Deux jours d'information-mobilisation contre la Transnavarraise.
Conférence ( Julien Milanesi, économiste, et Simon Charbonneau, juriste sur le thème « des conséquences des transports routiers »), kantaldi ( Pil Pil, Kattalin Indaburu, Peio
Serbielle ), marche de Sauveterre à Arnéguy puis à Lasse, près de 2000 personnes se sont mobilisées contre le projet de transnavarraise ce week-end en Basse-Navarre.
A pied, vélo, trottinette, cheval, quads, tracteurs, voitures, des enfants aux grand-parents,
toute la société de Basse-Navarre était représentée pour affirmer que l’opposition reste déterminée pour obtenir un arrêt officiel et définitif de la transnavarraise et ne se contente pas
des propos de M. Lasserre qui disent que le projet est arrêté car les conditions ne sont plus réunies pour poursuivre le projet.
Les déclarations du Président du Conseil Général ne sont pas acceptables pour plusieurs raisons :
Il évoque suite au Grenelle de l’environnement, un désengagement financier de l’Etat
et de l’Aquitaine qui contraindrait la poursuite du projet. Il faut rappeler que depuis le début, l’Etat n’a pas inscrit ce projet dans ses engagements et que l’Aquitaine rappelle
systématiquement qu’elle ne mettra pas un euro sur les projets routiers de ce type.
Des cartes éditées par le Gouvernement de Navarre en mars 2007 et envoyées aux mairies
navarraises en mai 2007 montrent clairement un projet en tracé neuf d’autovia
( 2X2 voies ) alors que depuis février 2006, Lasserre dit avoir passé un accord historique avec le gouvernement de Navarre sur « un projet de 2X1 voie avec créneaux de dépassement et des
caractéristiques identiques de part et d’autre de la frontière ». Nous avons ainsi la preuve qu’il n’en ait rien et que Lasserre nous ment depuis plus d’un an.
Le 15 novembre en séance plénière à Pau, M. Labazée ( au nom du groupe PS ) et M.
Galant ont sollicité M. Lasserre au sujet de la transnavarraise et demandé un vote.
M. Lasserre a refusé le vote alors que ce dernier est le seul acte officiel qui ait une valeur.
Les propos de M. Aguerre sur les ondes de radio France Bleu Pays-Basque sont sans
ambigüité quant à la manipulation politique orchestrée.
Aguerre confirme au journaliste que le projet est arrêté mais pas abandonné et qu’il ne faut pas dire qu’il n’existera jamais. Il rajoute « il fallait prendre des dispositions pour
reprendre le dossier sereinement ». M. Aguerre ne semble pas partager l’idée d’un abandon de la transnavarraise.
Il dit également que dans l’esprit du Conseil Général, la transnavarraise est liée aux déviations. Nous répondons que la transnavarraise est un projet à dimension internationale destiné à faire
passer le trafic navarrais qui confirme toujours sa volonté d’obtenir un axe direct vers le nord de l’Europe. En revanche, les déviations sont des projets locaux pour un trafic local.
Lorsque le journaliste demande au conseiller général de St-Palais si c’est le Grenelle, l’aspect financier ou la proximité des élections cantonales qui conduisent aux déclarations de M.
Lasserre, il répond que c’est un ensemble. Sachant que la sensibilité environnementale de M. Aguerre n’est pas à démontrer et que pour l’aspect financier, il ne cesse de répéter dans son canton
que ce projet se financera par les 3P (Partenariat Privé Public ), seule la 3ème proposition reste. C’est bien la proximité des élections qui conduit les promoteurs du projet à marquer
un arrêt pour mieux recommencer.
M. Aguerre dit également sur ces ondes de France bleu que jusqu’à Arnéguy, le projet ainsi que le tunnel est un problème navarrais. Ceci est purement mensonger car pour l’étude, le maître
d’ouvrage est le Conseil Général 64, c’est-à-dire qu’un arrêt de l’étude acté par un vote, conduirait à un abandon et un retour à zéro de l’ensemble du projet de transnavarraise et ceci, de
part et d’autre de la frontière.
Lorsque le journaliste dit que même le gouvernement de navarre ne comprend les propos de M. Lasserre compte tenu des engagements de ce dernier, M. Aguerre répond que très prochainement ils iront
les rencontrer et peut-être faire des propositions nouvelles. Ira-t-il exposer les nouveaux plans d’une éventuelle manipulation politique ?
Pour cet ensemble de raisons, près de 2000 personnes ont exprimées leur détermination et en particulier le monde paysan qui a honoré, une fois de plus, le cortège avec notamment plus d’une
cinquantaine de tracteurs.
Nous appelons à poursuivre la mobilisation le 20 décembre devant le Conseil Général à Pau à partir de 9h pour réclamer ensemble un vote qui marquera officiellement l’arrêt du projet de
transnavarraise.
Denak Pauen Abendoaren 20an!