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Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.

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Des crabes, des homards et des hommes (euh---, des femmes aussi).



Pour changer de mes sempiternels crapauds, grenouilles et rainettes, je vais aujourd'hui céder la place à Patrick Mignard qui, lui, va vous raconter une histoire de crabes et de homards.
Roswitha, je le sais, va me remonter les bretelles "Mais Jenofa, pourquoi toujours se servir de l'image des animaux quand on veut montrer à quel point les humains sont bien souvent peu recommandables? Les animaux, vraiment, ne méritent pas ça". Je sais, Roswitha et je demande par avance pardon aux crabes et aux homards. 
Cioran disait "L'homme est un animal qui a trahi".
Si j'ai choisi de publier cet article très précisément à cette date du 4 Octobre, c'est parce qu'aujourd'hui, la journée que je vais vivre ne peut que me faire penser très fortement à cette allégorie, dont j'ai pris connaissance à point nommé (Merci à Astazous qui me l'a fait connaître). Mais disons aussi, pour être exacte,  que chaque phrase de ce texte me ramène à des événéments vécus ces derniers mois, voire ces dernières années.
Mes propos sont opaques, j'en ai conscience. Mais ceux qui me connaissent savent de quoi je parle.

Les crabes et les homards
Matière à réflexion

C’est l’histoire d’une bande de crabes qui, pour redorer leur blason terni, ont réussi à embrigader dans leurs manœuvres, deux homards…. consentants.

Il était une fois,… une population de crabes qui, lors de son apparition sur la plage, avait suscité bien des espoirs. Ils avaient pour objectif, plus que louable, de nettoyer la plage et les rochers environnants des déchets qui les défiguraient et qui faisaient craindre pour l’équilibre écologique du milieu.

Pourtant, au fil du temps, la belle unanimité qui les liait, et qui les faisait paraître sympathiques, s’est effilochée… Apparurent des crabes verts, rouges, roses, bariolés,… il y en a même un roux… Ce n’est pas la couleur qui faisait problème mais leur manière de vivre, de fonctionner, d’envisager la manière de nettoyer la plage… Et le panier qui les abritait bruissait de leurs conflits, de leurs disputes, de leurs querelles picrocholines, de leurs divergences.

Certains d’entre eux, attirés par des festins plus substantiels, s’allièrent à des créatures peu recommandables qui, même si verbalement elles donnaient le change, se foutaient pas mal de la propreté de la plage. Et… ce qui devait arriver, arriva : la scission… l’éclatement du groupe.

Certains disparurent, mais un groupe resta accroché sur ses positions, redoublant d’activité en vue de s’approprier les meilleures places – et même parfois plusieurs – sur la plage et dans les rochers. Les bons vieux principes du début furent jetés et emportés par la marée descendante.

Entre temps, la propreté de la plage et des rochers alentour, quoique toujours aussi souillés, était devenue une mode très prisée… tout le monde parlait nettoyage au point que celui-ci était tellement devenu un lieu commun, mis à toutes les sauces, qu’il ne voulait plus rien dire,… en fait on en parlait de plus en plus et on nettoyait de moins en moins… et l’on continue aujourd’hui.

La bonne chère et les banalités des discours firent que l’objectif initial était abandonné et que la course aux bonnes occasions alimentaires devint la priorité… Trouver une place de choix pour se faire une place au soleil, trouver un fromage pas trop avarié, une charogne bien en décomposition…. Voilà ce qui occupa, et occupe, la bande.

L’abandon des bonnes résolutions du début, et les conflits incessants d’intérêts, n’allaient pas dans le sens d’une nouvelle crédibilité, et menaçaient les positions acquises. La bande des crabes se mit à ressembler – et même parfois en pire - de plus en plus aux autres créatures qu’ils avaient pris au début comme contre exemple.

Les parades aquatiques et autres concerts de claquements de pinces n’arrivaient pas à redonner un minimum de sérieux à la troupe. Il fallait trouver autre chose de plus substantiel, et rapidement,… les élections approchant.

Les « maîtres-crabes » – celles et ceux qui avaient pris les meilleurs places, et qui entendent les garder – trouvèrent une solution classique et infaillible : redorer l’image du groupe.


Il y a sur cette plage,… et dans les rochers environnants, deux homards qui font, chacun dans leur domaine, grand bruit et grande agitation.

Le premier est un animal d’une belle prestance, soucieux de son look, entourés de myriades de langoustines et adorés des vieilles morues soucieuses de se trouver un gendre qui présente bien. Il fréquente, de préférence les fonds marins dans lesquels circulent les plongeurs caméra aux poings… La fréquentation des grands aquariums médiatiques, et à la mode, fait, aussi partie de ses activités,… de même que la compagnie des requins et autres méduses… il y a toujours à manger auprès d’eux. Super branché sur les problèmes de propreté - surtout devant les caméras – et en recherche permanente de notoriété, une bonne place au soleil, et là où est la bonne chère, ne serait pas pour lui déplaire.

L’autre homard est totalement différent… Look rustique, quoique moderne, il mène grande activité dans les environs, cisaillant avec ses pinces, à juste titre, avec d’autres et avec force, les algues transgéniques en faisant le plus de tapage possible. Omniprésent, à la répartie redoutable, d’un courage physique qui n’a d’égal que son génie dans la maîtrise médiatique du spectacle qu’il produit, il est tout disponible pour de nouvelles aventures…. Surtout qu’il court en permanence le risque de finir dans un casier – cette menace est un plus médiatique pour ses admirateurs,… et peut-être électeurs.

Ces deux homards sont mûrs pour démultiplier leur présence et apporter leur image longuement travaillée. Séducteurs en diable ils sont de vraies bêtes médiatiques…

Exactement ce dont ont besoin les crabes.

Ainsi, en plein cœur de l’été, sur la plage ensoleillée un pacte, pas encore tout à fait conclu, a été passé. Les anciens, les vermoulus, les crabes vont avoir l’appui, la caution d’une valeur médiatique inestimable de ces deux homards. Ceux-ci entraînant leur cour : langoustines et morue pour l’un, crevettes et bernards l’hermite (toujours à la recherche d’un logement) pour l’autre. Notoriété et foi feront le reste.

Ainsi, le panier de crabes va « prendre des couleurs » et va accroître ses chances… au moins le temps d’une élection – ce qui est l’essentiel - afin que les « maîtres crabes » et les deux homards soient élus.

De contenu, point,… seulement de l’image, du spectacle, de la notoriété, du médiatique, de l’affectif… bref du vent (marin).

Le consommateur toujours naïf n’y verra que du feu…. Car c’est bien connu,… il n’est intéressé que par les couleurs de l’emballage, pas par la qualité de la chair qu’il mange, ni par la fraîcheur du produit.



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J
L'histoire des poubelles dans les escalier est très parlante.<br /> C'est pour ça aussi que j'ai quitté les verts.<br /> Ceci dit concrètement, j'applique plutôt la solution suivante :<br /> je ne descend aucun étage de ma vielle ferme basque, je met au composte ce qui est compostable, dans la cheminé ou la chaudière à bois ce qui est combustible sans pollution, je met de coté le bouteille de verre pour économiser les graviers pour la dalle de béton qui va recevoir les capteur du chauffe-eau solaire, et je trie le reste dans les bons bacs.<br /> Ceci dit quand je passe dans les déchètteries, il m'arrive de retirer subrepticement des écrans d'ordinateurs _intactes_, et de vielles unités centrales, que mon Linux favori fait tourner aussi bien que certains systèmes pleins de fenêtres (pour mieux nous surveiller) des World Companys.<br /> <br /> ne jeter pas vos vieux ordinateurs!<br /> Il y aura toujours un linuxien fou quelque part pour les recycler... :-)
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J
Ah, zut! Je n'avais pas vu la phrase sur le whisky!<br /> Dis-donc, JCM, ce n'est pas parce que l'on aime le whisky que l'on n'apprécie pas le chnaps et le bon vin.
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J
Ou alors, tu descends du vingtième étage avec les poubelles. Tu les vides dans le conteneur. Deux locataires t'ont suivi les mains dans les poches. Un depuis le 8ème étage; l'autre depuis le troisième. Pendant que tu remontes au vingtième chercher d'autres poubelles, ils se font photographier devant le conteneur en train de jeter à l'intérieur le sac qu'il venait de ressortir. Ca peut servir pour l'affiche de la prochaine campagne électorale.
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J
Zut la citation n'est pas passée à cause des guillemets :<br /> Tout le monde veut sauver la planète mais personne ne veut descendre les poubelles.<br /> (Jean Yanne)
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J
J'aime bien ce texte qui parle de plage. :-)<br /> Chez moi il y a une carte postale punaisée au mur avec une citation de Jean Yanne :<br /> <br /> Juste une critique (au risque de me faire encore flamer): le wiskhy.<br /> Buvons français que diable!<br /> Franchement je préfère un petit snaps de Lorraine ou un bon vin.
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