Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
Par Jeno l'écolo
Oui, je sais, l'arbre sur la photo n'est pas un Saule pleureur.
Mais je vous ai déjà dit que la photo, ce n'est pas mon truc. J'ai toujours considéré que le geste de photographier formait comme un mur entre la vie et moi, me volait l'instant présent. Et je
refuse de me laisser voler l'instant présent. Donc, je me sers des photos des copains pour illustrer ce blog. S'ils sont contents de se faire voler leur instant présent à eux, après
tout, c'est leur problème, pas le mien.
Donc, je commence.
A l'image de l' immense et majestueux Saule pleureur planté par mon papa en 1972 entre deux alertes cardiaques et deux ans avant son départ pour un monde que l'on dit meilleur mais allez
savoir, depuis quelques années, je perds régulièrement quelque branche sous les assauts répétés des vents contraires.
La première fut celle de la dévastation amoureuse, mais cela ne vous regarde vraiment pas.
La seconde fut celle de l'amitié.
La troisième fut celle de la confiance.
La quatrième, celle qui m'arracha le plus fort cri de douleur, fut celle de la capacité de faire confiance.
La dernière en date- c'est tout frais- il y a quelques jours - fit un fracas assourdissant en se détachant de mon tronc. Rien de plus normal, puisqu'il s'agit de la branche charpentière,
celle du sens des mots. Et comment voulez-vous vivre, vous, en ayant perdu le sens des mots? A tout instant, le premier beau parleur ou la première ----(question : y-a-t-il un féminin à
beau-parleur?) venu(e) peut vous arracher de ce monde, vous jouer "Massacre à la tronçonneuse" en souriant à belles dents. Vous n'avez plus aucune défense, aucune grille de lecture, aucune
sensibilité. Vous n'êtes plus qu' une île déserte. A quoi bon parler, à quoi bon sourire, à quoi bon rire, à quoi bon écrire, à quoi bon lire, à quoi bon répondre, à quoi bon écouter les
autres, quand vous avez perdu le sens des mots?
A Bayonne, il y a quelques tout petit jours, un drame qui couvait sous la cendre depuis plusieurs mois, a été annoncé. Tout mon moi à moi (le mien) (si!), se révolte, se rebelle, contre une
décision prise par deux collègues Verts, et non des moindres, accompagnés dans leur déviance par diverses personnes tombées sous leur charme dévastateur (attention, là, je fais dans le
politiquement correct!).
Les voilà bien, les noces de ce qu'il y a de pire dans la politique( qui a aussi du bon) et de ce qu'il y a de pire dans l'être humain (qui a aussi di bon) (si!).
Dans ma tête, lancinant, au long de mes jours, au long de mes nuits,ce poème tourne en rond:
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