Oui, c'est vrai, l'an dernier, en 2008, au mois de Mai, ça faisait quarante ans--- Et pourtant, je ne m'étais pas trop laissée aller à la commémoration généralisée. Pourquoi? Oh la
la!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Pour des tas de raisons!
Allez, soyons franche--- elle m'agaçait, +, elle me révoltait , cette commémoration de la récupération par les bien-pensant et par les marchands, qui sont souvent les mêmes.
Je me doute que tout le monde s'en moque grave, de mes raisons.
N'empêche, s'il s'en trouve un ou une que ça intéresse vraiiiiiiiiiiiiiiiiiment, (j'en doute) le mieux pour lui ou elle est peut-être de parcourir les archives de ce blog et de lire entre les
lignes, ce lieu imprécis où se trouve la vérité.
Quoiqu'il en soit, depuis quelques semaines, j'écoute beaucoup Claude Nougaro, plus qu'à l'habitude . Pourquoi encore? Tout simplement parce que son ami Christian Laborde, cet écrivain avec qui je
me sens en fraternité, est censuré pour son récent pamphlet "Corrida basta". Et que cette censure nous ramène à bien des questions.
Donc, pas de réponse dans cet article du jour. Comme souvent, malgré les apparences, uniquement des questions.
Et un souhait----, naïf????????????????? Un voeu--- pieux???????????????????????
Que plus jamais, mai alors jamais, personne ne rentre chez son automobile!
Merci, Claude!
Paris Mai envoyé par mouche45 Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil
La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite
Le vent a dispersé les cendres de Bendit
Et chacun est rentré chez son automobile
J'ai retrouvé mon pas sur le glabre bitume
Mon pas d'oiseau forçat enchaîné à sa plume
Et piochant l'évasion d'un rossignol titan
Capable d'assurer le sacre du printemps
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Ces temps-ci je l'avoue j'ai la gorge un peu acre
Le sacre du printemps sonne comme un massacre
Mais chaque jour qui vient embellira mon cri
Il se peut que je couve un Igor Stravinski
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle
Sur ma poitrine je presse tes pierreries
Je dépose l'aurore sur tes tuileries
Comme roses sur le lit d'une demoiselle
Je survole à midi tes six millions de types
Ta vie à ras-le-bol me file au ras des tripes
J'avale tes quartiers aux couleurs de pigeon
Intelligence blanche et grise religion
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne
Et l'odeur d'eau-de-vie de la vieille bonbonne
Aux lisières du soir, mi-manne, mi-mendiant
Je plonge vers un pont où penche un étudiant
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, Paris
Le jeune homme harassé déchirait ses cheveux
Le jeune homme hérissé arrachait sa chemise
Camarade ma peau est-elle encore de mise
Et dedans, mon coeur seul, ne fait-il pas vieux jeu
Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble
Est-ce nous qui dansons ou la terre qui tremble?
Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa
Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas
Si je dois endosser cette guérite étroite
Avec sa manche gauche, avec sa manche droite
Ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis
La passion du futur, sa chronique amnésie
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, Paris
C'est ainsi que parlait sans un mot ce jeune homme
Entre le fleuve ancien et le fleuve nouveau
Où les hommes noyés nagent dans leurs autos
C'est ainsi, sans un mot, que parlait ce jeune homme
Et moi l'oiseau forçat casseur d'amère croûte
Vers mon ciel du dedans j'ai replongé ma route
Le long tunnel grondant sur le dos de ses murs
Aspiré tout au bout par un goulot d'azur
Là-bas brillent la paix, la rencontre des pôles
Et l'épée du printemps qui sacre notre épaule
Gazouillez les pinsons à soulever le jour
Et nous autres grinçons, pont-levis de l'amour
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Bon, moi, je réagis trop vite---, je n'avais pas vu ton commentaire suivant.<br />
Bon, ceci dit, je ne suis pas trop vélo ni sport en général, mais j'ai toujours dans les mirettes les guiboles du père Eddy sur les pavés du Nord, vues à la téloche chez mes grands-parents en 68.<br />
Dis, c'est vrai qu'il est, ou du moins , qu'il était végétarien?
Cela dit, les fables de La Fontaine racontées par Eddy Merckx, c'est pas dégueu ... :<br />
http://www.youtube.com/watch?v=en0iwtyebP8<br />
http://www.youtube.com/watch?v=OfQrav7HAWo&feature=related
Mais oui, j'avais compris et je savais , Dupdup! C'est pour ça que je te parlais d'allusion discrète.<br />
Nougaro aurait-il parlé de Fables de ma fontaine si les Fables de La Fontaine n'avaient pas existé?