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Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.

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Merci qui? Merci mon chien!



Suite à l'article:
http://jenolekolo.over-blog.com/article-20766687.html

et en réponse aux Sénateurs obtus, particulièrement à Monsieur Charasse, qui avec une malhonnêteté intellectuelle sans nom, jette l'opprobe sur ceux et celles qui se battent pour que survivent et vivent les langues minorisées dans l'Hexagone, je tiens à offrir les paroles de cette chanson extraite du CD de Tri Yann, "Marines". Je vais vous faire un aveu : je ne peux l'entendre sans sentir les larmes me monter aux yeux. Que serait-ce si j'étais Sénane ou même tout simplement Bretonne!

SEIN 1940

Du 19 Juin 1940 à la fin du mois, répondant à l'appel du 18 Juin, tous les hommes valides de l'île de Sein la quittèrent sur leurs bateaux ( Roanez ar mor, ar Zenith, Roanez ar peoc'h ) pour le "pays des Saxons". Ce furent finalement près de 150 Sénans qui rejoignirent ainsi De Gaulle dans la résistance.
Le Général passant en revue ses 600 premiers volontaires et demandant à chacun leur origine, se serait étonné d'entendre à répétition"---de l'île de Sein!"et se serait alors exclamé "Sein est-il donc le quart de la France?
Un conte ("la dernière née de nos légendes", selon Per-Jakez Helias), raconte qu'une nuit, les femmes de l'île de Sein - voulant suivre leurs hommes en Angleterre - arrachèrent l'île des fonds sous-marins et la menèrent à la rame de la Petite à la Grande Bretagne. Le lendemain matin, au premier rayon du soleil, Sein avait regagné son mouillage.
L'air est celui d'un traditionnel gallois : Llongau Caernarforn (les vaisseaux de Caernarforn)

Mille neuf cent quarante à la fin de Juin
Cent vingt deux hommes de l'île de Sein prennent la mer sur six bateaux,
Pour l'Angleterre là-haut,
Lutter pour la liberté.
C'est outrance, Grands de France,
Lorsque de leurs enfants vous vous défiez.

Parlaient-ils français, parlaient-ils breton?
Peu vous importait alors la question;
Ils avaient entendu l'appel,
Crié "kentoc'h mervel" ( plutôt mourir )
Peint frankiz (liberté ) sur leur ciré.
C'est offense, Grands de France,
Que de condamner leur langue au bûcher;
C'est violence, Grands de France,
Que de condamner leur langue au bûcher.

Voulant suivre leurs hommes en Albion
Les Sénanes arrachèrent leur île au fond,
A la rame la menèrent
Droit vers l'Angleterre,
Cap au Nord dans les embruns.
Quand on pense, Grands de France :
vous leur déniiez tout droit citoyen.

Deux années passèrent et puis deux années,
Pour ceux qui revirent Saint-Guénolé.
Tous n'étaient pas du voyage,
Quand finit l'Orage;
Il en manqua plus de vingt.
Gens de France, retenez bien
Ce qu'ont fait pour vous tous ces marins.
Gens de France, retenez bien
Ce qu'ont fait pour vous les hommes de Sein.

Tri Yann, le site officiel : http://edoll.free.fr/

       
     
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