Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
Par Jeno l'écolo
Une contribution de Daniel Labeyrie
Cher Pierre, ami Pierre, tu nous as flanqué un sacré coup dans l’estomac, en ce presque ultime jour de l’année : t’éclipser en catimini, comme ça, sans crier gare !
Tu aurais pu prendre ton temps, pour laisser venir, bien plus tard, le sabre de la camarde qui n’a de cesse d’emporter les meilleurs d’entre nous.
Comme le dit ton pote Floréal Melgar, notre peine est immense, assurément immense et côté cœur, ça ne vaut guère mieux.
« Cette voix du silence, ce grand silence qui nous pend au nez, la voix du néant qui nous pend au nez » chantais-tu dans ton ultime opus…
Il nous reste un vilain chagrin, un ciel bas qui obscurcit nos frêles espérances de boomers sur le retour.
La voilà rangée, ta guitare aux notes légères, profondes, inimitables : l’étui est fermé pour l’éternité mais tes chansons nous enchantent depuis des lustres, bouquets délicats, ciselés par des doigts d’orfèvre. Savourons ces pépites qui jalonnent ton chemin chansonnier, loin des fioritures et des paillettes dérisoires qui encombrent nos yeux et nos oreilles.
Peut-être, seras-tu « changé en vieux platane » ? Pourquoi pas ! Nous aurions aimé que tu ailles bien au-delà de tes septante et quelques piges, toi, toujours d’une discrétion légendaire mais « La vie c’est long, c’est triste » : ça, nous le savons tous, car « Tout se brise… »
Aujourd’hui la joie se fait la paire, ce qu’on veut, c’est « Voir les grands arbres de Corot… Voir la lune dans les rideaux… La nuit écouter les hiboux… ».
A Villeurbanne, la rue Paul Verlaine est dans la peine… Pierre… Pierre…
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