Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
Par Jeno l'écolo
Une dépêche d' EITB 24
Jasmine
et Fred doivent rester à Kako.
FERME KAKO D'AINHARP
Affaire Kako: six interpellations en Pays Basque nord
30/01/2008
Des gendarmes ont interpellé mercredi matin Fred Larrañaga et cinq autres personnes suite aux heurts avec les forces de l'ordre lors du rassemblement à Saint-Palais/Donapaleu le 17 janvier
dernier.
Articles reliés
Sarkozy promet à Pau "une lutte sans merci contre les terroristes"
Six personnes ont été interpellées mercredi matin en Basse Navarre et Soule (Pays Basque nord) dans le cadre de l'affaire Kako. Les détenus, interpellés vers 6h00 du matin et transférés
postérieurement au commissariat de Pau, sont soupçonnés d'avoir blessé les deux gendarmes lors du rassemblement le 17 janvier dernier à Saint-Palais/Donapaleu.
La police a interpellé Fred Larrañaga, qui habite actuellement la ferme Kako, et cinq autres personnes. Environ 300 personnes se sont rassemblées mercredi matin à
Ainhice-Mongelos/Ainhize-Monjolose pour protester contre les interpellations.
Le 17 janvier dernier des manifestants avaient protesté à Saint-Palais/Donapaleu contre l'avis du Comité technique de la Safer, qui avait décidé d'attribuer la ferme Kako d'Ainharp au jeune
couple Gilles Gachen et Lydia Lahargoue, en expulsant un autre jeune couple, Fred Larrañaga et Jasmine.
Suite à l'appel du groupement foncier agricole mutuel GFAM lurra et le syndicat agricole basque ELB, des centaines de personnes s'étaient rassemblées ce jour pour soutenir Fred et Jasmine devant
la Safer. Mais malgré ces actions de solidarité, le Comité technique en a décidé autrement. Après avoir annoncé à la foule présente la décision du Comité, attribuant à Lydia et Gilles Gachen la
ferme Kako, au détriment de Fred et Jasmine, des heurts ont éclaté entre la foule et les forces de l'ordre. Deux gendarmes ont été blessés. Quelques jours plus tard la Safer a décidé de se
dessaisir de la vente.
Le syndicat ELB et GFAM Lurra ont dénoncé lundi, lors d'une conférence de presse à Bayonne/Baiona, la manipulation dans l'affaire Kako, tout en mettant en avant la possibilité d'une "vague
d'interpellations".
Lors de sa visite à Pau, le 22 janvier, le président français Nicolas Sarkozy avait mentionné ces deux gendarmes blessés dans un discours qui dénonçait le "racisme" des "terroristes" faisant
référence aux policiers espagnols assassinés à Capbreton.
"Quand des manifestants disent 'on va taper des Arabes' j'ai honte pour eux. Que ceux qui ont fait ça s'attendent à ce qu'on les attrape et qu'on les punisse", avait déclaré Nicolas Sarkozy.
Ce douteux amalgame entre le rassemblement de St-Palais et le terrorisme de la bande armée ETA a suscité des critiques.
"Il est étonnant et inquiétant que le président soit si mal renseigné sur le dossier. Les amalgames diffamatoires sont intolérables et absurdes, le GFA est là pour favoriser l'installation de
nouveaux fermiers quelles que soient leurs origines" a souligné le syndicat ELB invitant le président "à venir découvrir la dynamique d'installation en Pays Basque porté par le GFAM qui a soutenu
des installations d'Ardenais, de Bretons, de Béarnais et d'Alsaciens".
Vous voulez vous renseigner, soutenir les paysans?
http://www.gfam-lurra.org/
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog