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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 18:00
Je ne me souviens plus de la source de cette image. Que l'auteur me pardonne.

Je ne me souviens plus de la source de cette image. Que l'auteur me pardonne.

Voilà. C'est tout.

Si Madame Le P'haine avait été élue, ce sont sans doute les porcs qui auraient  pris la parole en premier. (note de la blogueuse qui dédie ce très court "post" à Gilles Marchal --- "Tant pis s'il n'y a plus de chasse à Rambouillet" chante Jean-Roger ci-dessous--- et à Luc Romann)

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:40
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.

J'ai déjà publié sur ce blog plusieurs "posts" dénonçant les écobuages, qu'il serait plus exact de nommer feux pastoraux. Le dernier de ces "posts" est en date du 21 janvier dernier et on y voit des photos prises deux jours après le passage des feux pas loin de chez moi. Là, pas de jolies flammes rouges  qui cachent la réalité de la désolation engendrée par ces pratiques à répétition qui n'ont plus rien à voir même avec la soi-disant "tradition" derrière laquelle nos pyromanes se réfugient.

Et voilà que cela a recommencé quelques jours plus tard tout près de là, comme chaque année depuis des décennies. Un jour, je sors de chez moi, je suis saisie par une odeur de brûlé et j'éprouve des difficultés à voir à plus de cinq mètres. En revanche, je vois clairement sous mon nez voleter des cendres. Quelques jours plus tard, devant me rendre avec un ami de l'autre côté de la colline d'où venait la fumée, je découvre un autre paysage en cours de "lunification" et prends quelques photos. Je vous les livre ci-dessous, en vous conseillant de cliquer sur chacune pour les voir en meilleure définition.

Vous trouverez également une photo de l'un des nombreux piquets de clôture attaqués par le feu, clôture appartenant au seul agriculteur du coin qui ne fait pas subir la violence des flammes à la terre.

Vous verrez également qu'il reste extrêmement  peu de terre, que la roche mère affleure et qu'elle est en train de se déliter. Plus de terre, plus de roche, pas besoin d'aller sur la lune. On y sera bientôt en restant sur Terre. Et mon souci permanent (depuis l'enfance) de l'humus et du sol me remet en mémoire quelques photos que j'avais prises du côté de Sigonce en Haute Provence, en 1971. Plus rien, plus un brin d'herbe, plus de structure du sol. Déboisements, feux pastoraux ont eu raison de la terre-mère dans un pays où pourtant il pleut tellement moins qu'ici!

Je livre également à votre attention dans les images ci-dessous un court extrait d'un roman de Thyde Monnier (née en 1887) "Le figuier stérile, " publié en 1947. Ou quand, non contente d'avoir détruit le sol, l'érosion naturelle très largement accélérée par l'homme s'attaque à la roche.

On sait maintenant que le Sahel n'a pas toujours été un désert et que l'homme a fait le nécessaire pour qu'il le devienne.

Amalur, la terre-mère des Basques, n'est-elle pas abandonnée par ses enfants?

 

 

La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 11:38
Gouffre de fureur.

Lors de sa marche malgré le vent très fort, ma fille a rapporté ce geai trouvé par terre, au milieu d'un amoncellement de branches fraîchement abattues par la tempête. Vu qu'il fait un temps à ne pas mettre un fusillot dehors même en lui mettant devant le nez un verre de Ricard comme la carotte à l'âne, vu aussi que cet oiseau ne  porte aucune trace de blessure de quelque sorte que ce soit, on est en droit de penser qu'il est est  victime de la tempête.

Un souvenir remonte à la surface. Dans la deuxième moitié des années 70, une forte tempête avait abattu des milliers d'arbres dans le Sud-Ouest. Le lendemain, j'avais reçu la visite d'un copain qui avait les larmes aux yeux. Il m'avait dit "J'en suis malade, les hommes abattent les arbres, les hommes arasent, les hommes tronçonnent, les hommes brûlent et il faut qu'en plus les tempêtes y mettent leur grain de  sel empoisonné".

Depuis, je me suis parfois posé cette question "La pluie,le soleil, le vent léger, je vois à quoi ils servent sur cette Terre, je sens leur utilité. Mais les tempêtes, les ouragans, les tornades, pourquoi? Pourquoi cette violence qui fracasse homme et nature? Ils n'apportent que le mal. Ils font souvent bien du tort à l'homme qui lui saccage tout le reste du monde vivant, mais ils abattent aussi les arbres, assomment les oiseaux et bien d'autres animaux."

Je ne connais pas de réponse à cette question. Elle échappe au "génie écologique". Ou alors, il faut se poser la question d'un point de vue spirituel. Mais sur ce terrain, je ne me risquerai certes pas.

 

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Published by Jeno l'écolo - dans Aider la faune - Fauna Zain
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:41
Quand on aime, on ne brûle pas.

Pour voir les images en meilleure définition, cliquez dessus.

"Il faut arrêter de publier des photos de montagne en proie aux flammes lorsque l'on veut dénoncer les écobuages. Les flammes, la fumée, c'est bien trop "glamour", cela cache la réalité des dégâts. Nous sommes tous un peu pyromanes devant les flammes qui s'élèvent." C'est ce que je me disais il y a un peu plus d'une dizaine de jours lors d'une petite marche tout près de la maison et en découvrant ce que vous pouvez voir sur ces photos, la mise en place, patiemment, d'année en année et avec une constance destructrice totalement aveugle, d'un paysage lunaire.

L'été dernier, particulièrement chaud et sec dans cet endroit de la planète si habitué à l'humidité ( et c'est bien peu dire) , j'ai reçu la visite de deux amis qui ne connaissaient rien du tout du Pays Basque et dont la première réaction a été "Mais c'est totalement pelé, pire que ça, la terre est brûlée, il doit y avoir écobuage sur écobuage, par ici, quelle horreur!"! Moi qui aime cette patrie que je me suis choisie comme me le disait Bernard Charbonneau, je me suis sentie blessée dans cet amour pour elle et pourtant, hélas, je ne pouvais pas nier.

M''est alors revenu le souvenir d'un article que j'avais écrit pour "Le journal du Pays Basque" quand j'y étais correspondante locale ( voir deuxième lien ci-dessous) et qui, seul de tous les articles proposés  (une page par jour, pendant un an, toute liberté de sujet et d'expression) m'avait été refusé à maintes reprises malgré mes efforts pour l'édulcorer quelque peu. Vous avez dit omerta?

Et pour arranger le tout, cette petite marche d'où j'ai rapporté ces photos de cauchemar avait lieu en plein pic de pollution sur Toulouse, Lourdes, et autres villes des Pyrénées, imputable pour une partie non négligeable aux incendies allumées dans les montagnes  ainsi qu'aux feux de déchets verts dans les jardins. Le feu à l'extérieur n'est donc pas seulement synonyme de mort pour la faune, pour la microfaune (insectes pollinisateurs et autres), d'appauvrissement  et de destruction de la flore (il faut 8 ans à la bruyère pour se reconstituer après l'agression du feu, pauvres abeilles et pauvres apiculteurs!), d'impossibilité pour les arbres de recoloniser leur chez-eux, de stérilisation d'un sol par ailleurs souvent en situation de surpâturage,  d'érosion de plus en plus rapide par délitement du sol  (donc d'inondations à répétition), mais il participe à la pollution et à l'augmentation de l'effet de serre. Le dire, l'écrire, est mal vu. Je serais mal vue? Tant pis.

 

Comme pour bien des habitudes néfastes et destructrices, les gens qui mettent le feu à la montagne se basent sur la sacro-sainte tradition. Mais on l'a dit et répété, la tradition est tout sauf une excuse. "Et le "On a toujours fait comme ça", l'autoroute ouverte à l'aveuglement et à la bêtise transmissible et reproduisible  à l'infini. De plus, il est évident que ces feux de montagne sont chaque année plus nombreux, bien plus nombreux qu'il y a des décennies où il y avait encore des bras dans les fermes pour travailler avec des outils manuels et sélectifs, des arbres comme en particulier les châtaigniers qui nourrissaient les cochons et les humains également  et qu'il était donc hors de question de détruire. L'atroce "accident" d'Esterenzubi où plusieurs randonneurs ont trouvé la mort  à cause d'un écobuage, a obligé les autorités à bousculer un petit peu les habitudes et à exiger l'autorisation préalable à tout allumage de feu en montagne. Je ne suis pas au courant de tout mais je ne connais pas un seul écobuage qui ait été interdit depuis. Et les écobuages que l'on dit "sauvages" continuent sans que personne à ma connaissance, du moins par ici, n'ait été inquiété à ce jour.

Dès lors que chacun accepterait de se mettre autour d'une table, de participer à un diagnostic de réfléchir en commun, tout deviendrait possible. A court, moyen, long terme, des solutions pourraient voir le jour, des actions positives pourraient être mises en place. La nature et l'homme y trouveraient leur compte et les pires catastrophes seraient évitées.

Mais voilà, pour ça, il faut que certains se débarrassent une bonne fois pour toutes de l' antienne" C'est la tradition, on a toujours fait comme ça, on ne peut pas faire autrement", derrière laquelle ils trouvent bien confortable de se réfugier. Et ça, hélas, ce n'est pas gagné.

En attendant, regardez bien ces photos. Qui peut croire, devant ce spectacle, ce paysage de désolation, que mettre le feu à la montagne soit un acte de vie? Moi, j'y vois la terre qui, non retenue par une végétation herbeuse, arbustive ou arborée, va donc filer sans frein vers le ruisseau puis la rivière à chaque pluie, avec systématiquement dans les médias les lamentations qui s'ensuivent sur cette méchante nature qui permet les inondations. Moi, j'y vois la mort.

 

Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:35
Madame Jane Goodall et deux de ses amis.

Madame Jane Goodall et deux de ses amis.

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 10:53
Homo environnementalus ou homo ecologicus?

Ci-dessus, chronique de Fabrice Nicolino dans Charlie Hebdo du 14 décembre 2016.

Lien ci-dessous, un vieux papier de moa.

Un style différent mais comme une communauté de pensée.

Un bémol malgré tout concernant le texte de Fabrice Nicolino. Cela commence quand-même à faire un certain temps que le terme "leurs amis socialos" n'est plus trop de mise en ce qui concerne EELV. Et je rappelle que je n'en ai jamais été membre. De plus, en vérité, je ne ressens pas le besoin de pointer du doigt un tel ou tel (le) autre ou telle ou telle organisation. Le message y perd un peu en force. Ce que j'avais écrit en 1995 se plaçait d'un point de vue beaucoup plus général. J'ai toujours été choquée, gênée que lorsque l'on parle beaucoup de nature ( ce qui n'exclue nullement, bien au contraire de s'intéresser au social), que ce soit en politique ou dans la vie associative on est nommé (e) par les autres "environnementaliste", alors que --- et non, justement! C'est celui qui l'a dit qui l'est. Et toc!

 

Je dédie ce "post" à Gilles Marchal qui aurait, j'en suis certaine, apprécié au plus haut point le passage où Fabrice parle du problème posé par des éoliennes "folles". D'ailleurs, il me semble l'entendre sourire, comme il disait.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 09:32
C'est pas la Chine!

1978, mais---toute ressemblance avec des faits d'actualité ne saurait être en aucun cas le fait du hasard.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 19:23
Merci Jean-Pierre Andrevon!

Jean-Pierre Andrevon, comme Pierre Fournier,  souvenir bien vivant de mon adolescence militante à Jeunes et Nature et accro à Charlie.

Je viens de recueillir sa signature de la pétition personnalités du CRAC Europe pour l'abolition de la corrida.

Et en prime, j'ai reçu avec bonheur ces quelques dessins. Je vous les offre.

Que dire, à part que j'adore?

Corrida basta! Viva la vida!

 

 

Merci Jean-Pierre Andrevon!
Merci Jean-Pierre Andrevon!
Merci Jean-Pierre Andrevon!
Merci Jean-Pierre Andrevon!
Merci Jean-Pierre Andrevon!
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 19:28
André Cazetien, l'homme qui vit avec les humains et les ours.

J'ai vu et entendu André pour la première fois, c'était quand? 1994? Une grande manif en Vallée d'Aspe pour défendre l'Ours et l'une des dernières enclaves sauvages des Pyrénées, la Vallée d'Aspe. Pour défendre la vie contre le tunnel du Somport, l'axe E7, le fric mortifère.

Les orateurs se succédaient, associatifs, politiques. Et j'avais des fourmis dans les jambes : bon, elle commence quand, cette manif? On commence la marche quand? Et puis André est monté à la tribune et a pris la parole. Et l'émotion m'a étreinte, les larmes ont fait leur travail, je n'avais plus envie de marcher. J'aurais voulu rester là , à l'écouter encore et encore. Je ne sais plus à qui j'ai demandé : "Qui est-ce?". "André Cazetien, il est chez les réformateurs du PCF". Et là, moi, j'avoue m'être dit "Erreur d'aiguillage, il devrait être chez les Verts.". Très vite après, il y  entrait chez les Verts. Moi même, j'ai quitté le parti il y a plusieurs années déjà puisque c'était en 2009. Lui  est toujours à EELV.

Et je tiens à lui dire comme je l'aime et à quel point je tiens à lui. A l'heure où, dans le cadre des éditions  Astobelarra, il vient de sortir son dernier livre "Le passager", où par courts chapitres, il remonte le fil de sa vie professionnelle, familiale, militante.

André est né en 1923 à Maslacq, une petite ville du Béarn. Instituteur (élève de Bernard Charbonneau),  écrivain et poète, il a participé très activement aux grands combats politiques et sociaux  du siècle dernier.  Il a été pendant 18 ans maire de Mourenx, première ville nouvelle de France.

Vous pouvez vous procurer ce dernier livre en date "Le passager" contre 8 euros+ 2 euros 72 de port à l'adresse de l'auteur: André Cazetien, 3 avenue des Nives 64150 Mourenx

 

André Cazetien, l'homme qui vit avec les humains et les ours.
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 14:42
La hulotte sanglote

Chouette hulotte. Une poterie de Paul Carriquiry dans les années 70. Un cadeau qu'il m'avait fait juste avant de quitter le Pays basque. NDLB Note de la blogueuse

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

La hulotte sanglote

A l'heure palote

A qui la faute ?

 

Pauvre hulotte

Plus dans ses bottes

La voilà qui zozote

 

Malheureuse hulotte

Le cœur en compote

Parmi les pleurotes

 

Consolons la hulotte

Qu'elle hulule la pauvrote

Sans fausse note

 

Que plus ne sanglote

Dame hulotte

Sous la lune palote

 

 

 

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