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Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.

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"A vélo dans Paris, on va plus vite qu'en taxi" (air connu).


C'est ma tantinette un tantinet taquine qui m'avait envoyé cette carte postale, du temps où, sur mon vélo rouge "L'hirondelle", trois vitesses, pneus demi ballons et selle XXL ( merci le catalogue de Manufrance) , je sillonnais les chemins de montagne en Garazi et Baigorri à la recherche de  semence de maïs de pays, afin de sauver les différentes variétés. A l'époque, je ne ressemblais pas à la dame de la photo. Maintenant, si, mais j'ai donné mon "Hirondelle" pour cause de hernie discale L4--L5 et, la mort dans l'âme,  je me suis résignée à passer mon permis de conduire. Ah la la! Pas beau de vieillir! "Il est morne, il est taciturne, il préside aux choses du temps. Il porte un joli nom, Saturne, mais c'est un dieu bien inquiétant". (Georges Brassens. 1964)
Bon, à part ça, il m'arrive de temps à autres de me rappeler que j'ai vécu mes vingt premières années à Paris, dont une partie à suivre les manifs à vélo organisées par "Les Amis de la Terre" et matraquées par les CRS. C'est pourquoi je publie le texte ci-dessous:



Casseurs de pub sur la toile
http://www.casseursdepub.org/

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN :
Résistance à l'agression publicitaire, la Vélorution, Solidaires
Cyclocity, les Déboulonneurs, Relocaliser & Désinformatiser, Action
consommation, la Décroissance, Casseurs de pub, la Brigade activiste des
clowns

*Vélib' : opération blanchiment écologique*


A Paris, le 30 juin 2008 - « Nous ne sommes pas des loueurs de vélos.
Notre finalité est bien de vendre de la publicité et de gagner des parts
de marché ». (1) JCDecaux a érigé le vélo en argument de vente pour
séduire les municipalités désireuses de « verdir » leur image afin
d'envahir encore un peu plus notre espace quotidien de publicités...
Mais, un coup marketing médiatisé et financé par la publicité ne tient
pas lieu de politique de développement du vélo sur le long terme.
Devançant la « petite fête » organisée par la ville de Paris pour la
première année des vélib', nous organisons une action le 5 juillet
2008(2) pour alerter les Parisiens sur la face cachée de ces fameux
vélib' et surtout pour demander au maire de Paris de séparer le marché
des vélos du marché publicitaire afin que la mise à disposition de vélos
ne soit pas un outil de promotion au service des publicitaires mais soit
envisagée comme un véritable service public de transport accessible à
tous les Parisiens (même aux plus démunis qui n'ont pas les 150 euros de
caution requis pour utiliser un vélib').

Il n'est pas question de discuter l'utilité de ce service mais bien d'en
dénoncer le mode de gestion illustrant la démission des élus face au
pouvoir économique des afficheurs (et leur fututre dépendance !) et leur
manque de volonté de mise en place d'une réelle politique en faveur du
vélo. N'y a-t-il pas contradiction totale à financer un projet de
promotion de vélos par un secteur qui fait l'apologie de la voiture ? En
liant systématiquement publicité et vélo, les marchés publics excluent
les professionnels du vélo et des transports dont la publicité n'est
pas le cœur de métier. Ainsi, les acteurs locaux performants(3)
-associations, PME, acteurs de l'économie sociale et solidaire et de
l'insertion professionnelle- sont touchés de plein fouet, la création
d'emplois locaux, le développement de filières industrielles régionales
du vélo(4) sont menacés. C'est donc un modèle économique uniforme et
monopolistique qui s'installe.

Il existe un moyen simple de contrecarrer cette dérive commerciale :
formuler le marché public en séparant publicité et vélo. Certaines
collectivités, comme Orléans, ont fait le choix de déconnecter les deux
marchés. Cela relève de la responsabilité des collectivités d'autant
qu'aucune raison ne justifie cette collusion. La mairie de Paris
gagnerait davantage notamment en termes de transparence des coûts, de
souplesse de fonctionnement et de respect de la concurrence, à dissocier
les marchés. Si elle avait fait ce choix judicieux, l'extension du
vélib' à la banlieue parisienne ne serait pas aujourd'hui bloquée. En
effet, derrière le financement publicitaire, il y a le risque inhérent
pour la mairie de se retrouver roues et pédales liés par le marché
publicitaire.

Dernièrement, les publicitaires, mécontents du futur Règlement local de
publicité (RLP) Parisien, ont pointé la contradiction qu'il y avait à
financer les vélos par la publicité pour ensuite diminuer la place de
cette dernière dans l'espace public. Il est important de souligner que
le groupe de travail qui élaborait le RLP Parisien a été opportunément
mis en sommeil pendant dix huit mois, le temps de rendre les exigences
du RLP compatibles avec le contrat Vélib, sans débat... Alors que de
plus en plus de citoyens souhaitent une diminution de la pression
publicitaire(5), la contrepartie des vélib' s'est traduit à Paris par un
triplement de la surface publicitaire avec la généralisation du
défilement des panneaux. Systèmes déroulants et lumineux qui décuplent
leur impact sur les paysages, provoquant une gêne visuelle et mentale
conséquente pour les habitants et un gaspillage énergétique inacceptable(6).

Inacceptable aussi, les conditions de travail des salariés de la
Cyclocity, filiale du groupe JCDecaux gérant les vélos en libre
service. Les salariés dénoncent un non-respect du droit du travail
(licenciement abusif, etc.), des règles de sécurité (remorques sans
frein, ni feux de recul, etc.) et surtout des conditions de travail
déplorables (sac à dos de 25 kg de matériel à transporter sur des vélos,
etc.)(7). Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que 60% de ceux qui
ont été embauchés entre mai et juin 2007 aient quitté l'entreprise.

En outre, contrairement aux idées reçues, les vélib' ne sont pas
gratuits et encore moins payés par la publicité. Avec ce système, la
mairie abandonne une partie de la redevance qu'elle toucherait pour les
panneaux publicitaires. Dans d'autres villes, c'est la totalité de la
redevance avec l'argent de la location des vélos qui est abandonnée aux
publicitaires (Paris a de la chance d'être la vitrine de JCDecaux).
Mais, c'est surtout le consommateur qui, par le biais de ses achats,
paye le système des vélos en libre service. Or, au bout de dix ans
d'investissement financier, la ville ne sera même pas propriétaire de ce
service et on nous parle de bon gestionnaire...

Contact presse : Laure Nicolas : 01 43 28 39 21 ou 03 22 47 37 59
Pour plus d'informations : http://antipub.org/velo


A Trois Etots 

http://www.loisirs60.com/trois-etots/index.htm

 en 1960. La grande, c'est ma cousine, la petiote, c'est moi.Déjà les manifs à velo. Oui, je sais, y'avait pas foule----, mais y'avait pas de pub non plus.


(1) Dixit Jean Charles Decaux, « Les pays où nous avons mis Vélib tirent nos marges », La tribune, 17 mars 2008.

(2) Samedi 5 juillet 2008 à 16 heures, à la station vélib' de la place
Edmond Michelet à côté du centre Georges Pompidou (4e).
(3) cf. la Coopérative movimento exclu du marché à Toulouse.
(4) Projet vélo 18
(5) 78 % des Français jugent la publicité envahissante selon un sondage
IPSOS/Australie de novembre 2007
(6) Une station de publicyclettes, avec ce fameux panneau publicitaire
lumineux et déroulant, sa borne informatique consomme autant qu'une famille.
(7) Pour plus d'informations : http://antipub.org/velo

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M
Merci pour la photo, Trois-Etôts, les infos-vélo et tout et tout....bien sûr que je te tiendrai au courant! Je garde ton blog dans mes favoris, je lis, j'apprends, j'aime bien.
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J
Tu es plutôt sympa, comme garçon.<br /> J'avais peur que tu me chantes "Avec mon pt'it vélo', j'avais l'air" -----------
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D
En lisant ton article, me vient dans la tête une ancienne rengaine de Jean Boyer. Il y a dans cette chanson un couplet qui parle du vélo :<br /> <br /> Pour me rendre à mon bureau alors j'achète un vélo<br /> Un très joli tout nickelé avec une chaîne et deux clefs.<br /> Monté sur des pneus tous neufs je me gonflais comme un bœuf<br /> Dans ma fierté de bourgeois d'avoir un vélo à moi.<br /> J'en ai eu coup sur coup une douzaine<br /> On me les volait périodiquement.<br /> Comme chacun d'eux valait le prix d'une Citroën<br /> Je fus ruiné très rapidement.<br /> <br /> On peut trouver le texte complet avec ce lien :<br /> http://www.paroles.net/chanson/20387.1
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T
"La révolution passera par le vélo, camarade..." (Julos B.)
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J
Pourquoi crois-tu que j'ai tant de frais de râtelier?
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