C'était ma préférée--- enfin---, je crois, je ne sais plus.
Comme les abeilles qui disparaissent, Alain Bashung est parti pour le pays de l'envers du décor.
La tête me tourne.
Marie Madeleine, vu ce que je suis en train de vivre dans mon combat personnel, j'aurais plutôt une tendance naturelle à te donner entièrement raison.<br />
Mais si je scrute un peu l'histoire, je suis plus circonspecte. On ne peut sans doute pas dire ainsi que les politiques détruisent. Parce que cela reviendrait à dire que la politique est mauvaise en soi.<br />
Ou alors, allez, admettons---- certains politiques détruisent.<br />
Hein? Comment? ---- veuillez répéter--- Ah oui,la plus grande partie des politiques font plus que de mal que de bien??????????? C'est certain, je ne vais pas dire le contraire . <br />
Mais, peut-on se passer de la politique?<br />
Est-ce la politique qui fait le mal ou les ceusses qui sont censés la pratiquer?<br />
Qu'attendent les zautres, les gentils et les purs, pour s'y coller, à cette politique qui n'est sale que parce qu'elle est pratiquée par certains zumains?<br />
Ceci dit, je pense que je survis matériellement grâce à des gens qui, au cours des siècles, se sont battus en politique.<br />
Par contre, je pense que mes raisons de vivre prennent racine et nourriture chez les artistes.<br />
Dis donc, tu ne devais pas aller à Trois Etots, toi qui as habité en face de chez moi?
L'important est que l'artiste continue de vivre au coeur de chacun, longtemps même après sa mort. <br />
Brassens est mort il y a près de trente ans, ses chansons continuent à m'irriguer. <br />
Bashung nous a laissé une oeuvre certes moins dense, plus irrégulière, mais tellement profonde vers la fin de sa vie. C'est à nous de continuer à le faire vivre.