Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
Par Jeno l'écolo
Jean Grenet avec, à sa gauche, Olivier Baratchart, directeur des arènes .
Photo Jean-Daniel Chopin. Journal Sud-Ouest.
Par l'association Bayonne irréprochable
Institution oligarchique dirigée essentiellement contre l’exercice citoyen, la Mairie de Bayonne est aux mains d’un notable férocement exclusif qui se veut seul puissant et verrouille arbitrairement la possibilité, pour toute association non nourrie dans le sérail, d’obtenir un local municipal ou une aide financière. En définitive, la notion d’équité de Jean Grenet est exactement opposée à la nôtre et c’est trop peu dire qu’elle n’a pour lui nulle valeur d’absolu car, dans son esprit, elle s’identifie étroitement à la notion de privilège.
Billet de réaction 21 novembre 2011
La fiesta brava en solde Que se cache-t-il derrière cet aréopage ès-bovidés tenant un conciliabule pompeusement auto-proclamé “assises de la tauromachie en France” (1) et que l’une des protagonistes, dans un excès de postérité, n’hésite pas à qualifier “de rencontre historique” ? Et voilà qu’à la pause médiatique de cette cérémonie, Jean Grenet nous explique que les 200 000 euros de déficit de la saison taurine 2011 tiennent principalement à la conjoncture économique actuelle. C’est à mourir de rire. En fait, chacun sait que la baisse de fréquentation récurrente des arènes de Lachepaillet doit évidemment moins aux déboires de l’économie mondiale qu’au désintérêt croissant de la population pour la corrida. D’ailleurs, le mouvement général de désertion des places taurines est bien antérieur au début de la crise et continuera après elle, irréversiblement. N’en déplaise à notre maire: l’animalicide artistique ne fait plus recette; c’est le moins qu’on puisse dire. Mais il s’agit surtout pour cette brochette d’édiles de première catégorie, sous couvert d’économie, de donner le change à une opinion majoritairement indifférente aux spectacles taurins, et qui en tolère de moins en moins les incidences pour les finances communales. Et la démarche de Jean Grenet n’est pas tant de remédier au déficit chronique de la temporada que de continuer à faire payer son aficionada avec l’argent des autres, sous des apparences moins dispendieuses. Seul l’intérêt général justifie un engagement aussi important d’argent public d’une ville. Or, l’intérêt général de ces manifestations n’a jamais été démontré par la municipalité, loin s’en faut. Alors, est-il bien légitime de continuer à financer à perte sur le dos du contribuable, une forme de divertissement qui ne divertit plus grand monde, ou ne vaudrait-il pas mieux céder la place à des prestataires privés? On comprend mal pourquoi une question aussi coûteuse pour notre commune n’a jamais été à l’ordre du jour du conseil municipal. Et l’on s’étonne aussi que madame Bisauta, chantre de la participation des concitoyens, ne les consulte justement pas sur le sujet (à vrai dire, ça n’étonne personne). Cela aurait pourtant le mérite de nous faire savoir si la majorité des Bayonnais souhaite continuer à régler l’addition des fastes tauromachiques d’une minorité d’entre eux. En attendant, avant d’exiger des autres de baisser leurs cachets, que le mundillo municipal commence par payer ses entrées; il n’y a pas de petites économies. Salutations citoyennes,
L’équipe de Bayonne irréprochable.
(1) Journal Sud-ouest du 18/11/11
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