Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 15:33
Le chasseur, visiblement pas un animal reconnaissant.

Le chasseur, visiblement pas un animal reconnaissant.

J'ai déjà raconté sur ce blogue l'histoire de mon "petit arpent du Bon Dieu". Pour preuve le lien en bas de cette page.

Donc, comme déjà dit, en 1973, âgée de 20 ans, j'avais vendu tout ce que j'avais pour acheter (bien trop cher mais je l'ai su plus tard)  1 hectare 700 de lande où j'ai planté des châtaigniers et que j'ai clôturé, avec l'aide de ma maman et d'un voisin en ce qui concerne cette dernière opération. A l'époque et, je vous rassure (sourire) depuis cela n'a pas changé, je passais au mieux pour une originale et au pire pour une trois quarts folle, voire une folle tout court. Je n'ai toujours pas besoin à ce jour d'entendre les ricanements pour savoir que cela ricane sec. C'est comme un sens supplémentaire.

Depuis 1973, au milieu de cette colline pelée, les arbres ont poussé en toute liberté et se sont multipliés à l'envi. D'autres espèces se sont invitées, principalement des bouleaux. Les tempêtes cassent beaucoup de grosses branches car l'endroit est très venteux, il y a beaucoup de chablis. Bref, dans un joyeux bazar, la nature reprend ses droits sans rien demander à personne.Beaucoup d'animaux sauvages y trouvent leur compte. La joie, la vraie. Depuis 1973, vous imaginez sans peine que la clôture ainsi que le superbe portail de bois qu'avait confectionné mon frère sont partis en lambeaux. A l'automne, les vaches et les pottok qui passent par là le nez au vent ont vite repéré l'aubaine et viennent se servir en châtaignes. Je me rends rarement sur les lieux ("J'ai juste besoin de savoir que ça existe" aurait dit Cavanna) mais à la saison, j'ai vu plusieurs fois des gens munis d'un panier qui ramassaient des châtaignes. Et c'était bien.

Or, il y a quelques jours, je suis montée y faire un tour avec deux amis venus de Carcassonne et une autre, d'origine basque, qui avait fait le voyage depuis l'Uruguay. Les trois étaient admiratifs de la quantité et de la grosseur des fruits. Et trois jours plus tard, j'y retournais avec une autre amie qui souhaitait déterrer deux bébés châtaigniers pour les replanter chez sa maman. En arrivant, surprise! Une dizaine de personnes, toutes en treillis comme à la guerre ou à la chasse, en tous cas pas habillées comme nous (sourire de nouveau), étaient en train de ramasser fiévreusement tout ce qu'elle pouvaient de châtaignes. Il y avait de grandes cagettes très hautes, et même tenez-vous bien, une piscine-bac à sable en forme de coquille comme on en installe l'été pour les bambins. Là-comment vous dire, une bouffée d'agacement face à toutes les moqueries, injures et voire menaces déversées sur les écolos qui plantent des arbres, rejettent en bloc toute forme d'écobuage et qui pensent que nul n'est besoin d'un fusil pour marcher dans la campagne m'est montée brusquement au cerveau. Bon, quand-même je me suis contenue et, m'approchant de l'un de ces chasseurs en tenue de soldat, de ma voix la plus calme et la plus posée possible "Je n'ai pas eu une mauvaise idée, n'est-ce pas, de planter ces châtaigniers en 1973?" Et lui "Oui, mais cette année, il n'y en a pas beaucoup et elles sont petites". Huuuuum! Comme vous voyez, j'ai réussi l'exploit de ne pas en mourir étranglée et j'ai fait mine de m'intéresser à autre chose.

Quand nous nous sommes décidées à redescendre, mon amie et moi, nous nous sommes rendu compte qu'ils retournaient eux aussi à leurs voitures, pas des voitures de miséreux, que ce soit dit en passant, comme ça, l'air de rien. De très loin et le plus discrètement possible, j'ai pris une photo, celle que vous voyez tout en haut de ce "post". Et c'est là que j'ai réalisé qu'ils ramassaient ces châtaignes pour les vendre et que ce n'était certes pas la première année, ce dernier point  de leur propre aveu.

Je ne peux rien dire, je ne peux pas protester, le terrain n'étant plus clôturé. Mais je vous assure : m'apercevoir qu' en réalisant cette plantation à la sueur de mon front et sous les lazzi  il y a 43 ans, je m'étais conduite moi-même au bout de quelques années à arrondir le compte en banque d'une espèce que j'exècre, celle des chasseurs, j'hésite entre l'autodérision  et une saine colère. En fait, je crois que je vais tenter de réaliser un savant cocktail des deux. On verra bien si ça tient la route. Je vous dirai.

 

 

 

Vue du haut du terrain il y a quelques jours.

Vue du haut du terrain il y a quelques jours.

Repost 0
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:00
Tous les ramiers sont morts
Tous les ramiers sont morts
Repost 0
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 10:08
Que c'est beau, que ça fait du bien!

Pas  de mots pour dire ce que je ressens en visionnant cette vidéo que je viens de découvrir.

Un grand merci à ceux qui en ont eu l'idée.

Repost 0
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 12:24
Non au prosélytisme pro-chasse dans les écoles !

Un communiqué du RAC

Selon un communiqué de la Fédération Nationale des Chasseurs, la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, aurait affirmé qu’elle soutenait « la convention sur l’éducation à la nature et qu’une signature commune avec la ministre de l’Education Nationale aurait lieu en février 2015 ». L’ASPAS, la LPO et le RAC, viennent de cosigner une lettre demandant aux deux Ministres de refuser cette convention.

Depuis plusieurs années, sous couvert d’éducation à la nature, les chasseurs organisent de plus en plus d’actions en milieu scolaire. Ils bénéficient à ce titre d’une convention, signée en 2010 par le Ministre de l’Ecologie et le Minapplication du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité.

Nous rappelons les termes de la Charte de la laïcité à l'école : « les personnels ont un devoir de stricte neutralité » et les enfants doivent être « protégés de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix ». Par ailleurs, la jurisprudence confirme que les intervenants externes sont également soumis au principe de la neutralité (tribunal administratif de Paris, 23/11/2012).

Par conséquent, notre association se montrera particulière

istre de l’Education Nationale, chasseur lui-même… Cette convention expirant, le lobby chasse s’emploie à la renouveler.

De nombreux articles de presse confirment qu’il s’agit, bien souvent, d’actions de prosélytisme destinées à influencer les enfants. Ainsi avons-nous pu lire que « Les enfants ont une image négative de la chasse […] Expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée » ou encore « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse ».

La banalisation de l’utilisation des armes à feu ainsi que le mépris des êtres vivants ne doivent pas, de manière directe ou indirecte, être encouragés dans les écoles.

Quand bien même les chasseurs s’engageraient à ne pas évoquer la chasse, ces évènements demeureraient une violation du principe de la neutralité de l’enseignement, dans la mesure où les chasseurs présentent une conception pour le moins partisane de la biodiversité et des relations à l’animal. Par ailleurs, les notions et le vocabulaire qu’ils emploient (« nuisibles », « puants », « régulation »…) sont contestables d’un point de vue scientifique.

Le RAC condamne fermement ce prosélytisme et demande aux Ministres de l’Education Nationale et de l’Ecologie, de mettre un terme à cette convention et de veiller à une stricte

ment vigilante afin que ces dispositions soient respectées.

Contact : François DARLOT, 06.84.84.51.18

Repost 0
Published by Jeno l'écolo - dans Les chasseurs Ihiztariak
commenter cet article
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 12:49
Chasse à courre, jusque devant la porte.

Un communiqué du RAC

Chasse à courre, jusque devant la porte.

Chasse à courre : encore un cerf tué dans un jardin !

Mardi 14 octobre, à Prémontré (02), une chasse à courre s’est achevée dans une cour privée. Le cerf, tentant d’échapper à la meute, a sauté un talus puis est retombé dans un jardin. Malgré la vive opposition des riverains, les veneurs ont mis à mort l’animal.

Une nouvelle fois, les veneurs ont manifesté leur mépris et leur arrogance, faisant fi de la sécurité et de la volonté des habitants. « Venir achever un cerf dans un jardin à coup de fusil, ça ne se fait pas. lls ne peuvent pas se croire tout permis sous prétexte qu’ils chassent », témoigne un habitant.

Tous les ans, de telles altercations se produisent, auxquelles s’ajoutent les divers incidents routiers ou ferroviaires. La chasse à courre, qui consiste à poursuivre un animal jusqu'à l'épuisement avec une meute de chiens accompagnée de cavaliers, nécessite de grands espaces et n’est plus adaptée à nos territoires. Issue des temps seigneuriaux, cette pratique particulièrement cruelle n’a plus sa place en France.

Le RAssemblement pour une France sans Chasse (RAC) demande que la chasse à courre soit abolie en France, à l’instar de la majorité des autres pays européens qui ont mis un terme à cette pratique désuète.

Repost 0
Published by Jeno l'écolo - dans Les chasseurs Ihiztariak
commenter cet article
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 10:36
L'éducation vue par les barbares.

En raison de la forte baisse du nombre de chasseurs en Pyrénées Atlantiques, il est question que les chasseurs aillent faire de la propagande pour "la nature, la faune sauvage (mouarf, note de la blogueuse)... et la chasse !" pendant les NAP (ces fameuses Nouvelles Activités Périscolaires).

Lire ci-dessous cet article du quotidien Sud-Ouest, toujours plus prompt à relater avec une bienveillance non dissimulée les exploits des porteurs de fusils et de banderilles que les actions de juste rébellion des défenseurs de la nature et des animaux.

 

"A l'exception de quelques espèces, la chasse va reprendre ce dimanche matin dans les Pyrénées-Atlantiques. Isards, faisans, sangliers et autres lièvres (sans tir) sont prévenus.

Les 20000 chasseurs du Pays basque et du Béarn vont reprendre la direction des sentiers de montagne et de plaine à partir de ce week-end et ce, jusqu'à fin février.

La Fédération des chasseurs du département perd chaque année entre de 3 à 400 adhérents. Mais plusieurs actions sont menées pour améliorer la qualité de la chasse et attirer les nouvelles générations.

Cette année, la Fédération a même recruté un intervenant qui viendra animer des ateliers dans les écoles, dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, pour donner aux jeunes le goût de la nature."

 

Si vous lisez l'article du premier des liens ci-dessous, celui des Echos, vous vous rendrez compte que l'argent de la dotation pour ces activités périscolaires poura être utilisé pour bien des réalisations qui n'ont rien à voir avec le territoire de l'école, par exemple la construction de ronds-points. Mais voilà, il pourra également servir, non pas à éveiller l'esprit des enfants afin de les conduire vers l'autonomie intellectuelle, mais hélas à favoriser leur embrigadement  par des ultra -minorités actives et perverses  ( chasseurs, toreros) ou bien par les valets de la technologie, de la technocratie, du pouvoir en place quel qu'il soit--- militaires, chantres de l'agriculture industrielle ou encore du nucléaire.

Et quand on sait que dans bien des écoles ces activités périscolaires dont on nous avait annoncé le meilleur des meilleurs se résument en réalité à des heures de coloriage ou de jeux de socièté, on peut craindre qu'enfants et enseignants se réjouissent de voir arriver des intervenants extérieurs, quels qu'ils soient.

Alors? Alors quoi? RESISTANCE!

 

 

 

Repost 0
Published by Jeno l'écolo - dans Les chasseurs Ihiztariak
commenter cet article
6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 12:00
Tout le monde aux abris!

Ce bulletin, dûment rempli et accompagné du règlement, est à adresser à:

ASPAS, BP 505, 26401, Crest Cedex.

 

Repost 0
Published by Jeno l'écolo - dans Les chasseurs Ihiztariak
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:57
Après le passage d'une chasse à courre.

Après le passage d'une chasse à courre.

                                                                                                           Pour Gilles.

De Armand Farrachi

 

Le tribunal de Versailles vient de condamner trois militants, membres de l’association Droits des Animaux, qui manifestaient contre une chasse à courre en forêt de Rambouillet, à 500€ d’amende, pour « violence en réunion ».

         En principe, dans un Etat de droit, une instruction se fait à charge et à décharge, en terrain neutre. Ici, c’est une magistrate au patronyme aristocratique qui convoque les prévenus, pour leur faire l’éloge de la chasse à courre, ce qu’elle a reconnu. Après quoi, elle les met en examen et les place sous contrôle judiciaire. L’instruction a lieu à Versailles, pas ailleurs. En matière de Justice équitable, on fait mieux. Mais nous sommes en France.

         Soumis à une critique de plus en plus virulente, exposés par des reportages sans complaisance, les veneurs, qui n’aiment pas être dérangés pendant leurs menus plaisirs, réclamaient la création d’un « délit d’obstruction à la chasse », que le gouvernement Fillon, en bon valet du lobby, leur a servi sur un plateau d’argent en 2010, par décret, puisque les élus avaient rejeté cette demande. Malheureusement, l’infraction est impossible à constater. Les chasseurs et l’ONF (qui loue ses forêts aux chasseurs) ont d’ailleurs été déboutés. Mais ce crime ne pouvait rester impuni. Les juges de Versailles devaient trouver autre chose.

 Les militants anti-chasse ont donc été condamnés pour « violence en réunion », bien qu’il n’y ait eu aucune violence au sens propre. Mais le tribunal versaillais considère que gêner les chasseurs par une présence hostile ou par des huées est une violence. Avis à ceux qui s’aviseraient de siffler au théâtre. Condamner les membres d’une association non-violente pour « violence en réunion », c’est un peu comme condamner un piéton membre d’une ligue anti-alcoolique pour conduite en état d’ivresse. Des coups de cravache et des insultes racistes proférées par la fine fleur de la nation, il ne sera jamais question, bien que ces « débordements » aient été filmés.

Cela signifie qu’au « pays des droits de l’homme », s’il n’existe plus de crime de blasphème ou de lèse-majesté, il existe un crime de lèse-chasse à courre. On a le droit d’être contre la chasse à courre, mais pas de le dire ni de le manifester. Versailles a rétabli le délit d’opinion. Les aristocrates  et les capitaines d’industrie ne sauraient être dérangés par des gueux pendant leurs loisirs. Où irait-on s’il fallait aussi sécuriser les golfs et les rallyes ? Il s’agit bel et bien d’une justice de classe. Nous sommes en France.

La chasse à courre est donc le seul loisir protégé par la police. Les veneurs représentent 0,001% de la population. Cette pratique d’Ancien Régime, archaïque et cruelle, a été abolie dans la plupart des pays européens. Si le nombre des équipages augmente, c’est que les étrangers empêchés de chasser chez eux se réfugient chez nous. Les propositions de loi (trois en quelques années) visant à interdire la chasse à courre ne sont pas débattues à l’Assemblée nationale. Les ministres dits de l’écologie ne répondent pas aux questions écrites. Pourquoi ? Parce que le pays est dirigé par les lobbies. Parce que les chasseurs sont assis à la table du pouvoir. Parce que nous sommes en France.

 

 

         Armand Farrachi

Repost 0
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 17:14
Un dessin de Serre dans "Chasse et Pêche" Editions Glénat 1995.

Un dessin de Serre dans "Chasse et Pêche" Editions Glénat 1995.

 

Cet article, de Gérard Roy, est à paraître prochainement dans "La feuille verte", le journal d'EELV Franche-Comté.

 

 

 

 

            Il me semble qu'il y a longtemps qu'on n'a pas parlé de nos amis les chasseurs. Mais voilà que cette stupide engeance vient de se rappeler à notre souvenir ému.

 

            On le sait, dans la hiérarchie des crétins à fusil, la palme revient sans conteste aux sauvaginiers, c'est-à-dire aux chasseurs d'oiseaux sauvages - de terre, de mer, de marais. Ils sont particulièrement nombreux et excités dans le Médoc, ainsi que dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, où ils ont fait, entre autres, main basse sur la baie de Somme. Ces braves gens sont très malheureux et se sentent incompris car - le croiriez-vous ? - il existe des lois, des règlements, des arrêtés qui prétendent les empêcher de s'adonner à leur passion 24 heures sur 24 et 365 jours par an. À l'instar des « motards en colère » (1) qui, parce que « ca heurte [leur] mentalité » (2), refusent l'éventualité de devoir payer pour le stationnement de leurs machines en ville, les sauvaginiers estiment que leur droit imprescriptible de tirer sur tout ce qui a des ailes ne saurait souffrir aucune contrainte légale - ça contrarierait leur primitive « mentalité ».

 

            Cette année, ils étaient censés raccrocher leur pétoire le 31 janvier, date de fermeture de la chasse au gibier d'eau. C'était mal les connaître : devant une aussi insupportable atteinte à ce qu'ils nomment leur « juste cause » et « le ras-le-bol de dizaines de milliers de chasseurs qui ne demandent qu'à en découdre », ils ont annoncé qu'ils flingueraient l'oie sauvage et le canard siffleur jusqu'au 16 février - pourquoi pas jusqu'au 14 juillet ?...

 

            Que croyez-vous qu'il arriva ? Si vous répondez que la force publique est mobilisée, qu'on prend des mesures préventives pour dissuader ces braconniers et que force reste à la loi, c'est que vous êtes décidément d'une déconcertante naïveté. Car non seulement il n'en est rien, mais en outre le fringant Philippe Martin, ci-devant ministre PS de l'Écologie (je pouffe...), a décidé de leur accorder une dérogation : croyant sans doute ménager la chèvre et le chou - en l'occurrence l'oie cendrée et le tartarin -, celui qu'EÉLV, bouche en cœur, a couvert de louanges lors de sa nomination à la place de la pôvrette Delphine (oubliant qu'il était un fervent partisan de la chasse et de la tauromachie) a... repoussé au 10 février la date de clôture de la chasse à l'oie sauvage ! Et attendez, ce n'est pas tout ! Comme un député UMP du Nord pleurnichait que les chasseurs de gibier d'eau étaient « obligés d'arrêter leur passion le 31 janvier », M. Martin, drapé dans sa dignité offensée, lui a rétorqué que les « dix jours supplémentaires accordés aux chasseurs », c'était quand même autre chose que le rien du tout concédé précédemment par la droite et a conclu : « Vous, vous n'avez jamais rien fait pour les chasseurs ! » Et toc !

 

            Bref, dans ce domaine comme dans d'autres, la gauche fait pire que la droite... et elle s'en vante ! (3)

 

            Toujours dans la riante région NPdC, une gigantesque tuerie de renards se prépare dans le département du Nord, du 17 au 23 février. Sans aucune justification sanitaire ou scientifique, chasseurs, piégeurs et déterreurs vont détruire, par simple loisir, jour et nuit, tous les renards qu’ils pourront choper : ça s'appelle les Ch'tis fox days, et ça promet d'être un beau carnage. Si vous pensez qu'il y a encore quelque chose à faire contre la connerie et la barbarie, vous pouvez toujours écrire au Préfet de la région en question et signer la pétition lancée entre autres par l'ASPAS et la LPO (vous trouverez sans peine tous les détails sur le net).

 

 

            Mais changeons de région : la secte des nuisibles adorateurs de la cartouche fait parler d'elle chez nous aussi, et tout particulièrement en Haute-Saône. Depuis l'été dernier, c'est un véritable scandale qui secoue la Fédération des chasseurs du département. Dans une réserve gérée par la dite Fédération à Noroy-le-Bourg, près de Vesoul, ont été exterminés entre 2010 et 2013, des animaux appartenant à des espèces protégées : chats sauvages, buses variables, autours des palombes, chouettes hulottes, en tout plus d'une centaine de sales bestioles qui faisaient rien qu'à s'en prendre aux gentils faisans et lapins de garenne lâchés dans la nature, les veilles d'ouverture de la chasse, par des nemrods à juste titre indignés par tant de sanguinaire cruauté. D'où l'emploi par ces derniers, pour venir à bout des voyous, de toute une panoplie de fusils, de pièges, d'appâts empoisonnés (au stade actuel de l'enquête, il semble néanmoins que n'aient été utilisés ni AK-47, ni bombe à fragmentation). Un juge d'instruction de Vesoul a déjà mis en examen plusieurs personnes pour « destruction d'espèces protégées en bande organisée » : parmi elles, quatre étudiants qui avaient été rémunérés pour faire le boulot, mais aussi divers cadres de la Fédération, dont le président.

 

            « Cette affaire porte un préjudice considérable à l'’image du monde fédéral et de la chasse en général », estime dans un communiqué la Fédération nationale des Chasseurs. Je me marre : comme s'il y avait besoin de ça pour « porter préjudice » à « l'image » d'un million de pithécanthropes qui s'arrogent le droit, au nom de leur « passion », de s'approprier les campagnes aux risques et périls des autres utilisateurs de la nature (4) !...

 

            Un dernier mot : si j'habitais la « grande région » Sud-Ouest, il est évident qu'aux prochaines Européennes, je ne pourrais en aucune façon voter pour une liste conduite par un « écolo » qui appelle à flinguer les loups (même en Suisse) ! Décidément, plutôt que se lancer en politique, Bové aurait dû continuer à démolir des McDo...

           

                                              Gérard Roy

 

1 Ils me plaisent bien, ceux-là aussi...

2 Déclaration authentique d'un de leurs représentants !

3 J'en connais quelques-uns à qui cela doit rappeler l'attitude d'un socialiste jurassien, devenu député, parce qu'il était le suppléant de Dominique Voynet, quand celle-ci a été nommée ministre de l'Environnement, et qui s'est sans vergogne vautré dans le lobbying pro-chasse.

4 Et s'il vous plaît, évitez-moi le sempiternel « argument » selon lequel il y a plus important et plus urgent que la question de la chasse (idem pour la tauromachie).

 

 

Repost 0
Published by Jeno l'écolo - dans Les chasseurs Ihiztariak
commenter cet article
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 12:00

 

http://farm5.staticflickr.com/4023/5154589962_2a8bb4db57_m.jpg

                                                                             Photo: Richard Cuisset.

 

Communiqué de presse,         273CFC43-2811-449B-92ED-D93E793EAB1E.png
Le 5 novembre 2012
 


L’Office National de la Chasse _et de la Faune Sauvage (ONCFS) est un
établissement de moins en moins public. Le lobby de la chasse en a
détourné la mission tout en encaissant des subventions de l’État
multipliées par 118 en huit ans ! Pour stopper cette amputation du
maigre budget du ministère de l’Écologie, normalement destiné à la
protection de la nature, l’ASPAS demande que l’ONCFS soit rattaché à la
future « Agence de la biodiversité ».

Dans son rapport du 27 juillet dernier jusque-là resté confidentiel,
mais récemment mis discrètement sur son site, la Cour des comptes
épingle une nouvelle fois l’ONCFS (1) tant sur sa gestion financière que
sur la partialité de sa gouvernance. Elle en pointe les « dérives » et
les « pratiques contestables ». La main mise du lobby chasse sur la
gestion de notre patrimoine naturel entraîne de réels problèmes pour la
faune sauvage.

En 2005, la ministre de l’Écologie, Roselyne Bachelot, avait adressé une
lettre de mission au directeur général de l’ONCFS lui intimant de «
faire de l’ONCFS la maison des chasseurs ». Mission qui a été
respectée au delà de tous les espoirs de la ministre… Cet établissement,
comme ses missions, dépendent désormais du bon vouloir des fédérations
des chasseurs, largement majoritaires dans son conseil d’administration.
La Cour des comptes confirme : « la loi du 23 février 2005 a redonné
aux représentants des chasseurs une majorité d’influence qu’ils ne
manquent pas de revendiquer ni d’exercer ». Ce qui n’est pas sans poser
de problèmes sur les missions et les études menées par l’ONCFS : «
l’insuffisante diversification des partenariats de l’établissement dans
ses activités d’observation, d’études et de recherche nuisent à
l’indépendance et à la reconnaissance de certains travaux de l’ONCFS
concernant les espèces chassables, dés lors que les intérêts des
milieux cynégétiques sont en jeu » ! En clair : les données
scientifiques qui dérangent les chasseurs, notamment sur les périodes
d’ouverture de la chasse, l’état de conservation de telle ou telle
espèce chassable ou la biologie des prétendus « nuisibles », ne sont pas
publiées.

Sur le volet financier, la Cour des comptes relève que « la subvention
pour charges de service public, inexistant en 2003, s’est
considérablement accrue, passant de 0,33M€ en 2004 à 39,2M€ au budget
primitif 2012, soit une multiplication par 118 en huit années […] Or
cette augmentation n’est pas justifiée par une évolution des activités
de l’ONCFS dans des proportions similaires ». Et de rappeler une
nouvelle fois que la redevance cynégétique n’est pas l’argent « des
chasseurs » comme ces derniers aiment à le faire croire : « les
redevances cynégétiques ne relèvent pas des redevances pour services
rendus, mais de celles des impositions de l’État, et elles sont donc
destinées à financer toutes les activités de l’établissement ».
Entendez : elles ne sont pas destinées à financer les intérêts
particuliers du monde de la chasse, mais des missions d’intérêt public,
notamment de protection de l’ensemble de la faune sauvage.

Avec un Conseil d’Administration très largement dominé par le lobby de
la chasse, les dérives sont devenues coutumières. Pierre Athanaze, le
président de l’ASPAS, en sait quelque chose. Il en a été administrateur
et n’a cessé de dénoncer les dysfonctionnements de l’établissement au
profit  des chasseurs. Mais en 2008, à leur demande, il en a été
débarqué par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Écologie, et
remplacé par… un chasseur !

En ces temps de crises, le scandale est à la fois économique et
écologique, car c’est notre patrimoine naturel qui en est victime, et
avec l’argent des contribuables.

L’ASPAS demande qu’une enquête soit menée sur toutes les dérives
financières du monde de la chasse et que les missions de l’ONCFS soient
rattachées à la future « Agence de la Biodiversité » annoncée par le
Président de la République lors de la Conférence environnementale.

(1) Un précédent rapport (1er décembre 1999) avait mis en avant les
dérives financières du monde de la chasse, de l’ONC aux fédérations de
chasse.

Télécharger le rapport de la Cour des comptes du 27 juillet sur la
gestion de l’ONCFS
http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/RF_64478_gestion_Office_national_chasse_faune_sauvage.pdf>*


Contact presse:Pierre Athanaze, Président de l'ASPAS : tél. 06 08 18 54 55

Association pour la Protection des Animaux Sauvages
Membre du Bureau Européen de l’Environnement - Bruxelles
B.P. 505 - 26401 CREST Cedex - France Tel. 04 75 25 10 00 - Fax. 04 75
76 77 58 - info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11
décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante

 

Repost 0
Published by Jeno l'écolo - dans Les chasseurs Ihiztariak
commenter cet article

Présentation.agerpen

  • : Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • Le blog de Jeno l'écolo Jenofanimalhumaniste
  • : Le blog de Jenofa, citoyenne du monde enracinée en Pays Basque, petite fourmi de l'écologie.Jenofa, ekologiaren xinaurri ttipi bat.
  • Contact

Rechercher Sekatu.