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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 18:00
Je ne me souviens plus de la source de cette image. Que l'auteur me pardonne.

Je ne me souviens plus de la source de cette image. Que l'auteur me pardonne.

Voilà. C'est tout.

Si Madame Le P'haine avait été élue, ce sont sans doute les porcs qui auraient  pris la parole en premier. (note de la blogueuse qui dédie ce très court "post" à Gilles Marchal --- "Tant pis s'il n'y a plus de chasse à Rambouillet" chante Jean-Roger ci-dessous--- et à Luc Romann)

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 13:13

Crédit toutes photos : Laurence Goyeneche.

Soleil tueur

Je vous ai parlé plusieurs fois dans le cadre de ce blog des dégâts terribles causés à la terre, au sol, aux plantes, aux animaux par les feux pastoraux ( injustement baptisés écobuages) à répétition (voir en particulier le lien en bas de page).

Les quelques photos ci-dessous  vous aideront peut-être à visualiser également ce que ces pratiques barbares et criminelles peuvent infliger à l'air que nous respirons. Curieusement, en cette année où l'on commence enfin à entendre un petit peu parler dans les médias de la participation très lourde de ces feux au phénomène des pics de pollutions et de particules fines, on dirait que nos arrogants pyromanes sont pris de frénésie. Il semble qu'il n'y ait jamais eu autant de ces incendies criminels mais autorisés par la loi à condition de demander bien poliment l'autorisation aux maires qui ont pour l'habitude de l'accorder sans se poser trop de questions.

Avant-hier, en sortant de chez moi, très loin de la portée de vue du premier feu, je me suis retrouvée couverte de cendres qui tombaient du ciel comme des flocons de neige. Quelques jours plus tôt, dans les mêmes conditions d'éloignement des feux, j'avais du mal à voir la borde qui se trouve être à 12 mètres de la fenêtre de la cuisine.

Regardez les photos prises hier à Baigorri (Saint-Etienne-de-Baigorry). Depuis plusieurs jours, il en est ainsi dans toutes nos vallées. Dommage que je ne puisse vous partager aussi l'odeur afin que vous vous rendiez encore mieux compte. L'autre jour, quelqu'un me disait "Quand je pense à tous ces malheureux qui vivent en bordure d'autoroutes ou dans la pollution des grandes villes!" Euh, désolée ma pt' tite dame, mais des jours comme ceux-ci, pas certaine, mais alors pas certaine du tout que nous soyons mieux lotis.

Depuis plusieurs jours, ma fille rentre à la maison en me disant "En fin de journée, le soleil était dans un halo et il était brûlant, anormalement chaud". On connaît le problème pausé par  l'amincissement de la couche d'ozone protectrice qui filtre  de moins en moins les rayons solaires nocifs, ouvrant une voie sans entrave aux rayons vecteurs de cancers.  Mais de plus,  après des journées et des nuits d'incendies dans la montagne, quand le soleil présente cet aspect à notre regard, on peut se faire du souci, beaucoup de souci.

Et c'est ainsi que l'homme, y compris le berger ( et oui!) transforme le soleil,  pourtant source de vie sur cette planète, en "serial killer". Et ce n'est qu'un début.

HALTE AUX FEUX PASTORAUX!

 

Soleil tueur
Soleil tueur
Soleil tueur
Soleil tueur
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:40
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.

J'ai déjà publié sur ce blog plusieurs "posts" dénonçant les écobuages, qu'il serait plus exact de nommer feux pastoraux. Le dernier de ces "posts" est en date du 21 janvier dernier et on y voit des photos prises deux jours après le passage des feux pas loin de chez moi. Là, pas de jolies flammes rouges  qui cachent la réalité de la désolation engendrée par ces pratiques à répétition qui n'ont plus rien à voir même avec la soi-disant "tradition" derrière laquelle nos pyromanes se réfugient.

Et voilà que cela a recommencé quelques jours plus tard tout près de là, comme chaque année depuis des décennies. Un jour, je sors de chez moi, je suis saisie par une odeur de brûlé et j'éprouve des difficultés à voir à plus de cinq mètres. En revanche, je vois clairement sous mon nez voleter des cendres. Quelques jours plus tard, devant me rendre avec un ami de l'autre côté de la colline d'où venait la fumée, je découvre un autre paysage en cours de "lunification" et prends quelques photos. Je vous les livre ci-dessous, en vous conseillant de cliquer sur chacune pour les voir en meilleure définition.

Vous trouverez également une photo de l'un des nombreux piquets de clôture attaqués par le feu, clôture appartenant au seul agriculteur du coin qui ne fait pas subir la violence des flammes à la terre.

Vous verrez également qu'il reste extrêmement  peu de terre, que la roche mère affleure et qu'elle est en train de se déliter. Plus de terre, plus de roche, pas besoin d'aller sur la lune. On y sera bientôt en restant sur Terre. Et mon souci permanent (depuis l'enfance) de l'humus et du sol me remet en mémoire quelques photos que j'avais prises du côté de Sigonce en Haute Provence, en 1971. Plus rien, plus un brin d'herbe, plus de structure du sol. Déboisements, feux pastoraux ont eu raison de la terre-mère dans un pays où pourtant il pleut tellement moins qu'ici!

Je livre également à votre attention dans les images ci-dessous un court extrait d'un roman de Thyde Monnier (née en 1887) "Le figuier stérile, " publié en 1947. Ou quand, non contente d'avoir détruit le sol, l'érosion naturelle très largement accélérée par l'homme s'attaque à la roche.

On sait maintenant que le Sahel n'a pas toujours été un désert et que l'homme a fait le nécessaire pour qu'il le devienne.

Amalur, la terre-mère des Basques, n'est-elle pas abandonnée par ses enfants?

 

 

La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
La terre jusqu'à l'os! Et peut-être pire encore.
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 15:10
Il faut que tu respires et ça c'est rien de le dire.
Une contribution de Michel Botella.
 
 
Comme pour Alteo Gardanne et ses rejets criminels à la mer, Fos sur Mer vit ses dégâts du progrès.
 
Résultat d’un Etat absent et donc très couteux ici où les “Inspecteurs” sont devenus de simples “Constatateurs” et soumis aux diktat des multinationales qui ont obtenu de ne pas se faire du souci avec ces foutaises de protection de l’environnement et de la santé comme dans tout pays du quart monde corrompu.
 
Lorsque nous pointions (CFDT) en Secrétariat Permanent pour les Problèmes (devenu Prévention, tu parles ) de Pollution Industrielle – S3PI Fos /Etang de Berre des années 80 les rejets des 220 cheminées qui rejetaient 24H sur 24, 365 jours / an jusqu’à 800 tonnes / jour de SO2 –dioxyde de souffre, la réponse préfectorale était décapante comme les pluies acides : “nous faisons en sorte que les normes soient respectées !”
Foutaise, les normes en matière d’environnement industriel ne sont que des autorisations à polluer.
A Fos comme malheureusement sur le port de Bayonne et quelques autres lieux, il en reste, où l’industrie irrespectueuse continue de sévir en toute impunité. Exemple l’Amiante : 1000 à 3000 morts par an !
La revendication des années 80 “Ne pas perdre sa vie à la gagner” demeure 30 ans après.
Egalement que d’appuyer les initiatives qui demandent (et l’ont obtenu au niveau de La Haye) d’élargir aux prérogatives de la Cour Pénale Internationale DE JUGER ET CONDAMNER les crimes environnementaux, sanitaires et économiques.
A+
et santé!
MB
 
 

 

 

Il faut que tu respires et ça c'est rien de le dire.
Il faut que tu respires et ça c'est rien de le dire.
Il faut que tu respires et ça c'est rien de le dire.
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:41
Quand on aime, on ne brûle pas.

Pour voir les images en meilleure définition, cliquez dessus.

"Il faut arrêter de publier des photos de montagne en proie aux flammes lorsque l'on veut dénoncer les écobuages. Les flammes, la fumée, c'est bien trop "glamour", cela cache la réalité des dégâts. Nous sommes tous un peu pyromanes devant les flammes qui s'élèvent." C'est ce que je me disais il y a un peu plus d'une dizaine de jours lors d'une petite marche tout près de la maison et en découvrant ce que vous pouvez voir sur ces photos, la mise en place, patiemment, d'année en année et avec une constance destructrice totalement aveugle, d'un paysage lunaire.

L'été dernier, particulièrement chaud et sec dans cet endroit de la planète si habitué à l'humidité ( et c'est bien peu dire) , j'ai reçu la visite de deux amis qui ne connaissaient rien du tout du Pays Basque et dont la première réaction a été "Mais c'est totalement pelé, pire que ça, la terre est brûlée, il doit y avoir écobuage sur écobuage, par ici, quelle horreur!"! Moi qui aime cette patrie que je me suis choisie comme me le disait Bernard Charbonneau, je me suis sentie blessée dans cet amour pour elle et pourtant, hélas, je ne pouvais pas nier.

M''est alors revenu le souvenir d'un article que j'avais écrit pour "Le journal du Pays Basque" quand j'y étais correspondante locale ( voir deuxième lien ci-dessous) et qui, seul de tous les articles proposés  (une page par jour, pendant un an, toute liberté de sujet et d'expression) m'avait été refusé à maintes reprises malgré mes efforts pour l'édulcorer quelque peu. Vous avez dit omerta?

Et pour arranger le tout, cette petite marche d'où j'ai rapporté ces photos de cauchemar avait lieu en plein pic de pollution sur Toulouse, Lourdes, et autres villes des Pyrénées, imputable pour une partie non négligeable aux incendies allumées dans les montagnes  ainsi qu'aux feux de déchets verts dans les jardins. Le feu à l'extérieur n'est donc pas seulement synonyme de mort pour la faune, pour la microfaune (insectes pollinisateurs et autres), d'appauvrissement  et de destruction de la flore (il faut 8 ans à la bruyère pour se reconstituer après l'agression du feu, pauvres abeilles et pauvres apiculteurs!), d'impossibilité pour les arbres de recoloniser leur chez-eux, de stérilisation d'un sol par ailleurs souvent en situation de surpâturage,  d'érosion de plus en plus rapide par délitement du sol  (donc d'inondations à répétition), mais il participe à la pollution et à l'augmentation de l'effet de serre. Le dire, l'écrire, est mal vu. Je serais mal vue? Tant pis.

 

Comme pour bien des habitudes néfastes et destructrices, les gens qui mettent le feu à la montagne se basent sur la sacro-sainte tradition. Mais on l'a dit et répété, la tradition est tout sauf une excuse. "Et le "On a toujours fait comme ça", l'autoroute ouverte à l'aveuglement et à la bêtise transmissible et reproduisible  à l'infini. De plus, il est évident que ces feux de montagne sont chaque année plus nombreux, bien plus nombreux qu'il y a des décennies où il y avait encore des bras dans les fermes pour travailler avec des outils manuels et sélectifs, des arbres comme en particulier les châtaigniers qui nourrissaient les cochons et les humains également  et qu'il était donc hors de question de détruire. L'atroce "accident" d'Esterenzubi où plusieurs randonneurs ont trouvé la mort  à cause d'un écobuage, a obligé les autorités à bousculer un petit peu les habitudes et à exiger l'autorisation préalable à tout allumage de feu en montagne. Je ne suis pas au courant de tout mais je ne connais pas un seul écobuage qui ait été interdit depuis. Et les écobuages que l'on dit "sauvages" continuent sans que personne à ma connaissance, du moins par ici, n'ait été inquiété à ce jour.

Dès lors que chacun accepterait de se mettre autour d'une table, de participer à un diagnostic de réfléchir en commun, tout deviendrait possible. A court, moyen, long terme, des solutions pourraient voir le jour, des actions positives pourraient être mises en place. La nature et l'homme y trouveraient leur compte et les pires catastrophes seraient évitées.

Mais voilà, pour ça, il faut que certains se débarrassent une bonne fois pour toutes de l' antienne" C'est la tradition, on a toujours fait comme ça, on ne peut pas faire autrement", derrière laquelle ils trouvent bien confortable de se réfugier. Et ça, hélas, ce n'est pas gagné.

En attendant, regardez bien ces photos. Qui peut croire, devant ce spectacle, ce paysage de désolation, que mettre le feu à la montagne soit un acte de vie? Moi, j'y vois la terre qui, non retenue par une végétation herbeuse, arbustive ou arborée, va donc filer sans frein vers le ruisseau puis la rivière à chaque pluie, avec systématiquement dans les médias les lamentations qui s'ensuivent sur cette méchante nature qui permet les inondations. Moi, j'y vois la mort.

 

Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 10:34
Jean Lassalle, le mythe mité.

Illustration dans "La Répugnante des Pyrénées", journal satirique à publication unique mais désopilante.

Une contribution de Yannis Youlountas

Je ne comprends pas l'engouement subit de certains d'entre vous pour Jean Lassalle : mes potes de Groland appellent à le parrainer, des médias dit de gauche lui déroulent le tapis rouge, Pierre Carles prépare un film-portrait qui sortira en pleine campagne électorale, et l'un d'entre vous vient de me dire qu'il va rejoindre la campagne de ce saint-homme. Bon, je ne voulais pas m’en mêler, mais là je crois que ça va pas être possible.

JEAN LASSALLE OU LE MYTHE DE LA BONNE VIEILLE DROITE DU TERROIR

Franchement, je suis estomaqué. Savez-vous vraiment qui est Jean Lassalle, derrière le vernis de ses coups médiatiques ?

Pro-tunnel du Somport (axe européen E7), Jean Lassalle était le bras droit du sinistre député RPR et surtout banquier Michel Inchauspé, l'un des principaux promoteurs du projet juteux de bétonnage et de goudronnage de la magnifique vallée d'Aspe et chef de file des affairistes du coin. Lassalle a longtemps été le suppléant de son mentor (1988-2002) en charge des sales besognes, avant de le remplacer à partir de 2002. Aux dires de tous, Lassalle a été l'un des pires ennemis des zadistes durant toute la période de cette lutte (qui a connu son apogée avec le grand rassemblement du 22 mai 1994, avec 8000 opposants, jusqu’à la grève de la faim des zadistes, surnommés "les indiens", dont Pétof, en 2000). Lassalle n'était pas le "gentil" ou le "romantique" que certains racontent : il insultait, menaçait et lançait des anathèmes contre les zadistes de la vallée d'Aspe (dont l'abri a été incendié, durant une nuit en 1992 et dévasté à nouveau en 1993). C'était la dernière vallée vraiment sauvage des Pyrénées. Maintenant, passe à longueur de temps un armée bruyante et polluante de poids lourds (au lieu du projet de ferroutage que proposaient les opposants, puisque la ligne Pau-Saragosse existait déjà et nécessitait juste une remise en état). Bref, Lassalle a été propulsé en politique par un banquier affairiste du RPR, ses premiers faits de gloire ont été de combattre l'une des premières ZAD historiques en France, et son positionnement politique était déjà la droite et le tout productivisme.

Bon, j'accélère.

Pro-poulaga, Lassalle a fait tout un pataquès, pour que ses gendarmes chéris ne s'éloignent pas de chez lui, en 2003.

Militariste à fond la cocarde, il est allé jusqu’à faire des pompes devant des journalistes en octobre 2016 pour manifester son soutien aux bidasses français de retour de leurs missions chez les pauvres basanés.

Réactionnaire, il a voté contre le mariage pour tous, en avril 2013.

Profondément de droite, en dépit de son étiquette centriste, il l’a encore montré en revotant Sarkozy (au terme de son mandat), au second tour de la présidentielle 2012.

Capitaliste, évidemment, il critique la spéculation financière en mimant les slogans porteurs comme beaucoup d’autres, mais il fait l’éloge simultanément des grands capitaines d’industries, à commencer par Citroën, Renault et Peugeot (ah, la bagnole !)

Pro-chasse, même s’il n’est pas chasseur lui-même, il s'inquiète de la situation des chasseurs et appelle notamment à les soutenir, en 2011, parce qu’ils seraient en voie de disparition.

Anti-ours, par clientélisme, alors qu’il était président de l'organisme de tutelle, il a chapeauté le virage laxiste face aux chasseurs, abandonnant l'ourse Cannelle à des battues (tuée en novembre 2004), non content d’avoir déjà commencé à dévaster la vie sauvage de la vallée avec le tunnel, et, par la suite, il a empêché la reproduction des deux derniers ours (des mâles) en bloquant l’introduction de femelles.

Se rapprochant, depuis trois ans, de la mouvance conspirationniste, Lassalle est un intervenant régulier du plateau de la chaîne d’extrême-droite MetaTV aux côtés de son animateur soralien Tepa, ainsi que du Cercle des Volontaires  aux côtés du confusionniste Raphael Berland et de son gourou Etienne Chouard qu’on ne présente plus (Lassalle fréquente aussi d’autres courants de l’extrême-droite comme Radio Courtoisie).

Non, franchement, votre blague, si c'en est une, est de mauvais goût. Il faudrait vite nous rassurer, dans les jours qui viennent : "mais non, on déconnait !" Malheureusement, il semble que ce ne soit pas le cas.

Oui, bien sûr, on le sait, on nous l'a rabâché cent fois : il a fait une grève de la faim pour "défendre l'emploi industriel" dans son bastion électoral. Un coup médiatique qui l’a fait connaître et dont beaucoup parlent encore. Oui, et alors ? Des grèves de la faim, même des jihadistes en taule en ont fait plusieurs fois. L'essentiel n'est pas là. De plus, quand cinq des opposants au tunnel ont fait une longue grève de la faim, six ans plus tôt, Lassalle n’a pas manifesté la moindre empathie ni fait le moindre geste.

Vous qui tombez dans le panneau, vous êtes dans le mythe de la bonne vieille droite du terroir.

Ce mythe est un leurre.

Comme beaucoup d'autres, Jean Lassalle est un productiviste pur et dur, casseur de ZAD et de nature sauvage, formé par un banquier affairiste et député RPR, capitaliste jusqu'à l'os, démago jusqu'à la moelle, centriste donc de droite, amoureux de la police, lèche-botte des bidasses, lèche-cul des chasseurs, ramasse-crotte de la complosphère, bateleur et arriviste, baratineur avec l'accent.

Oui, c’est vrai, il a l’accent. Et alors ? On stigmatise l’origine maintenant ? D’autant plus que c’est pas vraiment une référence : Pasqua, Baylet, Aliot, Gaudin...

Reste le côté fils de berger, façon José Bové en somme, sauf que… c’est du côté FNSEA ! Ben oui, la FNSEA. Savez vous seulement qui est son grand ami et suppléant au parlement ? L’un des pires producteurs de malbouffe dans l’hexagone : Barthélémy Aguerre, le fameux patron de Spanghero, celui qui vous faisait bouffer des lasagnes Findus au cheval roumain :
https://www.youtube.com/watch?v=8qL9CxrAMN4

Longtemps après Giscard et son accordéon, Poujade et son topinambour, Pasqua et ses blagues corses, Chirac et ses vaches corréziennes… voilà que ça recommence !

Vous qui vous bouillonnez d’excitation devant son livre de campagne : « Un berger à l’Elysée », posez-vous juste une question, une toute petite question : si Jean Lassalle se pose en berger à l’Élysée, à votre avis, dans tout ça, vous êtes qui ?

Y.Y.

https://www.youtube.com/watch?v=ZZpNfsOQI-g

(texte comme toujours reproductible où vous voulez, pas besoin de demander)

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 10:53
Homo environnementalus ou homo ecologicus?

Ci-dessus, chronique de Fabrice Nicolino dans Charlie Hebdo du 14 décembre 2016.

Lien ci-dessous, un vieux papier de moa.

Un style différent mais comme une communauté de pensée.

Un bémol malgré tout concernant le texte de Fabrice Nicolino. Cela commence quand-même à faire un certain temps que le terme "leurs amis socialos" n'est plus trop de mise en ce qui concerne EELV. Et je rappelle que je n'en ai jamais été membre. De plus, en vérité, je ne ressens pas le besoin de pointer du doigt un tel ou tel (le) autre ou telle ou telle organisation. Le message y perd un peu en force. Ce que j'avais écrit en 1995 se plaçait d'un point de vue beaucoup plus général. J'ai toujours été choquée, gênée que lorsque l'on parle beaucoup de nature ( ce qui n'exclue nullement, bien au contraire de s'intéresser au social), que ce soit en politique ou dans la vie associative on est nommé (e) par les autres "environnementaliste", alors que --- et non, justement! C'est celui qui l'a dit qui l'est. Et toc!

 

Je dédie ce "post" à Gilles Marchal qui aurait, j'en suis certaine, apprécié au plus haut point le passage où Fabrice parle du problème posé par des éoliennes "folles". D'ailleurs, il me semble l'entendre sourire, comme il disait.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 12:27
Désarmons les armées.

Une contribution de Daniel Labeyrie

 

 

Armé d'amour jusqu'aux dents

Claude NOUGARO

 

 

Comment désarmer les armées ?

Par un sourire désarmant ?

Les armées font défiler leurs armés

Pas vraiment armés d'amour

 

 

Toutes ces armadas de bombardiers

Font jubiler les marchands d'armes

Qui feraient mieux d'armer du béton

Mais leur faudra s'armer de courage

 

 

Tant d'armes de pointe, d'armes de choc

Armes neutroniques ou chimiques

Armes à répétition ou automatiques

Armes blanches rougies de sang

 

 

Nous sommes alarmés par tant d'armes

Entassées dans des dépôts d'armes

Invoquons vite les Armées Célestes

Pour nous armer d'humble douceur

 

 

Ne chantez plus « Aux armes citoyens ! »

Mais « Aux larmes frères d'armes ! »

Déposons et rendons nos armes

Avant de passer l'arme à gauche

 

 

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:24

Je l'ai dit, redit et le redirai encore. On ne me reverra plus jamais dans les rangs d'un parti politique, quel qu'il soit.

Mais aujourd'hui, je suis heureuse et fière de dire que les seuls élus de la Région Nouvelle Aquitaine à avoir voté contre le torchon malodorant ci-dessous sont ceux d'EELV , et ceci à l'unanimité.

Cependant,  le fait qu'ils aient été les seuls, je ne sais pas vous, mais moi ça me fait froid dans le dos et ça me donne envie de hurler. On n'est pas sorti de l'ornière!

 

Merci à EELV Aquitaine!

La fine fleur des défenseurs des si belles traditions du Sud-Ouest. Parmi eux des élus et Madame le Maire de Mont-de-Marsan.

Quelle belle chose que la culture!

Merci à EELV Aquitaine!
Le groupe EELV  à la région  Aquitaine.

Le groupe EELV à la région Aquitaine.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:30
Des ponts, pas de murs!

Cet hiver,à Baigorri (Saint-Etienne-de-Baigorry) des réfugiés extraits de Calais avec leurs amis du Pays Basque.

Présentation du texte par l'ami Xarlo, d'Hazparne (Hasparren)

 

Certains accusent les Basques indépendantistes de vouloir se renfermer sur eux-mêmes. Ils ne le pensent peut-être pas mais ils le disent haut et fort, l'honnêteté intellectuelle n'étant pas en général leur point fort.

Ttotte Etxebeste qui a écrit ce texte sait ce qu'il en coûte d'être Basque et d'aimer son pays. Il continue à payer assez cher pour ça. Son écrit n'en est que plus beau et fermera le bec empoisonné de nombre "d'anti-basques"..."

 

" Toi qui hurles que cette terre est à toi, toi qui désires fermer les frontières et emmurer ce que tu oses appeler ta patrie. Toi, qui le soir venu, te barricades, laissant dehors ceux qui ne te ressemblent pas. Toi qui écoutes ceux qui appellent à la haine, ceux qui te font croire que cet étranger est un danger pour toi, pour ta civilisation, alors qu’il est bien plus proche de toi, de ta vie, que les marchands de haine dans leurs salons.

Dis-moi, toi que ferais-tu si on détruisait ta vie, si on la bombardait d’obus et de haine ? Dis-moi, toi que ferais-tu si, en un éclair, ta vie basculait entre chaos et larmes ? Dis-moi que ferais-tu si la faim hurlait dans ton ventre, si ton avenir n’était que l’absurdité de la guerre et de la famine ? N’aurais-tu pas toi aussi cette envie de fuir cette terre qui pourtant t’a vu naître, fuir en abandonnant ton passé pour l’inconnu ? N’aurais-tu pas cet instinct de survie ? Partir, fuir, vers un ailleurs où la misère serait peut-être moins cruelle. Ne traverserais-tu pas le désert, et ne prendrais-tu pas un radeau de misère pour traverser l’océan, au risque d’y laisser ta vie sachant qu’elle ne vaut plus grand-chose ?

Toi qui refuses d’accueillir les errants d’aujourd’hui, n’aurais-tu pas oublié que l’homme, depuis la nuit des temps, est un réfugié, un migrant ? La misère, la famine et la guerre n’ont eu de cesse de pousser les désespérés vers l’exil. Des familles entières ont été jetées sur les routes inconnues des Amériques ou d’ailleurs par les grandes famines d’Irlande, de Russie, du Portugal ou bien encore par celles de chez nous. Les guerres sanglantes d’Europe, elles aussi, ont mis sur les routes de l’exil, tant et tant d’hommes, de femmes et d’enfants. Pour certains, après l’exil, ce fut l’internement dans les camps comme celui de Gurs. L’aurais-tu oublié ?

Ouvre les yeux et tu verras que, derrière tes murailles, le monde est vaste et riche de beauté, que la différence n’est pas effrayante, au contraire, elle est une richesse. N’écoute pas ceux qui veulent t’enfermer dans la peur et la haine, écoute le chant de la différence multiculturelle !

Approche-toi de la nature et observe-la, elle t’apprendra que les frontières sont la folie des hommes. Les autres espèces ne connaissent pas de frontières, elles vont et viennent à leur guise, à la recherche de nourriture. Elles sont libres et nous pourrions l’être aussi si nous arrêtions de nous enfermer dans les ghettos… libère-toi !

J’aime ce monde sans trop savoir s’il tourne vraiment rond. Au cours de mes errances, de mes vagabondages, j’ai rencontré tant de couleurs, entendu tant de chants! J’ai aimé l’atmosphère et ces parfums d’ailleurs. Regarde dehors un instant, laisse tomber tes œillères, et dis-moi à qui appartiennent les montagnes, la lumière du soleil, la pluie, le vent et les océans… pas à toi, ni à moi, alors arrête de vouloir des frontières et des barbelés.

Mes certitudes sont celles que me chante mon cœur. Je suis né ici, sur cette terre basque, comme j’aurais pu naître ailleurs. Je me sens profondément basque, pourtant cette terre ne m’appartient pas. Je suis ici locataire. Je sais qu’elle peut accueillir bien d’autres que nous et leur rendre la vie moins pénible.

Toi qui refuses d’accueillir des plus miséreux que toi, écoute encore ceci : une maison aux fenêtres fermées, aux portes emmurées, ne respire pas, ne vit pas, elle moisit de l’intérieur et lentement se meurt. Une table vide est triste alors qu’une table aux milles convives est plus gaie, plus riche.

Moi, j’aime avoir les fenêtres et les portes grandes ouvertes, et avoir à ma table tant d’amis d’ici et d’ailleurs. Toi aussi, ouvre ton cœur aux autres et tu verras que ce monde sera plus beau ! "

Ttotte Etxebeste

 

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