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Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.

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Le petit homme agité et la grande ourse sereine.

Triste anniversaire en ce 9 Août 2008. Il y a un an exactement, mourait l'ourse Franska, victime de l'insondable connerie humaine (je n'écris pas "bêtise", ce serait un contresens absolu).  Voir: http://jenolekolo.over-blog.com/article-11724376.html


Plutôt que de m'attarder sur le souvenir de ces lourds moments, je préfère vous proposer la lecture de cet hommage que j'avais rédigé en Juin 2006 pour le "Journal du Pays Basque".

Franska, Ursus Arctos, Ourse Brun, lors de son arrivée dans les Pyrénées, le pays de son espèce, tout comme sa Slovénie natale.
Dors petite soeur de mon coeur. Ou bien, "Dors grand-mère", car un proverbe amérindien dit à l'Ours  "Sois remercié, grand-père, de revenir parmi nous".
Quoiqu'il en soit, belle Franska,  garde pour moi une  place au paradis des "bêtes naïves", comme écrivait Samivel.

 

 

Putain L'ours

 

 

Ca balance, dans les assurances !

Il y a peu, on pouvait lire dans l’édition béarnaise de notre « grand quotidien régional » l’une des nombreuses déclinaisons de l’histoire de l'homme qui a vu l'Ours.

Un palois, agent d’assurances de son état, photographié pour l’occasion dans son bureau tiré au cordeau où pas un dossier ne dépasse, racontait avec force détails racoleurs, histoire de bien se mettre en valeur et en position de « star », sa grandiose épopée lors d’une randonnée dans les Hautes Pyrénées.

Ce jour là, il a vu l’ours de tout près, à deux mètres de distance et on le croit. A ce stade du récit, on se dit qu’il a du tout faire pour se rendre invisible, inaudible, inodore. Des origines à nos jours, l’histoire des rencontres entre l’homme et les animaux sauvages, supposés dangereux ou non, nous enseigne que la discrétion est obligatoirement de mise, soit pour s’en protéger, soit pour avoir la joie de pouvoir les contempler à loisir.

Remuer un minimum, lentement, ne pas crier, surtout ne pas courir ni faire de gestes brusques.  Dans l’écrasante majorité des cas, l’animal ne devient agressif que s’il se croit menacé, lui ou sa  famille, donc s’il voit quelqu’un gesticuler ou qu’il l’entend crier ou parler fort. Dans le cas de l’ours, on sait même que lorsqu’il se dresse à la verticale, il ne s’agit pas d’une posture d’intimidation ou de menace, mais du besoin de humer l’air pour se renseigner, grâce aux effluves, sur l’étrange bipède qui s’agite devant lui.

Et qu’a-t-il fait, notre aventurier palois du week-end ? Après que son cerveau ait émis cette pensée profonde qui restera éternellement gravée dans les annales de la culture pyrénéenne,  « Putain, l’ours ! », il s’est pris à hurler de toute la force de ses poumons pour alerter son beau-frère qui trop éloigné de la scène, n’entendait rien du tout.

En revanche,  il a réussi  à transmettre sa panique à une dizaine de randonneurs qui se trouvaient plus près de lui. Ces dix personnes se sont alors précipitées sur deux cabanes de bergers pour y trouver refuge. Au vu des portes fermées, tout en vociférant elles-aussi, elles ont essayé de les forcer. Heureusement qu’elles n’y sont pas arrivées, la faute aurait ensuite été mise sur le dos du bouc-émissaire à la mode, l’ours !

Pendant ce temps, notre assureur courait comme un dératé afin de rejoindre son cher beau-frère qu’il engueulait copieusement pour ne pas avoir entendu ses cris et lui avouait sa crainte de voir l’ours le « croquer » (sic !).

De retour dans son bureau, il fait durer la  (délicieuse ?) sensation de peur « Je me demande ce qui se serait passé si j'avais été là avec des gamins », déclare-t-il.

Mais rien du tout, cher Monsieur, rien de plus que ce qui s’est passé. D’autant que nombre d’enfants d’aujourd’hui, citadins ou ruraux, en savent plus sur les choses de la nature que leurs aînés. Des enfants auraient peut-être su calmer votre panique ridicule.

Ceci posé, vous pouvez être content de vous. En toute innocence et à l’insu de votre plein gré comme disait l’autre, vous avez prouvé en étalant dans un journal la stupidité de votre comportement, que l’ours n’est pas du tout le monstre sanguinaire, d’une dangerosité extrême que quelques violents paranoïaques cherchent à dépeindre. Indifférente à cette scène de film à la De Funès,  à ce  tintamarre cacophonique, cette excitation tous azimuts, cette  sueur et ces phéromones de trouille si peu glorieuse dont vous deviez tous offenser ses narines, la très  belle reine Franska, car c’était elle sans nul doute, a passé son chemin en vous ignorant superbement. Quelle classe ! Merci à vous, donc. Et pour vous prouver ma gratitude et celle des ours, je vais me permettre un conseil : vous devriez laisser tomber les assurances et vous lancer dans le cinéma comique à effets faciles. Votre avenir y est --- assuré.   

 

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P
J'aime bien l'idée de l'ours accusé de forcer les cayolars.
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J
Si tu avais réussi à arriver jusqu'à nous hier, Michèle, tu aurais entendu l'histoire de l'Enarque qui confond les moutons et les chiens----
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M
effectivement le enfants en savent plus que leurs parents, Quand j'avais une renarde à Paris les enfants disaient "tu as vu maman( papa) un renard!". Mais non répondaient invariablement les parents....c'est un chien????<br /> BEN VOYONS<br /> Pauvre FRANSKA! hélas la bêtise humaine est tjrs de mode depuis ton départ<br /> Michèle
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