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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 16:56
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021

Photographiées fin septembre 2021, quelques innocentes victimes des feux  de la saison dernière.

Et on cherche à nous faire croire que dans nos Pyrénées humides, ces feux sont allumés pour servir de pare-feu et protéger habitations, bois et forêts, comme cela se pratique parfois dans certaines régions  sèches de France et du globe!

"On" nous prend vraiment pour des demeurés(es). Ce qui existe là, c'est tout le contraire,  c'est une guerre sans merci à l'arbre, aux arbres, effet pervers d'une PAC complètement folle. C'est un écocide qui ne tardera pas de devenir un ethnocide pour le monde paysan. Mais il parait qu'il ne faut pas le dire.

Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
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Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
Victimes innocentes des feux pastoraux saison 2020_2021
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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 10:32

Le 24 février 2021, des incendies, dont on est sûrs que certains étaient des feux pastoraux ( pour le plus grand, le doute plane encore), ravageaient la montagne basque. Malgré la prévision de grands vents par Météo France, le Préfet des Pyrénées Atlantiques n'avait pas jugé bon d'interdire les "écobuages" pendant le week-end. Le 26 février, le député Jean Lassalle approuvait "la tolérance du préfet compte tenu des énormes surfaces qu'il nous faut entretenir" et ajoutait "Sans les feux, ça en serait fini du pastoralisme, mais aussi d'une certaine idée du tourisme qui va être de plus en plus amené à se développer à travers nos montagnes. Il faut qu'elles restent verdoyantes, au lieu d'être des ronces, des futaies ou même des forêts". Les générations futures apprécieront.

Les illustrations sont de Marc Latxague. La musique est de Gilles Marchal (1944-2013)

suaski.wordpress.com

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 09:57
Su aski  a une nouvelle adresse postale

Qu'on se le dise dans les etxe, Su aski a une nouvelle adresse postale:

Association Su aski  

Laibarria

Quartier Basaburu

Route départementale 18

64220 Mendive.

Notez la dans vos tablettes!


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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 13:42
Le pays où l'on marche sur la tête

Une contribution de Lapa


Le Professeur Paul Jovet était un grand savant naturaliste, botaniste plus spécifiquement passionné par le monde et l’étude des fougères.

Si son nom a été donné au très beau jardin botanique de Saint-Jean-de-Luz, c’est que durant de très nombreuses années, il a fait de longs séjours en Pays basque, un paradis pour lui en raison de l’exceptionnelle variété d’espèces de fougères qu’il pouvait y étudier. Ces séjours et ces études lui avaient permis de lier de sérieux liens d’amitié dans le village de Bidarrai (Bidarray), en particulier avec Monsieur Cabillon, maire de la commune de 1965 à 1977.

A l’époque, les fougères étaient appréciés et considérés par les paysans car elles servaient de litière aux animaux d’élevage et, ce faisant de fumier fournisseur d’humus. Leur acidité était compensée par le chaulage largement pratiqué.

Puis est arrivé le lisier dont l’acidité était rarement contrebalancée par un apport calcaire et qui, ne nécessitant aucune litière, n’apporte aucun humus et à plus d’un titre déséquilibre le sol. N’ayant plus besoin des fougères, on a commencé à les considérer comme des gêneuses dans les fermes devenues entre temps des «exploitations» (le terme n’est certes pas innocent) et à coup de subventions européennes, de grosses machines et d’engrais chimiques, on a créé par ci par là de nouvelles prairies (sans haies, bien entendu, vous ne voudriez pas quand-même—) en profitant au passage pour faire disparaître des petits bois et des châtaigneraies nourricières devenues insensiblement elles aussi des «gêneuses».

Mais le règne absolu du lisier n’a pas été éternel et un certain bon sens a fait retourner beaucoup d’agriculteurs au système de la litière. Seulement, entre temps, on avait perdu l’habitude de «faire la fougère» en octobre. Les jeunes auraient pris comme une régression le fait de recommencer. Alors, on s’est mis à acheter des camions entiers de paille, fort souvent en provenance de Navarre, gavée d’intrants chimiques et autres pesticides qui viennent rejoindre dans le sol et les cours d’eau ceux déjà utilisés sur place. Une petite digression au passage: la plupart de ces camions s’en retournent à vide après avoir livré leur paille. Et la paille en question est hélas utilisée bien souvent par ceux qui, avec juste raison ont lutté pendant dix ans contre le projet de 2×2 voies en Pays basque intérieur, mettant en avant, parmi d’autres arguments, celui des des transports à vide dans le cadre du commerce national ou international. Fin de la digression mais pas de la question du bilan carbone.

Dans le même temps et parallèlement le système productiviste traçait également son chemin au moyen de la fameuse «prime à l’herbe» de la PAC dont les effets pervers sont la destruction du milieu naturel ainsi que la concentration du maximum d’aides entre les mains des plus gros, donc le délitement du maillage paysan dans les campagnes.

Alors, que se passe-t-il? Et bien, disons que dans les «etxe», on est beaucoup moins nombreux que par le passé. Disons aussi qu’en quelques petites décennies, s’est perdu le sens de notre lien à la nature. Ajoutons que l’on s’en fout, que l’on met le feu partout, n’importe comment, avec ou sans l’aval des pouvoirs publics qui ne sévissent d’ailleurs que lorsqu’il leur tombe un oeil. Par peur de l’extrême précision des photos prises maintenant par satellite, on livre aux flammes Amalur, la terre-mère. Même dans les endroits où jamais aucun animal d’élevage ne pacage, on traque le moindre bosquet, le moindre arbre isolé, la moindre touffe d’ajonc, le moindre pied de ronce. On considère myrtilliers et bruyères comme des ennemis à transformer en cendres au plus vite. On compte sur le feu pour grignoter année après année les lisières des bois, on allume de petits feux au coeur des forêts, le tout en arguant d’une tradition que l’on a totalement dévoyée. Et ceux qui osent s’insurger, on les traite de bobos écolos, de feignants cachés derrière leur écran d’ordinateur, on les invite à venir passer le rotofil ou la faux. Ouaouh, l’«argument»! Pourtant, si les anciens auxquels on se réfère la main sur le coeur pouvaient revenir, ils se rangeraient du côté de ces «bobos écolos» tant moqués, effarés qu’ils seraient à la vue des méfaits perpétrés par leur propre descendance.

Mais revenons-en non pas à nos moutons, mais à nos fougères du Pays basque, qu’appréciaient par le passé les paysans et un grand naturaliste par ailleurs grand humaniste. On met annuellement de nos jours le feu à la montagne sur des milliers d’hectares afin de se débarrasser, entre autres, des fougères. Et qu’est-ce qui repousse en premier, bien avant les graminées malmenées par le feu et qu’elles étouffent? Et bien, euh— les fougères. Donc, si Paul Jovet était encore de ce monde, il serait content, me direz-vous. Et bien non, que nenni! Car en effet, la variété de fougère qui résiste le mieux à ces incendies répétés, c’est la fougère aigle. On dirait même qu’elle aime ça, voyez-vous. Et non contente de se développer sur des terrains privés d’arbres et de flore par l’inconscience et la folie humaines, elle pousse chaque année de plus en plus dru aux dépens de bien d’autres espèces de fougères qui se raréfient petit à petit. Au prétexte de se débarrasser de «la» fougère, par la violence des flammes et l’oubli des savoirs ancestraux ( trois-dents, roulage ou cassage par la mise en pacage tôt en saison dans les zones concernées, etc) ce petit pays par la taille ne serait-il pas en train de devenir le grand «leader» mondial de la monoculture de lafougère aigle? Effet diablement pervers d’une PAC folle qui a pollué les esprits avant même de polluer sols et cours d’eau.

Après, hein—, comment dire? Les bois clairs, et même la forêt pacagée ou non, ce ne sont pas des gros mots. Mais c’est une autre histoire—

«L’argent, ça ne se mange pas». Cette parole issue de la sagesse amérindienne est à se remémorer chaque fois qu’après de fortes pluies, les rivières, gaves et nives, charriant vers l’océan la terre nourricière des montagnes, des collines et des plaines, se teintent d’un marron de plus en plus foncé.

Pour faire connaissance du Professeur Paul Jovet ainsi que du jardin qui porte son nom, c’est ici: https://lesamisdujardinbotanique.jimdofree.com/histoire-du-jardin/paul-jovet/

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 14:51
La réponse est dans le vent

Hélas pour nous ici, dans les Pyrénées, la réponse, la triste réponse  est souvent dans le vent. En effet, ceux qui brûlent la montagne avec l'assentiment de la PAC et des pouvoirs publics, apprécient les jours de grand vent  où le feu prend mieux et plus vite, accentuant les effets dévastateurs que l'on  connaît  ou plutôt  que malheureusement l'on ne connaît pas assez, surtout en dehors de ce territoire. Le vent du Sud recueille particulièrement  les faveurs des incendiaires et intensifie le phénomène de pollution de l'air puisqu'il souffle en période d'antyclone.

Un grand merci à notre amie Delphine Cingal pour la réalisation de  cette vidéo et pour sa superbe interprétration de ce standard de Bob Dylan.   

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 15:02
A force d'insister----

On va bien  finir par arriver à les faire disparaître, ces foutus arbres!

Photos prises ce jour, dimanche 11 avril 2021, sur les hauteurs d'Uhart-Cize.

A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----
A force d'insister----

Au fait, entre autres arguments incontournables, le feu, on le met bien pour supprimer la fougère, non?

Pas à dire, c'est efficace!

A force d'insister----

En haut d'une colline pelée, râpée, dénudée jusqu'à l'os  ("comme un crâne de footeux", aurait dit Gilles), un petit groupe de vautours attend patiemment,  pour déguster nos cadavres exquis, que nous ayons achevé  de détruire une terre qui ne pourra plus nous nourrir.

Patience, les copains, ça vient, ça vient.

 
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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 08:31
Irrépressible coup de gueule

Cette semaine qui s'achève, après les horreurs des incendies du week-end du 24 février ( écobuages "mal maîtrisés" comme "ils" disent) , nous nous sommes retrouvés de nouveau à respirer un air  bourré de particules fines, à regarder le soleil à travers ce halo mortifère et les cendres envolées de feux allumés à plus d'un kilomètre de distance, toujours à cause de ces feux pastoraux. Pour le moment, nous vivons une période d'interdiction, mais ne rêvons pas, nous y aurons encore droit d'ici la fin mars.

Or, il y a quelques jours, une amie disait qu'elle était à Cambo au plus gros de la crise, que c'était intenable et que toute son empathie allait aux insuffisants respiratoires. Vous savez, Cambo, cette ancienne ville de cure pour les tuberculeux, aujourd'hui reconvertie  en centre de soins et cures pour un grand nombre nombre de maladies et affections, y compris respiratoires, avec tout son lot de maisons de repos, pensions de familles, etc etc.

Il s'avère que quelqu'un qui m'était plus que cher et a quitté ce monde en 2013, était,  à cheval sur 2012 et ce triste 2013, en train de se battre avec un incroyable courage contre un cancer de la moelle, une rechute au bout de 10 ans. Vous le savez sans doute, parmi les tortures qu'inflige ce type de cancer aux malheureux sur lesquels il a jeté son dévolu, il y a l'attaque aux poumons, aux voies respiratoires.  

La dernière année de sa vie, cette personne, pour bien des raisons, rêvait avec force de venir faire une cure de trois semaines à Cambo dès qu'il aurait atteint le but, qu'il tentait de rendre accessible, de pouvoir se passer au moins une journée entière, de l'appareil que vous pouvez voir ci-dessus.

La faucheuse ne lui en n'a pas laissé le temps.

Un mal, un bien? Qu'arrive-til aux personnes dans son cas qui arrivent dans cette ville du Pays basque nord livré plusieurs mois par an aux incendiaires aidés financièrement par la PAC et soigneusement protégés par une honteuse omerta, le laisser-faire des pouvoirs publics et les encouragements appuyés du député de la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques?

Enfin bref, vous le savez la  fidélité aux morts est plus vivace et plus invincible que celle aux vivants.

Alors, pour cet homme, pour ceux qui sont atteints du même mal implacable, je trouve une raison supplémentaire pour me battre contre ces feux dévastateurs à plus d'un titre et j'y puise l'énergie qui pourrait me manquer parfois.

Le jour où j'arrêterai, cela sentira le sapin. Et ce sapin là sera déjà débité en planches, vous n'aurez pas le plaisir d'y mettre le feu.

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 09:52


Une personne a demandé à Su aski s'il serait possible d'éditer une version sous-titrée en espagnol ( castillan) de sa plus récente  vidéo "Pagadia, Su aski".
Voilà qui est fait.

Si vous préférez, vous pouvez passer par le lien ci-dessous, ce qui vous permettra de vous promener dans le site de l'association.

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 11:00

Il s'agit d'une chronique, tout en langue basque, écrite et

lue sur les ondes de Euskal irratiak par Ixabel Cassan de

Gorostarzu, le 25 04 2018.

Texte en français ci-dessous :

 

"J'ai plus de 500 ans moi !

Quand je suis né, Louis XIV n'était pas encore de ce monde, lui!

Dans la montagne d'Irubelakasko il y d'autres grand-pères et grand-mères, merveilleux arbres, des géants.

Parmi les hêtres, je suis le plus vieux et le plus sage. Mes semences étaient puissantes, autour de moi poussait une petite hêtraie. La taille de mes descendants atteignait deux à trois mètres. Cette promesse de hêtraie, ma descendance, était ma fierté.

Mais l'année dernière, pardonnez-mon langage, mais, une saleté de maudit cochon a mis feu à toute la montagne.Or, sur ces versants il n'y avait jamais de bétail, ni brebis ni vaches.

Il n'avait donc pas besoin de faire cela pour vivre de son exploitation agricole!

Alors pourquoi? Pourquoi ? Pour toucher l'argent de l'Europe?

L'argent est un bon serviteur mais un mauvais maître.

Si j'avais pu, je lui aurai donné un coup de pied,

mais je n'ai pas de pieds... alors j'ai besoin de certains humains pour me protéger de certains humains.

C'est pourquoi je m'adresse à vous aujourd'hui.

Ah, c'est sûr—- depuis, la montagne est « propre »! Pas un animal,

pas une abeille, mes rejetons disparus aussi !

Et moi, blessé, atteint---

Vous avez peur des ronces? Dès que les arbres les dépassent, elles disparaissent.

Mais si vous brûlez les jeunes arbres, il n'y a plus de solution !

Il suffit de couper les ronces le long des sentiers, comme le font déjà certains, et le reste se fait naturellement.

Alors, ces feux, ça suffit !

Si l'Homme continue à détruire son unique et merveilleux lieu de vie, dans 500 ans j'ai peur que l'humanité elle même ne s'éteigne.

S'il vous plaît, laissez vivre ma hêtraie.

Assez de feux! Laissez la montagne s'enforester !

 

 

Précision : le vénérable hêtre seigneur et patriarche de la forêt, existe bel et bien. Aux dernières nouvelles, il se meurt de ses brûlures, peu à peu. Le feu des hommes, la folie de l'argent, finiront par avoir raison de lui.

 

Photo de couverture : Ixabel Cassan de Gorostarzu, présidente de la coopérative Otsokop, devant un sequoia, quelque part dans les Pyrénées.

 

Les autres photos sont de Beñat Auriol.

 

 

Xehetasunak : Ohorezko pagoa, oihanaren jauna eta patriarka, benetan bizi da. Azken berrien arabera pixkanaka itzaltzen ari da bere erredurengatik. Gizonen suak, diruaren erokeriak hilgo dute azkenik .

 

Aurkezpenaren argazkia : Ixabel Cassan de Gorostarzu, Otsokop kooperatibaren lehendakaria, « Sequoia » zuhaitz baten aintzinean, nunbait Pirineotan.

 

Beste argazki guziak Beñat Auriolek hartu ditu.

 

 

 

 

 

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 10:41

Irulegiko irratian, Pantxo Antxordoki biologiako erakaslea 2019ko apirilaren 2an, Jojo Bidart irratilariarekin.
Résumé en français ci-dessous :
Le 2 avril 2019,sur les ondes de Radio Irulegi, le biologiste Pantxo Antxordoki répond aux questions du journaliste Jojo Bidart.
Il se dit très angoissé par la fréquence et l'importance des feux pastoraux lors de la saison qui vient de se terminer.
Parmi les effets destructeurs de ces feux, il insiste particulièrement sur deux points.
1 L'érosion  accélérée sur les zones incendiées, ainsi que la perte de sels minéraux emportées par les pluies sur des sols dénudés où plus une racine d' arbre ni de  broussaille n'est là pour retenir l'eau dans sa course folle. Le coup de fouet à la pousse de l'herbe qui se manifeste parfois masque la dégradation de la fertilité, et la perte de variété végétale qui s'installe  à terme par l'effet de la destruction absolue d'un écosystème.
2 La perte effarante de biodiversité chez les plantes bien entendu, mais aussi chez les  bactéries, les animaux, du plus petit (y compris les microscopiques) aux plus gros. Ceux d'entre eux qui ne périssent pas dans les flammes ou asphyxiés par la fumée, voient leur milieu de vie dévasté et son condamnés à  "aller chercher ailleurs" un lieu où se reproduire et élever leurs petits.
Pantxo Antxordoki nous rappelle ensuite  que pourtant, notre survie à nous , humains, dépend entièrement de toutes les autres  composantes  du monde vivant, végétales et animales, et que "nettoyer" la montagne  est  synonime de la priver de toute vie.
Il attire également notre attention  sur  le fait qu'autrefois les feux étaient pratiqués avec une bien plus grande connaissance du milieu et une bien plus grande sagesse. Il y a encore quelques décennies, on brûlait  de petites surfaces, on surveillait le feu jusqu'à ce qu'il soit éteint, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui  où l'on se cache  derrière un "Il nous a échappé" qui  cherche à dédouaner ceux qui ont allumé de leur responsabilité. Et surtout, surtout,  on brûlait  dans le but de nourrir les animaux d'élevage. Aujourd'hui, on brûle souvent des espaces où jamais ne pait un animal d'élevage. On brûle pour "nettoyer" la montagne et ce faisant, comme dit plus haut, on la condamne à mort à plus ou moins long terme.

Si la sagesse ne nous vient pas rapidement, le désert qui se prépare s'installera définitivement.
 

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