoire, puisque le Sud est également majoritairement contre la corrida. La preuve: Jean-Marc Roubaud a été élu député du Gard bien qu’il soit abolitionniste…

3. L'UMP et le Parti socialiste comptent autant d'abolitionnistes que d'aficionados. Pourtant, et ce, en dépit des pétitions et autres mobilisations populaires grandissantes, la droite classe la corrida au patrimoine, la gauche refuse catégoriquement de placer l'abolition au programme des élections et la zone où se déroulent les corridas s'est agrandie ces dernières années. La lutte contre la tauromachie ne serait-elle pas seulement une histoire de volontarisme arbitraire, hermétique à l'idée de représentation citoyenne? (Cf. le cas des maires abolitionnistes.) Aussi, quelles sont pour le moment les victoires concrètes des mouvements anticorrida?
Sans plaisanter, en France, aucune! Le somptueux papillon abolitionniste n’est pas encore né, mais les chrysalides, les cocons, les chenilles sont là, nombreux! Les arènes sont toujours ouvertes aux mineurs, il existe toujours des écoles de tauromachie, même si certaines ont plié boutique, même si les effectifs des enfants inscrits diminuent. La torture des taureaux dans l’arène est toujours tolérée en France. D’un point de vue législatif, rien n’a changé depuis des années. Et pourtant nous avons l’intime conviction que cette lutte avance. C’est une énergie souterraine qui finira forcément par remonter très concrètement à la surface. Nos victoires, car il y en a heureusement, sont, pourrait-on dire, psychologiques. À savoir, des élus de tous bords ont trouvé la force de concrétiser sous forme de propositions de loi leur conviction abolitionniste: en huit ans, cinq ont été déposées, soutenues par plus de 110 députés et plusieurs sénateurs. Le peuple français est de mieux en mieux informé de la sombre réalité de la corrida, les militants, de plus en plus nombreux, s’organisent efficacement. Des conseils municipaux déclarent leur ville anticorrida. On ose de plus en plus affirmer la farouche opposition aux corridas, sans pour autant passer pour des rabat-joie. Des maires susceptibles d’organiser des corridas réfléchissent à deux fois avant de se lancer dans la torture des bovins et de siphonner l’argent public. Le pic du maximum de corridas organisées dans l’année a été en 2004 (137), on constate depuis une baisse régulière. Le combat contre la corrida irait bien sûr plus vite si le peuple avait l’occasion d’être à l’origine de textes législatifs débattus à l’Assemblée nationale. Courage, nous serons bientôt en démocratie!

4. Que répondez-vous à ceux qui évoquent justement la notion de patrimoine culturel?
Comme l’ont scandé les Espagnols de Catalogne qui ont aboli la corrida en juillet 2010, abolition effective depuis le 1er janvier de cette année: «¡Tortura no es cultura!» Torturer à l’arme blanche un bovin ne peut en aucun cas être qualifié de «culture»… sinon par des barbares. Ces cruautés d’un autre temps sont indignes de notre XXIe siècle, et n’ont aucunement leur place dans notre patrimoine.

5. Une autre partie des détracteurs (dont visiblement l'équipe de campagne de François Hollande!) prétend qu'il s'agit là d'une cause superficielle en comparaison d'autres préoccupations humanitaires, jugées plus importantes (crise économique, famine, sans-abri...). Que dire de cette mise en compétition des causes éthiques/politiques?
Pour certains esprits, il y a et il y aura toujours d’autres priorités que de se préoccuper du sort des animaux. Comme s’ils craignaient que la compassion envers eux n'enlève de leurs droits aux humains. Qu’en dire, sinon que c’est tout le contraire, que nous partageons la même planète et que nous avons des devoirs envers ceux que nous nommons nos «frères inférieurs»? Albert Jacquard, grand généticien et un des présidents d’honneur de notre association, estime que l’humanité aura fait un grand pas lorsque la corrida sera abolie… C’est une urgente nécessité.

6. Dans le même genre, d'autres mettent en perspective le nombre de taureaux victimes de corridas avec celui des animaux d'abattoirs, et comparent le sort des bêtes dans les deux cas (existence idyllique pour les premiers, sordide pour les autres) — je pense par exemple à Francis Wolff. Que répondez-vous à ces contradicteurs, et quels rapports entretenez-vous avec les autres mouvements de protection animale?
Cela n’a aucun rapport. Les animaux destinés aux abattoirs sont tués pour la consommation, et, contrairement à la corrida, il n’y a pas de public qui paie pour assister à leur mise à mort. Au CRAC Europe, nous sommes une majorité de végétariens au conseil d’administration. Ce n’est pas le sujet? Nous en sommes bien d’accord, et pourtant nous entendons couramment nos détracteurs nous reprocher, «vous mangez bien de la viande!», comme si être carnivore interdisait d’être contre la barbarie tauromachique. Ce n’est évidemment pas le cas, et nous comptons des bouchers abolitionnistes parmi nos adhérents. Quant aux fameux taureaux dits «de combat», ils ne constituent pas une «race» à part: 90% d’entre eux vont à l’abattoir, 10% aux arènes… quoi que prétendent les éleveurs. Les autres viennent d’Espagne. Quant à nos rapports avec les autres associations, le CRAC Europe a réuni, au lendemain de l’annonce de l’inscription de la corrida au patrimoine culture, un collectif, Non à la honte française!, composé de 179 associations, françaises et étrangères, qui nous a soutenus et s’est joint à nous le 28 mai, et qui fera de même pour la manifestation unitaire du 11 février. Quelle était votre question, déjà…?

7. Que dire du financement de la corrida?
Elle ne subsiste que par l’octroi de subventions, municipales ou territoriales, donc «grâce» à l’argent des contribuables, volontaires ou non, mais qui paient de gré ou de force, plutôt de force. Malgré tout, elle est la plupart du temps déficitaire. À titre d'exemple, à Bayonne, dont le maire, Jean Grenet, coprésident du groupe d’études sur la tauromachie à l’Assemblée nationale, est un aficionado acharné : 400000 euros de déficit pour la saison dernière, près de 1 million d’euros sur cinq ans. UN MILLION!

8. Que s'est-il passé à Rodilhan?
Lors d’une manifestation pacifique dans le petit village de Rodilhan, près de Nîmes, le 8 octobre dernier, où avait lieu la finale de «Graines de toreros», 95 militants pacifiques ont été lynchés par la horde des aficionados qui, tout en tabassant des citoyens sans défense, se réclamaient du patrimoine français ! Voilà l’une des conséquences du classement, effectué en janvier 2011 en catimini, de la corrida au patrimoine culturel immatériel de la France. Le petit monde de la torture codifiée y a vu un signal fort du gouvernement, une caution morale. Les aficionados ont démontré que, lorsque l’on est capable de torturer des animaux, on peut également se défouler sur des humains: 68 plaintes ont été déposées auprès du procureur de Nîmes. Des militants ont été dépouillés d’effets personnels, deux jeunes femmes ont subi des attouchements sexuels, 28 personnes ont eu des ITT, dont 5 supérieures à 8 jours. Les élus locaux présents, dont Jean-Paul Fournier, sénateur du Gard et maire UMP de Nîmes, ont fait preuve d’une passivité indigne. Certains, comme le maire de la commune, Serge Reder, ont participé au lynchage. Nous les poursuivons pour “non-assistance à personne en danger” et “incitation à la haine”. Un procès sans précédent s’annonce à Nîmes dans les mois qui viennent. Et les amateurs de torture ne manqueront pas de se réclamer du classement de cette ignominie au patrimoine culturel français, comme l’a déjà fait le maire de Nîmes.

9. Le nom de votre association comporte la mention «pour la protection de l'enfance»: quelle en est la signification pratique? Pouvez-vous nous expliquer ce que sont les écoles taurines et autres «Graines de toreros»? Où en est cette partie du combat?
Dans ces « écoles », on n’y apprend pas les fables de La Fontaine… Notre association milite pour la fermeture de toutes les écoles taurines, dont l’objectif est de former de futurs toreros. Dès l’âge de dix ans, on enseigne à de jeunes enfants « l’art de tuer ». Ils s’entraînent sur de jeunes veaux, de moins de deux ans, et, chaque année, les «meilleurs» matadors en herbe participent à un concours, la finale de «Graines de toreros». C’est un véritable carnage, les veaux hurlent leur souffrance. En 2004, on comptait neuf écoles, il n’en reste aujourd’hui que trois ou quatre — les plus connues étant celles de Nîmes (deux écoles) et d’Arles. Il est très difficile de le savoir précisément, le mundillo — petit monde de la tauromachie — ne communiquant pas clairement sur le sujet.  

10. Comment les gens peuvent-ils aider la cause?
Déjà, en n’allant jamais voir une corrida, même pas par curiosité! La barbarie des arènes perdure du fait des touristes, car, même si beaucoup de spectateurs quittent les arènes avant la fin, écœurés par ce «spectacle» de torture, il y a malheureusement toujours de nouveaux venus qui sont attirés par la publicité éhontée qui en est faite. Indispensable pour vraiment aider à obtenir l’abolition : adhérer aux associations… au CRAC Europe, par exemple! Nos actions, parmi lesquelles nos campagnes d’affichage annuelles, très percutantes, ne sont possibles que grâce aux dons. Ils peuvent également participer aux manifestations, distribuer des tracts, faire un gros travail d’information, indispensable. En France, beaucoup ignorent encore qu’une corrida, ce sont six bovins qui sont torturés à l’arme blanche durant vingt minutes, que les banderilles qui s’enfoncent un peu plus dans les chairs à chacun de leurs mouvements les font horriblement souffrir, avant d’être achevés, avec plus ou moins d’adresse.
•  www.anticorrida.com

Luce Lapin
18 février 2012
• www.charliehebdo.fr

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:49

Afin de poursuivre notre action contre l’inscription de la corrida au patrimoine culturel français, afin de renforcer la pression sur les candidats aux différentes élections de 2012, nous vous proposons de participer à une grande manifestation unitaire à Paris. N’oublions pas que le collectif « Non à la honte française ! » représente plus de 500 000 électeurs. Ne votons que pour des candidats abolitionnistes ! 

affiche

Samedi 11 février 2012 A 15 h à Paris devant l’Assemblée Nationale Le CRAC Europe et les 177 organisations du collectif NON A LA HONTE FRANCAISE ! vous invitent à participer à une grande manifestation nationale. Nous serons alors à quelques semaines de l’élection présidentielle et à 3 mois des élections législatives. Nous souhaitons rappeler à nos gouvernants que le peuple est souverain, et que ce peuple s’est prononcé à plus de 80 % contre les spectacles de torture que sont les « corridas » ! Alors que cette pratique barbare recule partout dans le monde (Equateur, Mexique, et jusque dans son "berceau" l’Espagne avec la Catalogne qui l’a dernièrement abolie), nos responsables politiques déshonorent le peuple, en la déclarant cette année comme faisant partie du patrimoine immatériel français, et en refusant qu’un débat ait lieu à l’Assemblée Nationale suite aux propositions de loi de deux députées (droite et gauche) en vue d’abroger l’ignoble dérogation de 1951 qui tolère la corrida. Pire, ils font le silence suite aux événements de Rodilhan (le 8 octobre 2011), alors que 95 militants abolitionnistes pacifiques ont été lynchés, une jeune fille mise le torse nu et victime d’attouchements par les adeptes de ces « spectacles de tortures » (plus de 60 plaintes sont déposées à ce jour). Les noms des députés abolitionnistes et de ceux qui soutiennent et cautionnent ces tortures seront très bientôt en ligne, sur les réseaux sociaux, et seront diffusées au plus grand nombre. Les députés sollicités à plusieurs reprises qui ne se seront pas prononcés sur le sujet verront également leur nom apparaître dans la liste des complices et soutiens à cette pratique barbare. Nous appellerons celles et ceux qui sont du bon côté de l’Humanité, à voter pour les femmes et les hommes courageux qui se seront engagés à en finir avec cette ignominie, cette indignité. Alors soyons nombreux le 11 février prochain à 15 heures devant l’Assemblée nationale ! ABOLITION !!!

http://www.patrimoine-corrida.fr/

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 11:16

 

 

 

Monsieur Grenet, maire de Bayonne,


Dans "Sud-Ouest" du 27 janvier 2012, http://www.sudouest.fr/2012/01/26/cure-d-amaigrissement-pour-la-saison-taurine-615825-642.php

vous écrivez que " (...) cette édition ne comptera que 4 corridas à pied, contre 7 en 2011 et 6 lors de la précédente temporada. Soit près de la moitié du programme amputé d'une année sur l'autre. Excellente nouvelle !

Vous annoncez un douloureux" record l'an passé : 400 000 € de déficit ! ( c'est quand même moins douloureux que les piques, les banderilles, les épées, et autres instruments de torture que, par procuration, vous plantez sans état d'âme dans le corps des taureaux, êtres sensibles à la souffrance ! ) "que" 4 corridas ... c'est triste pour les futures victimes prédestinées aux supplices, c'est une bonne nouvelle pour les taureaux qui seront "graciés" par la force des choses : l'arène de Bayonne bat de l'aile, le maire de Bayonne bat le pavé en fouillant ses poches vides et trouées ! Encore une très bonne nouvelle!

Dame Oclès a fait du bon travail : son épée vous est tombée droit sur la tête ! C'est la meilleure nouvelle. Le marasme est global et durable, dans un air du temps de moins en moins favorable à la tauromachie ! J'espère que vous avez raison ! Monsieur le maire, la grande teuf dans les arènes de Bayonne ... c'est terminé, l'Eldorado est à sec. Vous espérez que les matadors baisseront leurs cachets ? Je pense qu'Ils baisseront plutôt leurs collants que le prix du sang des taureaux innocents ! Agréez mes salutations déficitaires .

 

Irène Noël, professeur retraitée

CH - Clarens / Montreux Déléguée du CRAC Europe pour la Suisse

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:29
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Hier soir à Anglet,  avait lieu cette conférence, organisée par l' Université du temps libre  dans une salle de cinéma louée pour l'occasion. On peut imaginer que l'UTLA  a invité le Docteur Gouffrant pour faire plaisir à quelques-uns de ses membres--- qui ont du temps libre. Le cinéma, la direction, les employés, n'y sont pour rien. Précision de taille! 

  Mardi 24 janvier 2012 à 17h00 MONCINE Anglet

«Les rites populaires taurins »

Par Mr Jean-Michel Gouffrant, chirurgien.

 

DSCF4878 (Copier)Les photos sont de Jean-Louis Piquet, "Le berger des images".

  

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:00

En 2012, cela doit cesser!

 

 

 

 

 

 

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Le titre du "post" est une citation d'Henry Miller.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 11:29

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Jean Grenet  avec, à sa gauche, Olivier Baratchart, directeur des arènes .

Photo Jean-Daniel Chopin.  Journal Sud-Ouest.

 

Par l'association Bayonne irréprochable

asbair@orange.fr

Institution oligarchique dirigée essentiellement contre l’exercice citoyen, la Mairie de Bayonne est aux mains d’un notable férocement exclusif qui se veut seul puissant et verrouille arbitrairement la possibilité, pour toute association non nourrie dans le sérail, d’obtenir un local municipal ou une aide financière. En définitive, la notion d’équité de Jean Grenet est exactement opposée à la nôtre et c’est trop peu dire qu’elle n’a pour lui nulle valeur d’absolu car, dans son esprit, elle s’identifie étroitement à la notion de privilège.

 

Billet de réaction 21 novembre 2011

La fiesta brava en solde Que se cache-t-il derrière cet aréopage ès-bovidés tenant un conciliabule pompeusement auto-proclamé “assises de la tauromachie en France” (1) et que l’une des protagonistes, dans un excès de postérité, n’hésite pas à qualifier “de rencontre historique” ? Et voilà qu’à la pause médiatique de cette cérémonie, Jean Grenet nous explique que les 200 000 euros de déficit de la saison taurine 2011 tiennent principalement à la conjoncture économique actuelle. C’est à mourir de rire. En fait, chacun sait que la baisse de fréquentation récurrente des arènes de Lachepaillet doit évidemment moins aux déboires de l’économie mondiale qu’au désintérêt croissant de la population pour la corrida. D’ailleurs, le mouvement général de désertion des places taurines est bien antérieur au début de la crise et continuera après elle, irréversiblement. N’en déplaise à notre maire: l’animalicide artistique ne fait plus recette; c’est le moins qu’on puisse dire. Mais il s’agit surtout pour cette brochette d’édiles de première catégorie, sous couvert d’économie, de donner le change à une opinion majoritairement indifférente aux spectacles taurins, et qui en tolère de moins en moins les incidences pour les finances communales. Et la démarche de Jean Grenet n’est pas tant de remédier au déficit chronique de la temporada que de continuer à faire payer son aficionada avec l’argent des autres, sous des apparences moins dispendieuses. Seul l’intérêt général justifie un engagement aussi important d’argent public d’une ville. Or, l’intérêt général de ces manifestations n’a jamais été démontré par la municipalité, loin s’en faut. Alors, est-il bien légitime de continuer à financer à perte sur le dos du contribuable, une forme de divertissement qui ne divertit plus grand monde, ou ne vaudrait-il pas mieux céder la place à des prestataires privés? On comprend mal pourquoi une question aussi coûteuse pour notre commune n’a jamais été à l’ordre du jour du conseil municipal. Et l’on s’étonne aussi que madame Bisauta, chantre de la participation des concitoyens, ne les consulte justement pas sur le sujet (à vrai dire, ça n’étonne personne). Cela aurait pourtant le mérite de nous faire savoir si la majorité des Bayonnais souhaite continuer à régler l’addition des fastes tauromachiques d’une minorité d’entre eux. En attendant, avant d’exiger des autres de baisser leurs cachets, que le mundillo municipal commence par payer ses entrées; il n’y a pas de petites économies. Salutations citoyennes,

 

L’équipe de Bayonne irréprochable.

 

(1) Journal Sud-ouest du 18/11/11

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:42

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NOTE DE SYNTHESE – Extrait portant sur la dette de Bayonne

SEANCE DU CONSEIL MUNICIPAL

JEUDI 20 OCTOBRE 2011

Délibération n°18. Gestion de la dette – Opération de couverture de prêts à taux variable.

La variation des taux d’intérêt et ses conséquences sur les frais financiers incitent à

étudier la mise en place d’instruments de couverture du risque d’une forte remontée des taux variables.

(+* précisions Eliane Pibouleau-Blain)

Au 7 octobre 2011, l’encours de la dette de la Ville (tous budgets confondus) est composé

de quarante-six contrats totalisant 76 M€. Sa répartition par type de taux est la suivante :

Part de l’encours et Taux moyen

-Fixe 47 765 429 € 63% et 3,92%

-Fixe à phase 1 858 320 € 2% et 3,66%

-Variable 16 048 255 € 21% et 2,05%

-Livret A 8 098 352 € 11% et 2,56%

-Barrière avec multiplicateur 2 237 928 € 3% et 4,29% (*DEXIA)

                                    Total dette 76 008 283 € - 100% - 3,39%

(*Dont 20 144 503 € à taux variables ! soit 26% de l’encours total de la dette)

Au vu des taux d’intérêt élevés payés par certaines collectivités locales pour des emprunts dits structurés, une charte de bonne conduite a été conclue en décembre 2009, au niveau national, entre les associations d’élus et les établissements financiers (dite « charte Gissler »).

A cette occasion, une typologie des emprunts selon leur niveau de risque a été définie et s’impose désormais comme un référentiel unique. Dans cette classification, le niveau « 1A » correspond au type d’emprunt le moins risqué, tandis que le niveau « 5F » correspond au risque le plus fort.

La répartition de la dette de la Ville selon cette charte est la suivante :

Capital restant dû / Nombre de contrats Part de l’encours / Classification des risques « Gissler »

73 770 355 € 45 97 % 1A

2 237 928 € 1 3 % 1D (DEXIA*)

La répartition par type de taux et selon la typologie de risques « Gissler » permet de constater que la dette de la Ville est largement sécurisée à ce jour. Pour autant, une forte augmentation des taux variables est toujours possible et il apparaît souhaitable de se prémunir contre cette éventualité. Il est donc proposé de recourir à des instruments de couverture (*sorte d’assurance) qui permettent de modifier, figer ou garantir un taux, en contrepartie du versement d’une prime. Cette prime peut être payée en une seule fois à la signature du contrat ou lissée dans le temps sous la forme d’une majoration de la marge initiale du prêt.

Ce type d’opération nécessite une délégation d’attribution spécifique à Monsieur le Maire, qui dispose par ailleurs d’une délégation pour la réalisation des emprunts prévus au budget ainsi que pour le renouvellement de la ligne de crédit de trésorerie.

Ainsi, dans le souci d'optimiser la gestion de la dette et plus particulièrement d’éviter un surcoût de frais financiers en cas de forte hausse des taux variables, il convient d’autoriser Monsieur le Maire à réaliser des opérations de couverture des risques de taux, qui pourront être :

• des contrats d'échange de taux d'intérêt (SWAP),

• et/ou des contrats de garantie de taux plafond (CAP),

• et/ou des contrats de garantie de taux plancher (FLOOR),

• et/ou des contrats de garantie de taux plafond et de taux plancher (COLLAR).

Ces contrats ont pour objet de réaliser des échanges de taux d’intérêt ou des garanties de

taux, dont les résultats dépendent des variations futures des taux de référence.

Ils sont complètement dissociés de l’opération de prêt initiale et n’apportent donc pas de ressources budgétaires d’investissement. Ils peuvent être contractés avec une autre banque que celle ayant réalisé le prêt initial et porter sur des durées et/ou un montant différent(s) de ceux de la dette couverte. Ils n’affectent que la section de fonctionnement sous forme d’intérêts à verser ou d’intérêts à recevoir.

La présente autorisation vise l’ensemble des contrats de prêts à taux variables du stock actuel de la dette, ainsi que les emprunts nouveaux ou de refinancement à contracter sur l'exercice. Sont plus particulièrement concernés, en raison de leur montant élevé et leur

durée résiduelle significative, les deux contrats suivants :

- contrat n° 99447 : capital restant dû de 3,9 M€ d’une durée résiduelle de 12 ans

et 5 mois ; indexation actuelle : Euribor 3 mois + marge de 1 % ;

- contrat n° 99450 : capital restant dû de 3,8 M€ d’une durée résiduelle de 18 ans ;

indexation actuelle : Euribor 3 mois + marge de 0,55 %.

En toute hypothèse, les opérations de couverture sont toujours adossées aux emprunts constitutifs de la dette et le montant de l'encours de la dette sur lequel portent les opérations de couverture ne peut excéder l'encours global de la dette de la Ville. De même, la durée des contrats de couverture ne pourra pas être supérieure à la durée d’amortissement résiduelle des emprunts auxquels les opérations sont adossées.

Les index de référence de ces contrats de couverture pourront être le T4M, le TAM, l'EONIA, le TMO, le TME, le TAG ou l'EURIBOR.

Pour l'exécution de ces opérations, il sera procédé à la mise en concurrence d'au moins trois établissements spécialisés. Des primes ou commissions pourront être versées aux intermédiaires financiers pour un montant maximum de :

- 7 % de l'encours visé par l'opération pour les primes, (*max 1 410 115€ !!!)

- 1 % du montant de l'opération envisagée pour les commissions, pendant toute la durée de celle-ci. (* +? selon durée de remboursement de chaque emprunt)

Il est donc demandé au conseil municipal :

- d’approuver le principe du recours à des instruments de couverture du risque de

taux ;

- de déléguer à Monsieur le Maire, en application de l’article L 2122-22 du code

général des collectivités territoriales, le pouvoir de négocier et conclure avec des

établissements financiers les contrats correspondants et à procéder à toutes les

opérations subséquentes, dans les conditions précisées ci-dessus.

 


Sur cette vidéo, à 1 mn 28,  on parle de corrida à Bayonne.

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_LOCALES_EUSKAL_HERRI_PAYS

_BASQUE


Délibération n° 18 : la dette de Bayonne –

intervention Eliane Pibouleau-Blain

Cette délibération est pour moi extrêmement révélatrice des conceptions qui vous animent en matière de finances publiques.

Au-delà de votre présentation techniciste, elle trouve sa place ce soir en raison de l’urgence liée à la 2ème crise de DEXIA, crise qui conduit, après un 1er sauvetage en 2008, à sa faillite, et en pleine tourmente généralisée du secteur bancaire.

J’aurais certes préféré qu’il soit question d’un débat de fond, amenant notre Conseil à  réfléchir sur le bien-fondé, pour une collectivité, à s’adonner à la spéculation boursière lorsqu’elle emprunte.

Exit la philosophie de la chose pour vous !

En somme, pas question pour vous de remettre en cause la spéculation financière, il s’agit seulement de se garantir contre les catastrophes que la conjoncture annonce …. A ce jour, tout va bien, demain est un autre jour !

Il est bien temps en effet de se mobiliser : mais aurions-nous eu une discussion sur la moralité de ces emprunts à taux variables, voire sur celle des produits structurés, si vous n’y étiez pas obligé par cette délibération?

De quelque façon que vous présentiez ces contrats de couverture des risques, il en résultera un surcoût financier difficilement appréciable au regard des éléments fournis dans cette délibération. Retenons tout de même que 7% de l’encours constitue une menace sérieuse pou le budget de la Ville ; honorer nos dettes signifie-t-il pour les bayonnais un sérieux serrage de ceinture sur les services, et l’augmentation à venir des taxes ?

Vous vous efforcez pourtant de présenter un tableau rassurant.

Un seul emprunt structuré qui coûterait, selon les médias, 300 000 € à la Ville pour être transformé, la valeur du risque donc à racheter, une bagatelle sans doute. (Rappelons que ce prêt a été contracté juste avant les dernières élections municipales auprès de DEXIA. )

En commission municipale, vous nous avez dit avoir environ 30% de prêts à taux variable : personnellement, il ne me semble pas que cela témoigne d’une gestion en bon père de famille.

Ne pensez-vous pas, Mr le Maire, que cette délibération hyper-techniciste dissimule une vraie inquiétude – voire une panique ?- quant à l’avenir financier de la Ville ? Car si le risque est selon vous si peu réel, pourquoi acheter une couverture de risque pour les taux variables ?

Donc, disons-le clairement aux bayonnais : ça va mal et il n’est pas certain que ceux-ci vous suivent s’il s’agit de leur faire payer par moins d’éducation, moins de santé, moins de services sociaux, plus de taxes diverses, les erreurs commises par d’autres, nos dirigeants actuels.

En effet, on ne peut lire dans votre présentation la moindre critique d’un système libéral en faillite, que tente encore de sauver la présidence Sarkosy au G20 ; un système en faillite généré aussi par l’Europe du libéralisme financier. Il est totalement immoral de faire aujourd’hui payer par les collectivités les errements de nos dirigeants et l’incompétence des banques prises de folie spéculative, telle DEXIA en seulement 12 ans d’existence, et j’approuve les délibérations des Collectivités qui refusent de payer ces dérives plutôt que d’imposer l’austérité aux citoyens qui souffrent déjà de la crise et n’en sont en rien responsables.

Mr le Maire, mes chers collègues, reconnaissons cette faillite d’un système et refusons de continuer à le cautionner. L’urgence est aujourd’hui à un audit citoyen de la dette publique, tant au niveau de l’Etat qu’à celui de la Ville de Bayonne :

Ainsi, à Bayonne :

toutes les dépenses qui génèrent des emprunts sont-elles justifiées ?

quelles sont les couches de la population les plus impactées par la dette du fait de restrictions de moyens, de services ?

Y  a-t-il des gaspillages, l’argent public municipal collecté ou emprunté va-t-il vraiment à l’intérêt général à Bayonne ?

Si la Ville s’endette, a-t-on évalué la part due au désengagement financier de l’Etat, et protestons-nous suffisamment à Paris ?

    ( Vous êtes député, Mr. Le Maire.)

Une part de la dette est-elle légitime, au regard de cadeaux accordés par subventions ou aides diverses, au regard de dépenses étrangères aux vrais besoins de la population de cette ville ?

Voilà des questions que votre délibération ne pose pas et qui intéresseraient pourtant les bayonnais.

En l’absence de votre volonté d’en débattre, eu égard à cette délibération qui minimise les responsabilités, les risques et évacue la nécessité d’un débat sur la dette à Bayonne, je ne peux me sentir totalement solidaire de ce type de délégation.

Vote en abstention

Vote pour, autres conseillers municipaux

 


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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 17:08

Dans le journal ZUBIAK octobre 2010.

 

Zubiak.jpg

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 19:58

http://www.eitb.com/multimedia/images/2011/10/23/558214/558214_arenes_foto610x342.jpg

 

 

Les villes taurines planchent sur le "comment", pas sur le "pourquoi" 23/10/2011

Cette tradition qui a la peau aussi dure qu'un dos de taureau a nourri bien des efforts à Bayonne ce samedi pour "sauver la corrida de la crise". N'y a-t-il pas d'autres urgences ? A voir.

 La baisse de fréquentation inquiète les villes taurines. Des Assises de la Tauromachie, une Charte, et au final, "une date historique" pour les corridas : à Bayonne, sept municipalités désireuses de maintenir cette pratique dite culturelle dans leurs arènes ont mis en scène un plaidoyer pro-tauromachie qui permette de "trouver des solutions pour pérenniser un secteur en crise". Ce "spectacle populaire" aurait ainsi trouvé une adéquation entre les frais engagés et la baisse de fréquentation qui n'épargne ni la capitale labourdine, ni Dax, Mont-de-Marsan, Vic-Fezensac, Nîmes ou Béziers. Ce n'est pas de la Grèce que l'on parle, ou du devenir de Festivals de Théâtre comme les Translatines, et pourtant, comme l'a indiqué dans son allocution de bienvenue le député-Maire de Bayonne Jean Grenet, il s'agit de "pérenniser cette activité dans un contexte de crise économique mondiale". Soit. Le "comment" passe dès lors par du lobbying auprès du gouvernement français pour que soit appliquée une TVA réduite "au même titre que les spectacles vivants" (ne serait-ce que quelques minutes, dans le cas présent, avant que la carcasse de la bête ne soit transformée en daube très prisée). Un groupe de travail qui planchera sur les honoraires des plus riches, mais également sur la revalorisation des plus faibles cachets. Histoire de rendre plus "attractifs" par exemple des tarifs échelonnés actuellement de 40 à 100 euros la place. Le FMI n'a pas été sollicité, et c'est une bonne chose (d'autres chats à fouetter).

Reste que, même avec une formule de style bien douteuse de la Maire de Mont-de-Marsan ("il faut stopper l'hémorragie"), toutes ces figures tauromachiques ne semblent pas en mesure de régler le problème du "pourquoi faudrait-il sauver la tauromachie". "La Corrida est bien un patrimoine majeur de la Culture humaine", a récemment affirmé la France, en la classant auprès de l'Unesco, mais sans jurer ses grands dieux qu'elle parviendra à préserver l'ensemble de ses "patrimoines majeurs". Aussi résistant qu'une tache de sang sur une veste de torero, le fait est que l'argent public, collecté au travers des impôts, continue de subventionner une activité considérée par beaucoup comme moralement répréhensible, la laissant plus désarmée qu'un toréro sans muleta face aux critiques sur son déficit financier récurrent, surtout "dans un contexte de crise économique mondiale". La cruauté animale est donc réhaussée par une interrogation citoyenne légitime, au-delà même des freins posés sur la terre-mère espagnole (arrêt des retransmissions par la télévision nationale espagnole depuis octobre 2008, ou vote, le 28 juillet 2010, de l'interdiction pure et simple de la corrida en Catalogne).

Au titre des "traditions à préserver", sans doute faudrait-il repenser certaines argumentations, et penser à organiser des Assises de la Culture, voire du Sport, de la Pauvreté, pour demander aux contribuables vers où iraient alors leurs préférences. Car les "traditions" n'ont pas plus que les autres la possibilité de rester éternelles. Dans ce contexte, il est un peu ridicule de répéter que la corrida participe d'une certaine "identité" des peuples (comme les combats de chiens dans l'Angleterre au 18ème siècle ?), d'une fonction sociale (comme les associations en charge des mal-logés ou des mal-nourris ?), et que ses opposants n'opèreraient que dans la seule logique de confrontation aux gouvernants (comme les Indignés ?).

 

http://www.eitb.com/fr/infos/societe/detail/762246/les-villes-taurines-planchent-comment-pas-pourquoi/

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 12:09

J'ai toujours refusé d'y croire et pourtant, c'est vrai, les aficionados sont d'authentiques artistes et des hyper sensibles! Je reconnais mon erreur.

 

 


Chers amis de combat,
  
suite à notre action de samedi dernier dans les arènes de Rodilhan, les barbares se sont clairement dévoilés. Vous trouverez ci-dessous un échantillon, sans doute très incomplet, des articles de presse et des vidéos sur le sujet. Le plus souvent, un article papier, plus complet est sorti en même temps que l'article éléctronique. Si vous pouvez vous en procurer un exemplaire, merci de l'envoyer à l'adresse du CRAC Europe pour que nous puissions faire la synthèse. CRAC Europe, BP 10244, 30105 Alès Cedex.
  
Parmi les très nombreux articles qui ne sont pas forcément en lien ci-dessous, vous pouvez en retrouver un certain nombre en ligne sur notre site :

Le Midi Libre qui a l'habitude de présenter des pleines pages sur la corrida, a fait depuis lundi un formidable travail d'investigation, pointant la barbarie des aficionados et la passivité hautement coupable des élus. En bas de mail, vous trouverez un message de Jean-Paul Richier appelant à féliciter le Midi-Libre pour son travail très honnête sur le sujet. Merci de le faire car le Midi-Libre subit certainement de fortes pressions. Un journaliste aficionado de France 3 Pays Gardois, Daniel Moine, qui m'a interviewvé hier matin a commis un reportage particulièrement lamentable. J'espère que la diffusion n'a pas dépassé les frontière du Gard, terre de barbarie! En fin de reportage, M. Moine nous dit qu'il y a des choses plus importantes comme s'occuper des gens qui meurent de faim dans la corne de l'Afrique. M. Moine utilise son métier pour faire passer un message absolument honteux, digne d'un aficionado. IL est d'ailleurs furieux contre Midi Libre!

Un immense merci à tous les partenaires de cette action! Les blessures sont nombreuses, les ITT aussi. Bon courage à toutes et à tous et bon rétablissement. Les plaintes sont très nombreuses pour vols, agression sexuelle, violence en réunion, coups et blessures, non assistance à personne en danger. Cette affaire va se déplacer très rapidement sur le champ politique. Les élus barbares doivent perdre leur mandat. Pensez, s'il vous plaît à envoyer les vidéos aux différents députés afin qu'ils signent la proposition de loi pour l'abolition. Le procureur de la république de Nîmes n'a pas attendu de recevoir nos plaintes pour ouvrir une enquête ce qui est une excellente chose. De son côté, le maire de Rodilhan a porté plainte contre le CRAC pour "entrave à un spectacle, utilisation de fumigènes, refus d'obtempérer". Ce même maire qui faisait partie des barbares qui nous agressaient, nous avons les preuves par l'image! Tout cela va aller très loin!

En ce qui concerne les médias, vous devriez pouvoir entendre en fin de journée une intervention de Jean-Marc Montegnies, directeur de l'association "Animaux en Péril", et de moi-même sur l'antenne de France-Info. A suivre donc! Des contacts avec des chaînes de télévision nationale devraient également aboutir.

 

APPEL AUX DONS!

Enfin, l'ensemble de cette action a généré et va générer des frais importants (déplacements des militants, achat du matériel pour s'enchaîner, frais d'avocat à venir). Le CRAC Europe qui centralise l'ensemble des plaintes lance une souscription nationale pour soutenir la suite de l'action. Une ligne budgétaire indépendante est ouverte sur le compte du CRAC Europe et vos dons seront traités à part pour cette action, en toute transparence. N'oubliez pas que 66% de vos dons sont déductibles des impôts. Vous pouvez nous envoyer un chèque à la BP du CRAC Europe, effectuer un virement bancaire classique ou passer par paypal via notre site (info en page d'accueil : www.anticorrida.com ). Un grand merci par avance pour votre générosité! Les taureaux ont besoin de nous!

Les équipes organisatrices de l'action, Droits des Animaux, Animaux en Péril et le CRAC Europe dédient cette action aux six veaux torturés à mort samedi dernier en terre barbare.

Bien à vous

Jean-Pierre Garrigues, vice-président du CRAC Europe

Merci à toutes et à tous pour la récolte des information!

 

http://www.charliehebdo.fr/images/puce/1008-puce-Cath.jpgUn dessin de Catherine pour "La puce de la semaine". http://www.charliehebdo.fr/corrida 

 

 

http://www.anticorrida.com/rodilan-8-octobre-2011/#rodilan-8-octobre-2011/publications-des-medias

http://www.midilibre.fr/2011/10/14/graines-de-toreros-les-elus-reagissent,402312.php

http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40366

 

http://www.respectons.org/a-la-une/

http://franchecomte.eelv.fr/2011/10/13/corrida-soutien-aux-militantes-frappees-a-rodilhan/

 

un député belge demande des comptes à Sarkozy :

 

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10150362872330854&set=a.289740020853.150279.225318740853&type=1&theater

 

- Un article dans un journal belge sur ce député :

 

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2023281352195&set=a.1519165629617.2063974.1548826168&type=1&theater

 

 

http://www.dhnet.be/infos/monde/article/371841/une-femme-qu-on-humilie.html

 

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Gard-Une-manifestation-anti-corrida-vire-a-l-affrontement-342407/

http://www.midilibre.fr/2011/10/12/gard-les-anticorrida-molestes-a-rodilhan-une-enquete-ouverte,401425.php#xtor=EPR-2-

http://www.charliehebdo.fr/corrida.html

http://www.bienpublic.com/actualite/2011/10/13/trois-dijonnais-malmenes-lors-d-une-manifestation-anti-corrida?&source=lettre

 

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2980_action_anti-corrida_violence.php

 

http://franche-comte.france3.fr/info/rodilhan-30--des-franc-comtoises-molestees-70792680.html

 

http://www.estrepublicain.fr/loisirs/2011/10/12/militants-anti-corrida-lynches

 http://www.negotiationisover.net/2011/10/09/coordinated-strategic-disruption-at-a-bullfight/

- Communiqué de la SPA :

 

http://www.spa.asso.fr/uploads/Document/3a/WEB_CHEMIN_88057_1318511825.pdf

 

- Un article de PETA :

 

http://blog.peta.org.uk/2011/10/95-french-demonstrators-beaten-kicked-punched-and-sprayed-with-water/

 

- "le Bien Public", Côte d'Or :

 

http://www.bienpublic.com/actualite/2011/10/13/trois-dijonnais-malmenes-lors-d-une-manifestation-anti-corrida



http://www.tvanimalista.com/2011/10/10/violencia-taurina-a-franca/



http://bellaciao.org/fr/spip.php?article121164



http://paris.indymedia.org/spip.php?article8720

 

Et en Allemagne :
http://www.sos-galgos.net/2011-10-10/frankreich-brot-und-spiele-schulen-der-folter-schulen-der-gewalt.html

 

http://www.sudpresse.be/actualite/societe/2011-10-10/des-militants-d-animaux-en-peril-roues-de-coups-dans-une-arene-du-sud-de-la-france-909033.shtml

 

- Sur BFM TV

 

http://temoins.bfmtv.com/fr/photos/info/2011-10-08/24635/action-anti-corrida-a-nimes.html

 

- Sur TV animalista :

 

http://www.tvanimalista.com/2011/10/10/violencia-taurina-a-franca/

 

 

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_des-images-impressionnantes-d-une-manifestation-anti-corrida-qui-degenere?id=6890183

 

http://languedoc-roussillon.france3.fr/info/mano-a-mano-muscle-dans-les-arenes-de-rodilhan-70729541.html

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RmOJJa_6n2I

 

http://www.rtl.be/info/monde/france/829081/des-militants-anti-corrida-frappes-dans-l-arene-de-rodilhan-video

 

http://www.lepost.fr/article/2011/10/09/2609631_journaliste-pris-a-partie-pendant-une-manifestation-pacifique-anti-corrida.html

 

http://www.20minutes.fr/ledirect/804384/pres-nimes-action-anti-corrida-degenere-video

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/202018;a-rodilhan-les-pro-corrida-ont-montre-l-etendue-de-leur-violence.html

 

http://www.midilibre.fr/2011/10/11/quand-une-action-anti-corrida-degenere-dans-les-arenes-de-rodilhan,400850.php

 

http://www.rue89.com/2011/10/10/les-militants-anti-corrida-se-font-etriller-dans-les-arenes-225401

 

http://www.enquete-debat.fr/archives/rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11


 http://you.leparisien.fr/youx/2011/10/08/les-anti-corrida-tabasses-par-les-aficionados-10934.html

 

http://www.youtube.com/watch?v=X_dP8_73KPM&feature=youtu.be

 

http://www.dailymotion.com/video/xlk9jx_rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11_news

 

http://www.dailymotion.com/video/xlk9jx_rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11_news?start=9#from=embed

 

http://www.youtube.com/watch?v=SwUtLyYzdBY

 

http://www.negotiationisover.net/2011/10/09/coordinated-strategic-disruption-at-a-bullfight/

  

 

sans oublier Wikipédia qui sur sa page de Rodilhan  intègre la vidéo :

 

Les communes de Nîmes, Marguerittes, Manduel et Bouillargues sont limitrophes à la commune de Rodilhan. Ses habitants s'appellent Rodilhanais et Rodilhanaises.

 

Rodilhan est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

 

Vidéohttp://www.youtube.com/watch?v=X_dP8_73KPM == Histoire et Anecdotes == La commune de Rodilhan s'est créée à partir des parcelles de Bouillargues et de Nîmes (20 septembre 1961). Le 8 octobre 2011, les arènes ont été le lieu de violences envers les anti corridas venus exprimer leur opposition au spectacle. Les aficionados s'en sont alors pris aux manifestants, engendrant des blessures graves. http://www.youtube.com/watch?v=X_dP8_73KPM

 

Le 8 octobre 2011, la commune de Rodilhan s'est illustrée par un démonstration d'une rare violence envers des manifestants pacifiques venus demander la fin des corridas. Les élus locaux, présents n'ont pas hésités à laisser faire et encourager ce déchainement de violence à l'encontre d'hommes et femmes. La violence allant même jusqu'à arracher les vêtements des femmes immobilisées au sol. La dignité avec laquelle les manifestants ont subit les coups sans les rendre font de cette journée un évènement clé vers l'abolition de la corrida.

 

vidéo sur les évènements du 8 Octobre 2011 dans les arènes de Rodilhan

 

 

 

 

Et un message de Jean-Paul Richier :

Bonjour,

 

Le quotidien régional Le Midi Libre, qui pourtant rend traditionnellement compte des corridas et des férias de la région, peut aussi faire montre d'une salutaire indépendance.

 

Ainsi, Le Midi Libre rend compte sur son site des violences subies par les protestataires, lors du sit-in pacifique aux arènes de Rodhilhan le 8 octobre dernier, et met en ligne la vidéo où sont enregistrées ces violences en annonçant « Les images parlent d'elles-même. Découvrez-les. ».

 

L'article suivant incite à envoyer un petit mot à ce quotidien, pour l'encourager dans cette voie malgré les pressions qu'il subit de la part du mundillo :

http://www.lepost.fr/article/2011/10/13/2612672_le-midi-libre-resiste-aux-pressions-du-monde-de-la-corrida-remercions-le.html

vidéo

 

Cordialement à tous

 

--

Jean-Paul Richier

 

====================

 

 

 

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