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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:46

Une contribution de Bernard Caussade

Le taureau Lorenzo

Les connes endimanchées en pays d’Aragon en ont eu pour leurs comptes. Leurs orgasmes en arènes pour spectacles de sang ont perdu leur héros. Le taureau Lorenzo, élevé en manade par des mâles futiles pour spectacles sadiques, s’est essuyé les cornes sur le jeune Barrio. Le sang du torero s’infiltre doucement au creux du sable chaud. Et ce n’est que justice.
L’autoroute décolle des contrées plus humides et descend doucement sur les plaines des Landes, vous bifurquez à gauche vers Sud Ouest Cassoulet, vous poursuivez plus bas c’est fêtes de Bayonne aux odeurs frelatées et partout en affiches c’est corridas cruelles, courses vaches landaises pour pleutres matadors.
N’entrez pas dans le jeu, n’entrez pas dans l’arène… ceci n’est pas un jeu.
En plein jour, plein soleil on massacre en spectacle pour instincts primitifs, pour instants fortunés, pour gogos gominés.
Quand vous remonterez vers les plaines normandes, les plages haut de France, les frontières d’Alsace, sur la banquette arrière vos enfants assoupis auprès du labrador, de l’épagneul breton, sauront vous remercier…

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 12:35
Un dessin de l'ami Marc Large

Un dessin de l'ami Marc Large

Une contribution d'Anne de Rugy

- "Maman tu sais la maîtresse, elle a pas fait classe normalement, elle était très énervée. Elle a grondé D. parce qu'il avait dit "le truc de Charlie", attends c'est pas un truc quand même c'est hypergrave...
-Il a peut-être dit ça comme ça, pas méchamment...
- Ouais. Après elle nous a montré Libé, tu l'as maman, j'aimerais bien le garder, et elle nous a dit qu'il ne fallait pas tout mélanger, que c'était des fous et elle nous a dit qu'aux Etats-unis on disait, attends c'est en anglais maman et je m'en souviens, "Not in my name".
- Ah oui c'est bien ça comme formule.
- Nous on a noté "caricature" et "journal satirique" dans le carnet de vocabulaire en français et la prof, elle nous a dit que c'était des caricatures politiques qu'ils se moquaient des hommes politiques de droite, de gauche, même des Verts hein, "tous en fait" elle a dit et puis "Marine Le Pen et toute sa clique" là je pense que ça veut dire qu'elle vote pas Le Pen...
- Oui, je crois aussi...
- Après la prof de SVT elle a pleuré...
- Ah bon pendant la minute de silence à midi?
- Non ça c'était en mathématiques, non c'est parce que G. il ne savait pas ce qui s'était passé alors elle a expliqué et puis elle s'est tournée vers le tableau et on a compris qu'elle pleurait. J'avais jamais vu une prof pleurer...
- Mais attends maman, tu pleures toi aussi?
- Oui mais une maman qui pleure t'as déjà vu ça quand même!"

 

Anne de Rugy

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 10:00
La longue marche de Catherine Grèze.
Une contribution de Catherine Grèze.

 

Bonjour  à toutes et tous,

 

Ce n’était pas une boutade : « si je ne suis pas ré-élue, je rentre à pied du Parlement Européen ! ».

762 kilomètres plus tard, voici ma parole tenue.

De Strasbourg à Lanta, des Vosges à la Montagne Noire, en passant par Chartreuse, Vercors, Cévennes et Haut Languedoc, je suis arrivée.

 

Arrivée juste à temps pour le dernier voyage de Françoise Matricon, militante écologiste Ariègeoise, dans le petit cimetière du Bousquet près de sa belle maison, où nous faisions les premiers CAR Midi-Pyrénées face au Saint-Barthélémy… De la tristesse mais aussi beaucoup de gens présents pour redire à quel point nous avons besoin de l’engagement citoyen, de l’engagement politique…

 

Arrivée après avoir traversé de belles montagnes (trop souvent sous la pluie !) mais aussi les territoires d’une France souventdésespérée, aux villages qui se vident, aux territoires abandonnés.

 

Une France aussi marquée par son Histoire : les restes des tranchées, des trous d’obus de 1914, les pistes d’approvisionnement du Front, comme celle du petit Tacot, les bornes frontières de 1871, mais aussi les blockhaus dans les forêts, camps de concentration, comme le Struthof, les stèles où un jeune fusillé est tombé, les plaques rappelant que tel ou tel col a été libéré des SS par … les Algériens ou les Tunisiens, les plaques sur telle ou telle ferme rappelant qu’ici s’est caché un commando parachuté… Une Histoire bien vite oubliée par la génération qui n’a plus le lien du témoignage direct, mais aussi par les moins jeunes, comme l’ont montré les résultats de l’extrême droite aux dernières européennes…

 

S’il est une chose que cette longue marche m’a bien prouvée c’est que plus que jamais nous avons besoin d’un engagement, d’une vision écologique de nos territoires : à la fois globale et locale…

 

C’est une grand « Merci » que je voudrais dire à vous toutes, vous tous, les dizaines de militants qui m’ont envoyé votre soutien, vos encouragements au fil du chemin, un coup de pouce parfois ou une bonne table partagée… Grâce à vous je suis bien revenue « les pieds sur terre » après l’expérience douloureuse de la fin du mandat européen. Grâce à vous je suis pleine d’une énergie renouvelée et convaincue plus que jamais, qu’en cette période du « désamour » du politique, notre engagement est plus que jamais vital pour nos territoires et notre planète.

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 11:45
vaugelade-daniel.perso.sfr.fr

vaugelade-daniel.perso.sfr.fr

Une contribution de Peyo Etchebès.


21 avril 2002.

La palissade de l’espoir
Est maculée de cauchemars
L’avenir saigne
Un immonde crachat
Dégouline
Honte ! Honte ! Honte !
J’ai honte et je suis assommé

Liberté Égalité Fraternité
Devise insultée piétinée
Par le viol et l’obscurantisme
L’humanisme crève sous la haine
Le fruit à présent sulfureux
N’a plus cet élan de ferveur
Gavroche tombe sous les balles

France d’Hugo des Droits de l’Homme
Jean Moulin et la Résistance
Jaurès, les Travailleurs
Éluard, la Fraternité
Réveille-toi avant l’orage
La Peste ronge l’idéal
En nous plongeant dans le chaos

Mais de Toulouse à la Bastille
Des cœurs généreux et ardents
Font mémoire aux aînés sans conscience
Ils nettoient de la vie l’injure
Note d’espoir dans le fracas
Que pour longtemps ils nous rechantent
La Rose et le Réséda !

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:51
Rondeau de la vipère

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

Méfiez vous un peu de dame vipère

Ne dormant que d'un œil sur la pierre

Ne croyez pas qu'à peine j'exagère

Elle peut parfois se montrer sévère

 

Couler des jours heureux au soleil

Voilà un bonheur à nul autre pareil

Ne troublez pas son fragile sommeil

En la taquinant du bout de l'orteil

 

Qui oserait plaindre le cruel destin

De ce serpent qualifié de malin

Finissant souvent en peau de chagrin

Au détour des routes et des chemins

 

 

 

Méfiez vous quand même de la vipère

 

 

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 10:23
Cours s'il pleut.

Cours s'il pleut

Yves LECLAIR

poèmes

 

Une contribution de Daniel Labeyrie.

 

 

 

Le poète n'est pas du genre à courir mais à cheminer au gré des rues, des routes, des villes, des bords de mer, des quais, les yeux grands ouverts sur les êtres, sur la vie....

 

Il balaie les ondes, se promène au bord d'un grand lac en Italie du nord, déambule dans les ruelles de Ciboure au Pays-Basque, laisse son visage prendre les embruns océans, se balade à vélo ici et là, flâne sur les familiers bords de Loire...

 

Une robe légère épousant une saute de vent, le léger mouvement des seins d'une passante inconnue aux Pays-Bas ou sur le trottoir d'un pont à Bayonne, cela comme une célébration de la beauté, fragilité des choses qui passent comme un arc-en-ciel après l'averse.

 

Les vers de l'auteur sont « salutaires » comme une invitation au voyage, comme un appel vers la magie du quotidien.

Des petits joyaux vous éclatent au visage au fil de ces pages habitées.

 

Yves LECLAIR use ses chaussures mais son modeste cordonnier réparera les semelles usagées de ses bottines pour qu'il puisse continuer à aller et venir sur les chemins de la vie.

 

 

Daniel LABEYRIE

 

 

Références: éditions NRF GALLIMARD

Cours s'il pleut.

 

PART DU MARCHER

Yves Leclair

 

 

 

L'Adour vert émeraude clignote au soleil

Sur le pont la jupe et la chevelure ondulent

sur l'épaule nue. L'humanité transparaît

 

 

 

à contre-jour. Le sein libre comme l'instant

danse la gigue et pointe du temps le tissu

qui passe et ralentit. Et l'œil surpris surprend

 

 

 

l'ombre mouvante des jambes et de la chair

divine et éphémère. Ah! Qu'il fait bon marcher

à ne rien faire, le long du quai des Corsaires !

 

 

 

Bayonne,

 

10 août 2011

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