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Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.

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L'ours, roi des animaux?

Ci-dessous, la superbe contribution de Françoise Chambier, depuis ses montagnes jurassiennes.
Et ce n'est qu'un début------

 L'OURS, roi des animaux ?


L'ours était, en Europe, le roi des animaux. L'Eglise l'a diabolisé et puis dompté. Dans un livre passionnant, Michel Pastoureau raconte l'histoire de cette désacralisation.

Cette lecture m'a donné l'envie de partir sur les traces laissées dans les monuments religieux (et ailleurs, mais ce sera un autre courrier) :

Mon préféré : dans la crypte de la cathédrale de Bourges, on peut admirer l'ours présent au pied du gisant de Jean de Berry. Le duc est représenté en tenue d'apparat, ceint de la couronne ducale, un ours enchaîné de fleurs de lys à ses pieds (sculpté vers 1504).
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Au détour d'un chapiteau de l'église de Collonges-la-Rouge (Corrèze), un montreur et son ours, déjà bien asservi.

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Dans le Jura, à Saint-Claude, la visite des superbes stalles de la cathédrale Saint Pierre, permet d'observer un ours, et la tête d'un ours émergeant de feuilles, (vers1450).

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Dans l'église de Saint-Aventin , près de Luchon, un panneau montre l'ours venu demander à l'ermite de lui retirer l'épine plantée dans la patte.

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L'ours de Mauriac, (Cantal), se livre à une activité qui montre une autre occasion de dévaloriser l'image de l'ours, symbole de lubricité ici, de gourmandise ou de paresse ailleurs !

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Etrange, cet ours à l'extérieur de l'église Saint-Alban à Elven (Morbihan)? Appuyé sur un bâton, il tient compagnie à un moine et à un chien.

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L'ours n'est pas rare dans les églises, il nous reste encore beaucoup d'autres bâtiments à explorer et d'ours à… chasser !

 

Pour se régaler :

Michel Pastoureau  : L'ours, histoire d'un roi déchu (Seuil)

Jean-Dominique Lajoux : L'homme et l'Ours (Glénat)

 

 

 

 
         

 

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S
J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter. <br /> Cordialement
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F
Reserve retenue : heureusement, les deux fois où j'ai pu entendre Michel Pastoureau présenter son livre, sur France-Inter dans "2000 ans d'histoire" et sur France-Culture, l'auteur est resté dans son rôle d'historien. A noter les superbes illustrations de son livre...<br /> Un autre ouvrage excellent : "L'homme et l'ours" de Dominique Lajoux, chez Glénat. Malheureusement épuisé, il "plaide sans ambiguité pour l'ours. C'est la place de l'ours dans la longue marche des sociétés humaines qui milite d'elle-même pour laisser cet animal en paix dans tous les pays où il a pratiquement disparu."<br /> La lecture et les images en sont un véritable bonheur...
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P
Très bonne idée de Françoise que je remercie de nous faire partager ses découvertes et... en effet, le bouquin de Pastoureau que je viens de finir est un vrai régal. <br /> Une réserve néanmoins, l'auteur, historien, n'est jamais aussi bon que lorsqu'il reste historien : ses jugements défaitistes et hâtifs qui se veulent prospectifs sur l'avenir de l'ours et les efforts qui sont faits pour le sauver sont pour le moins maladroits et risquent de jeter le discrédit sur le reste de son étude si l'on se met à imaginer que son jugement historique pourrait être tout autant inexact et incomplet, autant dire, léger. Il n'en n'est rien (du moins je l'espère!) mais si on commence à se poser la question c'est qu'il ya quelque chose qui cloche dans ce livre.<br /> Je prépare un petit article pour répondre à ce que je considère comme un (petit) dérapage dans cet ouvrage. Son livre reste néanmoins un vrai chef d'oeuvre et les pages historiques (et non celles qui se veulent "prospectives") sont un pur bonheur.
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J
Au fait : des amis ont eu la bonne idée de m'offrir un bon d'achat dans la meilleure librairie de Bayonne (Lurbeltz, tu vois laquelle). J'ai commandé, entre autres, le fameux livre de Michel Pastoureau, "Les cerfs volants" de Romain Gary, la biographie de Jean Giono par Pierre Citron ( et non, je ne l'avais pas encore lue!) ainsi que "Zouc par Zouc", des entretiens qu'elle a eus avec Hervé Guibert il y a bien longtemps mais qui ont été réédités en 2006.<br /> Voilà, vous savez tout de mon Père Noël à moi.
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J
Et, oh! Lurbeltz, je ne me fais pas la pasionaria de la religion catholique. Je dis seulement, concernant, la débauche écoeurante de bouffe et de cadeaux superfétatoires au moment de Noël, qu' il ne faut pas dire que c'est la faute de la religion acatholique. Nuance de taille!<br /> Avant la société de provocation et de gaspillage organisé, les petits enfants, cathos ou non, trouvaient dans leur chaussure une orange et pour les plus chanceux, un sucre d'orge. Ma grand-mère maternelle, ce jour là, avait le droit---- d'embrasser ses parents!<br /> Comme je te disais, ce n'est pas la faute du petit Jésus si le Père Noël est une ordure.<br /> Et pour l'avoir invité chez toi, ce Père Noël, tu es bien placé pour savoir que la montagne de cadeaux sous laquelle étouffent les enfants est la même qu'il y ait ou non une crêche dans la maison. Pire, sans doute.<br /> Car je connais, en particulier en Pays Basque, nombre de chrétiens qui savent raison garder et en ces moments là comme en d'autres, faire passer le matériel (que ce soit au nom de Jésus, du Père Noël ou d'Olentzero) bien après le spirituel. Ce n'est pas la majorité, je te l'accorde.<br /> En tous cas, ces "fêtes" (bof!!!!!!!!!!!!!) sont enfin terminées et maintenant on a la paix euh----------jusqu'aux fêtes de Bayonne.
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