Aujourd'hui, ce serait l'anniversaire de ma maman qui était née le 27 Décembre 1913. A la mémoire de celle qui, toute sa vie à ouvert ses bras et son coeur aux
vieillards isolés, aux voleurs de pommes, aux chats pelés, aux chiens battus, aux oiseaux affamés et figorifiés au coeur de l'hiver, aux renards et aux fouines pourchassés et piègés,
j'offre le petit texte ci-dessous qui m'a été fortement inspiré par une amie.
Les fêtes de fin d'année! Les humains donnent divers sens à ce terme mais pour un animal, cela ne signifie rien de rien. Pourtant, combien de chats et chats, quand ce ne sont pas des hamsters,
voire des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie).
Par contre, tout comme l'être humain, l'animal ressent, vit des émotions, des peurs, des joies et des attachements qu'il exprime à sa façon.
Un animal de compagnie, chien ou chat, n'est pas un objet, une peluche, encore moins une marchandise. Ce n'est pas un joujou pour les petits enfants à qui, bien souvent, l'on n'explique pas
quels sont leurs devoirs vis-à-vis de lui.
C'est un être vivant et sensible dont on n'a moralement pas le droit de se débarrasser lorsqu'il devient encombrant, ne plaît plus, qu'il n'est plus à la mode!
C'est pourquoi la décision d' "offrir" un animal à un adulte tout comme à un enfant, doit être un acte réfléchi, discuté et approuvé en famille.
Offrir un animal comme s'il s'agissait d'une marchandise présente plusieurs risques, dont les conséquences peuvent être très graves.
Les critères de choix sont si subtils que choisir et décider à la place du futur maître est plus que risqué, pour le maître comme pour l'animal :
-la taille du chien peut n'être pas adaptée à l'espace vital dont il disposera (pas de grand chien dans un petit appartement!)
-le caractère du chat (ils sont tous si différents les uns des autres) va-til convenir? Idem pour le chien d'ailleurs (je connais une dame qui ne voulait plus de son chat âgé de huit ans
parce qu'elle le trouvait "trop affectueux". Cela ne s'invente pas, on vit une époque formidable!).
-taille, couleur, expression---il faut un minimum d'attirance (réciproque?). Si non, l'animal peut très bien le ressentir et avoir alors un comportement qui ne plaira pas!
Pourquoi ne pas faire l'effort d'aller arpenter les allées d'un refuge en compagnie du futur maître, en cherchant le regard qui le touche au plus profond? L'animal choisi est reconnaissant car dans
l'immense majorité des cas, il sait de quelle profonde misère il a été extrait.
Alors, offrir un animal! A fortiori en guise de "surprise pour Noël ou le Jour de l'an! C'est tout sauf une idée d'adulte responsable! Par ailleurs, tant d'animaux sont victimes de la mode! Et oui!
Etre à la mode est l'une des pires choses qui puisse arriver à une espèce animale! En ce domaine plus encore qu'en aucun autre, la phrase de Julos Beaucarne "Les modes sont des maladies
mentales entretenues par le commerce." prend tout son sens. Trop de demandes = surproduction = consanguinité= multiplication des tares et des faiblesses.
Répétons le jusqu'à n'en plus pouvoir : l'accueil d'un animal chez soi doit absolument être un choix personnel et réfléchi, avec toujours en arrière plan le respect de l'individu à part
entière qu'est cette bête. C'est une responsabilité et un engagement moral très fort. Chat ou chien, on s'engage en moyenne pour une quinzaine d'années.
Mais quelques fois, comme ce fut le cas pour mon chat Tigrou ou celui du chien Toundra qui choisit mon frère il y a bien longtemps, c'est comme le dit Henri Tachan dans sa chanson "Ma chienne",
l'animal qui nous adopte à la société protectrice des hommes. De quel plus beau cadeau peut-on rêver?