Le tribunal correctionnel de LYON, par jugement du 13 janvier 2009, relaxe le Président de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE du chef de diffamation, rejetant l’action
introduite par dix sept fédérations départementales des chasseurs du Sud-Est de la France. Les parties civiles ainsi déboutées sont condamnées à payer à leur adversaire une somme de trois mille
Euros sur le fondement des dispositions de l’article 472 du code de procédure pénale.
Les chasseurs avaient cru pouvoir faire citer, devant un tribunal correctionnel le président de la CVN qui avait rappelé dans l’un de ses éditoriaux, les faits suivant : « caillassage de député
socialiste dans la Somme, occupations musclées de cols ardéchois, manifestations de rues dès qu’il est question de limiter le temps d’ouverture de la chasse, démagogie populiste pour capter des
voix aux élections politiques, révisions des données ornithologiques pour proroger l’ouverture des tirs de grives caractérisent certaines structures militantes du monde de la chasse. Il se trouve
même quelques animateurs de mouvements cynégétiques pour réitérer des délations en adressant aux autorités publiques des lettres demandant des sanctions disciplinaires pour délit d’opinion, faits
d’une infime minorité ».
Or, ces faits sont vrais et au demeurant connus du public averti. Le délit de diffamation suppose l’imputation de faits mensongers de nature à porter atteinte à l’honneur d’une personne physique ou
morale. Si les faits ci-dessus relatés attentent à l’honneur de ceux qui les commirent, force est bien de constater qu’ils ne sont nullement mensongers mais parfaitement avérés. Dès lors, l’action
était vouée à l’échec . Si le but était d’imposer silence aux opposants à la chasse, d’accroître le climat de censure s’abattant sur le pays, d’inciter à la lâche pusillanimité, l’action des
chasseurs aura l’effet inverse. Dire ce que l’on pense, relater les faits, éclairer la vie publique, dénoncer l’imposture d’une politique de protection de la Nature qui ne protège rien, dans le
respect des personnes et de la vérité, ne constituent plus des droits acquis, mais des devoirs impérieux dans une société aseptisée, édulcorée, avachie moralement, une société de consommateurs.
La CVN est un mouvement de citoyens militants qui proclament que l’Histoire ne s’est pas arrêtée et qu’il reste bien des conquêtes à accomplir, des révolutions à soutenir. Dans le passé, des
femmes et hommes de mieux ont pris des risques considérables pour que l’injustice, les crimes, les abus ne demeurent pas ignorés. Nous leur devons de parler haut, fort et clair, sans diffamer qui
que ce soit, comme sans trahir la vérité !
La vérité : Le loisir chasse n’a plus sa place ni moralement ni écologiquement dans ce monde et ce temps. L’animal n’est pas une chose, un objet, une machine, un jouet, mais un être sensible
méritant notre bienveillante compassion. Il ne faut pas réformer la mort loisir mais l’abolir.
La CVN remercie maître Richard MALKA, notre avocat en cette affaire, conseil de nos amis de CHARLIE HEBDO, vainqueur notamment des censeurs religieux dans le litige des caricatures danoises, pour
son concours efficace, compétent, en militant passionné qu’il est de la cause de la liberté d’expression qui triomphe ici.
La CVN remercie aussi les très nombreux sympathisants qui sont venus la soutenir lors du procès lyonnais, le 4 novembre dernier. Ensemble, continuons le combat pour le vivant, pour la Nature,
la biodiversité, le respect de l’animal être sensible, combat des idées, des valeurs, de l’éthique et non combat contre les hommes.
CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE http://www.ecologie-radicale.org/
Il est vrai que j'ai plutôt tendance à acheter des bouteilles chez le producteurs, mais je bois aussi des tisanes du jardins et des jus de fruits. Si, si.
En Pays Basque, on dit (en rigolant, je précise) : "Gora gu eta gutarrak!". Vive nous et ceux qui sont avec nous!<br />
Bon, les Franc-Comtois, je vous prépare une surprise de derrière les fagots (comme une bonne bouteille) pour dans quelques jours.