Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
Par Jeno l'écolo
Une contribution d'Henri Boulbès
"Un article dont le moins qu'on puisse dire est qu'il est très complaisant. Qu'on en juge : le bordel est présenté comme un lieu convivial, ""tapas et tapins"(dans l'URL), les "clients français [sont nombreux à en ] raffoler" ; c'est "un bar bien connu pour les délices qu’il recèle", et ses habitués "l'appellent communément "la F" – en quelque sorte le petit bar sympa du coin ! Quant aux prostituées, elles viennent, selon le tenancier, d'un "pays de cocagne", d'un "eldorado". L'article précise d'une île "réputée pour la prostitution" – comme la région de Bordeaux pour ses grands vins ! L'article ne se demande pas ni pourquoi ni comment elles sont venues, par quelle filière, et ne les interroge pas là-dessus. Il reprend, sans la moindre distance, l'affirmation de l'une d'entre elles, qui assure "qu’elle travaille pour elle, sans contrainte. J’aime ce que je fais. Je suis libre". Il ne s'interroge pas non plus sur leur devenir après La Frontera : pourquoi n'y restent-elles que 21 jours ? Où vont-elles ? A la boite de nuit King size du même proxénète ? Même flou sur la destination de l'argent. Peut-on croire qu'elles ne versent qu'une pension -"logées, nourries, blanchies" – et qu'elles empochent ce qu'elle gagnent". Leur vie dans ce bordel est-elle aussi idyllique que voudrait le faire croire l'article ? Toutes ces questions ne sont pas posées, le glauque, le sordide, la violence, les souffrances, sont gommées..... Du côté clients, qui, avant, allaient voir des "films coquins", ils sont des "lapins" - ce qui, en France, n'est pas une injure, au contraire. On reconnaît là le discours égrillard qui a servi et sert encore à légitimer les bordels. De plus, ils sont présentés comme inoffensifs, ce sont "des mal-aimés, vieux beaux narcissiques, jeunes puceaux hésitants et autres amateurs de sensations fortes". Même en bande ils sont "habillés comme un carré d’as. Parfumés, bien coiffés", et ils sont un peu pathétiques (les vieux beaux), touchants (les puceaux), voire naïfs quand ils s'imaginent être choisis... La violence de la prostitution et du proxénétisme est, là encore, effacée : on pourrait presque croire que le bordel est le monde des bisounours ! Pas de recul critique non plus sur la prostitution, qui est "le plus vieux métier du monde", ce sont des "ouvrières du sexe", qui attendent le "client" : la relation prostitutionelle est admise sans discussion comme un acte économique ordinaire. Conclusion : sans le dire ouvertement, l'article fait, clairement, l'apologie de la prostitution et prend la défense des bordels. A l'heure ou se prépare un grand débat sur la pénalisation des clients, il nest pas inutile de rappeler que d'autres hommes dénoncent la réalité de la prostitution, et travaillent à son abolition. Entre autres, ceux du réseau Zéromacho : je vous invite à consulter leur site ; il est riche d'informations, de témoignages, et de réflexions qui permettent de répondre aux arguments et aux clichés éculés de ce genre d'article."
NB: le titre de ce "post" est de la blogueuse, qui assume. Non content de faire à longueur de pages la retape pour la torture des taureaux dans les arènes, "notre" grand quotidien régional en fait maintenant aussi pour la traite des femmes.
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Frontière espagnole : le grand succès des maisons closes auprès des Français
La Frontera, à Behobia, est un bâtiment ocre de deux étages, aux abords d'une entrée de l'autoroute et d'un garage pour camions. (photo o. d.) La frontière espagnole sent l'interdit. Il a l'od...
http://www.sudouest.fr/2013/08/23/tapas-tapin-a-la-frontiere-1148178-4171.php
L'article incriminé, sordide et abject.
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