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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 14:20
Pour faire contre mauvaise fortune ---

Aujourdhui, comme chaque 11 avril depuis 2014, je suis allée marcher dans les collines en souvenir de quelqu'un, en rendez-vous en quelque sorte. Brouillard, nuages bas, pluie incessante. Peu importe, on n'est pas en sucre.

Ce n'est pas le temps qu'il fait ou ne fait pas qui pose problème. C'est qu'à chaque fois, j'ai beau partir en quête du beau, en quête du vivant, rechercher les arbres, les bois, les petites forêts, la flore sauvage,  fuir ce que d'aucuns appellent "les espaces ouverts" avec des trémolos dans la voix,  je  ne peux que constater l'avancée  de la destruction, du laid, du mort. De plus en plus de terrains pelés où la terre dénudée ne protège même plus le schiste ardoisier qui se délite, de petits et grands arbres calcinés. Spectacle de désolation.

Alors, ce soir, je décide de partager mes photos en deux groupes. Cow boy , celles qui sont sur ce "post" te rappelleront peut-être celles que je prenais pendant mes pauses-déjeuner pour te les envoyer et que tu aimais tant! Tu sais, il y a deux ans, j'ai fait une rapide incursion dans l'un de ces lieux que je fréquentais alors et là, ce que j'ai vu m'a fait prendre mes jambes à mon cou. Enfin, bon, là, je déguise un peu la vérité. En fait, je suis remontée dans ma voiture. La fuite était plus rapide.

Et sur le "post"  qui suivra  et que je m'en voudrais de te dédier, il y aura les visions de cauchemar.

N'empêche qu'en marchant dans ces endroits qui engendrent tant d'émotions différentes, souvent à l'opposé les unes des autres, une idée d'action  a traversé ma tête et on pourra dire ce que l'on veut, mais c'est grâce à toi.

Donc, une fois encore, je te dis merci.

 

 

Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
Pour faire contre mauvaise fortune ---
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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 12:15
Aux sources mêmes de l'espérance

Aux sources mêmes de l'espérance

 

Ce titre est emprunté à celui d'une nouvelle de Jean Giono, publiée dans le recueil « L'eau vive » .Note de la blogueuse

 

Le 2 septembre, comme chaque année à cette date et à

une autre date au printemps, je suis allée marcher le nez

au vent, sans vraiment de but, si ce n'est celui d'aller

vers quelqu'un, d'être entièrement seule avec ce

quelqu'un devenu invisible Je dis bien marcher, pas

randonner car je n'aime pas ce mot. Vous imaginez Giono

écrivant « Ne suivez personne, randonnez seul, que votre

clarté vous suffise » ?

Depuis plus d'un mois, j'ai de très sérieux soucis avec la

source qui alimente la maison. J'ai donc cette année sans

en attendre rien mais par simple association d'idées,

décidé de me diriger vers Iturxilo, la source qui alimente

en eau la commune de Saint-Jean-Pied-de-Port ainsi que

celle de Lasse. ( Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez

pas à prendre connaissance du « post » précédent ).

Je me suis promenée, j'ai fait des tours et des détours,

pris des photos dont certaines où l'on peut deviner de

très loin hélas, ma châtaigneraie en dégénerescence à

cause du cynips et quelque part tout au fond, mais alors

tout au fond de la vallée, la maison Uhaldia qui se cache

parmi les arbres.

Durant quatre heures, je n'ai pas rencontré, quel luxe, un

seul humain à pied ou motorisé, rien  que des  animaux,

d'élevage ou sauvages. Pas trouvé non plus trace de ces

hordes de touristes randonneurs dévastateurs dont on

nous a parlé cet été et dont je ne nie nullement

l'existence mais que j'ai la chance d'avoir évitées. 

Moi qui fus une très grande marcheuse, sans ces deux

sorties annuelles par tous les temps, occupée par tout un

tas de tâches et de plus en plus casanière, je ne sortirais

plus du tout.

Alors, à toi l'Albatros ( sourire ), je dis merci pour ces

moments. Et là, il me semble bien que je t'entends rire.

Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
Aux sources mêmes de l'espérance
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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 17:10
Histoire d'eau ( de source)
Aujourd'hui, par un temps de rêve, ce qui est loin d'être toujours le cas , j'ai accompli ma marche rituelle du 2 septembre. J'en parlerai plus tard dans ce blog.
Ce soir, je vous raconte seulement une anecdote. Depuis plus d'un mois, j'ai de très gros soucis, et c'est peu dire, avec la source qui alimente la maison. Hier soir, me posant la question de savoir par où j'irai traîner mes Pataugas aujourd'hui, un nom m'est venu à l'esprit : Iturxilo. En langue basque, cela signifie le trou de la souce et Iturxilo est aussi le nom de la source qui fournit en eau les habitants des communes de Saint-Jean-Pied-de-Port et Lasse.
Donc, aujourd'hui, je suis passée devant le captage abrité par une construction en pierre et situé sur un terrain clôturé avec un portail muni d'un cadenas. J'aurais pu passer par dessus le portail, histoire de prendre une photo qui rappellerait (peut-être) à certains amis une sortie dans le coin que nous avions faite dans les années 1970. Je ne suis pas permis et j'ai continué mon chemin. Et au retour, que vois-je?Un ouvrier municipal de Saint-Jean qui arrivait en compagnie de deux ouvriers du service des eaux. J'ai demandé l'autorisation de les suivre jusqu'à l'intérieur du bâtiment. Autorisation accordée. J'ai donc pu prendre quelques photos et j'espère que notre passage n'aura pas trop dérangé la petite colonie de Pipistrelles qui vit dans cette construction.
Pour une fois, j'ai eu de la chance. J'ai marché quatre heures sans rencontrer un humain, ni à pied, ni motorisé ( que du bonheur!) sauf ces trois personnes.
Contente je suis.
 
Histoire d'eau ( de source)
Histoire d'eau ( de source)
Histoire d'eau ( de source)
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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 14:50
Au moins ne riez pas---

Le 11 avril,   j'ai fait comme je le fais depuis plusieurs années à cette date, mon pèlerinage personnel. Cette année, il fut plus court et réalisé près de la maison, règles de confinement obligent. 

J'ai cru  saisir que certains ne comprenaient pas, ni ma marche ni ma démarche. Alors je voudrais juste leur dire, même si je crains que ce soit peine perdue "Si vous ne comprenez pas, au moins ne riez pas."

Et aux personnes qui comprennent, je dis "tout simplement "merci".

Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---
Au moins ne riez pas---

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 09:56
Quand ça ne veut pas---

Hier,je suis montée de Beherobie à Harpea. C'était l'une des marches que je fais deux fois chaque année depuis 2013 pour vivre une journée seule à seul avec celui qui ne m'a jamais quittée depuis. Et ça, aujourd'hui, pour être seuls,nous étions seuls! Marché des heures sans rencontrer ni homme ni femme ni animal d'élevage si ce ne sont, au départ, six cochons en totale liberté qui faisaient des bisous à trois chevaux à travers un portail et qui ont accepté que je les caresse. 
Et puis ensuite, des arbres, en particulier des hêtres patriarches immenses et au sortir de leur couvert, de la gentiane et toutes sortes de fleurs sauvages, des papillons et des sauterelles que je craignais à tout instant d'écraser sur ces sentiers cabossés, glissants car il avait plu cette nuit, profonds (presque des fossés), recouverts d'herbe.
Au retour, je prends une dernière photo et je continue à descendre pendant environ ( je n'avais pas d'heure) 45 minutes, jusqu'à m'apercevoir que je n'avais plus mon appareil. Je suis remontée, j'ai cherché, cherché-- mais n'ai pas retrouvé ledit appareil.
Un ami ( et quel ami!) m'a proposé de repartir avec moi à sa recherche mercredi afin de tenter de sauver au moins les photos. Comment rejeter un pareil geste même si, je l'avoue, je n'y crois pas?
Voilà, je voulais partager avec vous mes photos comme je le faisais avec celui à qui cette marche ( et non cette randonnée -nuance-) était destinée. C'est raté! 

 

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 16:15

Voilà maintenant plusieurs années que chaque 11 avril et chaque 2 septembre, je marche dans les collines et dans la bien modeste montagne pour être seule avec celui qui n'est plus visible mais dont je sens pourtant la présence à chaque seconde.

J'ai marché aujourd'hui  pendant des heures sous une pluie incessante  ce qui n'est pas chose rare. D'habitude, pluie ou soleil, j'arrive à rapporter, malgré les stigmates laissés par les feux, quelques images porteuses d'espoir et de joie. Mais aujourd'hui, je n'ai guère trouvé que désolation. Tout a brûlé ou presque. Même les clôtures de piquets et barbelés, même les talus de bord de route, même le bord plat de certains chemins ou par endroits le revêtement a fondu. Sans parler des murets de pierre sèche si patiemment  construits par les ancêtres ( "Avec leurs mains dessus leur tête, ils avaient bâti des murettes jusqu'au sommet de la colline" chante Jean Ferrat), parfois disloqués, explosés sous la violence et la fournaise des flammes. 

Je n'ai photographié que mes frères les arbres et pardon si leurs images de martyrs vous fait comme à moi couler des larmes.

Pour sourire (jaune) à la fin de la série un poteau téléphonique hélas pas isolé puisque j'en ai vu plusieurs dizaines dans cet état. Et pour une petite lueur d'espoir malgré tout, un long ver de terre, rescapé de la tragédie ainsi qu' un paysage dont le flou "artistique" de la photo nous permet de rêver encore un peu.

.Que s'arrête au plus vite cet écocide qui ne pourra que se terminer par un ethnocide et la disparition totale du monde paysan. Puisque nous sommes dans une société qui fonctionne à coups d''aides et de subventions, avant même de rêver à un changement radical de système économique, faisons tout pour que les aides perverses de la PAC soit maintenant distribuées aux éleveurs de manière totalement différentes. Pourquoi pas doublées, voire triplées mais plus pour la destruction et la mort. Qu'elles le soient pour la Vie, la vie du sol, des plantes, des animaux et des générations humaines, celles d'ici ou celles d'ailleurs car nous partageons tous et toutes le même vaisseau, la planète Terre.

Pardon GM d'avoir gâché la fête, j'aurais préféré qu'il en fut autrement. Je compte sur toi pour continuer à me transmettre ta force. Je vais en avoir besoin.

Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
Désolation
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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 16:42

J'étais partie gravir la montagnette comme chaque 2 septembre et chaque 11 avril depuis maintenant quelques années, histoire d'être seule  et tranquille pour parler à mon âme jumelle. Aujourd'hui, j'avais choisi un endroit qui ne pouvait, de toute manière que me rapprocher de lui  ( bon, c'est UNE âme mais c'est LUI quand-même   --- c'est  bien plus facile en Basque vu qu'il n'y a pas de genre), et ce  pour des raisons qui n'appartiennent qu'à nous. Pour être seule, j'étais seule! En plus de quatre heures de marche à tournicoter dans tous les sens, je n'ai pas rencontré un seul humain, et encore moins, évidemment, un seul véhicule à moteur.

En revanche, il m'a semblé être poursuivie tout au long du périple par un feu qui enfumait une grande partie de la vallée. Pas un "écobuage", un feu statique, mais où que j'aille, je le voyais. Renseignement pris, il s'agirait de la combustion de laine de brebis. Autorisé? Surtout à cette saison? De toutes façon, mauvais, très mauvais pour la qualité de l'air.

Mais ce désagrément causé à l'écolo que je ne peux me cacher d'être ne m'a pas empéchée d'avoir en tête pendant mes pérégrinations cette phrase d'Omar Khayyam " Ne va pas croire qu'il puisse ne plus être et que son essence puisse être anéantie car c'est par elle qu'il est, bien que les formes disparaissent"

Il y a toujours un coin qui me rappelle (air connu)
Il y a toujours un coin qui me rappelle (air connu)
Il y a toujours un coin qui me rappelle (air connu)
Il y a toujours un coin qui me rappelle (air connu)
Il y a toujours un coin qui me rappelle (air connu)
Il y a toujours un coin qui me rappelle (air connu)
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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 10:48
Amour?


Sur l'amour : Qu'est-ce que l'amour ?


(...) Avez-vous jamais trouvé une certitude dans vos rapports humains ?(…) Nous désirons cet apaisement lorsque nous aimons et que nous voulons qu'on nous aime en retour ; mais deux personnes peuvent-elles s'aimer lorsque chacune d'elles est à la recherche de sa propre sécurité, selon sa voie particulière ? On ne nous aime pas, parce que nous ne savons pas aimer.
Qu'est-ce que l'amour ? Ce mot est si galvaudé et corrompu, que je n'ose à peine le prononcer (…) L'amour pourrait bien être l'ultime solution à toutes les difficultés des hommes entre eux, à leurs problèmes, à leur peine, mais comment nous y prendre pour savoir ce que c'est ? En le définissant ? L'Eglise le définit d'une façon, la société d'une autre, et il y a, en outre, toutes sortes de déviations et de perversions : adorer quelqu'un, coucher avec quelqu'un, échanger des émotions, vivre en compagnie, est-ce cela que nous appelons l'amour ? Mais oui, c'est bien cela, et ces émotions sont, malheureusement si personnelles, si sensuelles, si limitées, que les religions se croient tenues de proclamer l'existence d'un amour transcendantal.
En ce qu'elles appellent l'amour humain, elles constatent du plaisir, de la jalousie, un désir de s'affirmer, de posséder, de capter, de dominer, d'intervenir dans la pensée d'autrui, et voyant toute cette complexité, elles affirment qu'existe un autre amour, divin, sublime, infrangible, impollué.
Des hommes saints partout dans le monde soutiennent que regarder une femme est mal ; qu'il est impossible de se rapprocher de Dieu si l'on prend plaisir à des rapports sexuels ; et, ce faisant, ils refoulent leurs désirs qui les dévorent. En niant la sexualité, ils se bouchent les yeux et s'arrachent la langue, car ils nient toute la beauté de la terre. Ils ont affamé leur cœur et leur esprit (…)
Peut-on diviser l'amour en amour sacré et profane, divin et humain, ou est-il indivisible ?(…) Lorsque l'on dit : « Je t'aime », est-ce que cela exclue l'amour pour d'autres ? L'amour est-il personnel ou impersonnel ? Moral ou immoral ? Est-il réservé à la famille ? Et si l'on aime l'humanité, peut-on aimer une personne ? Est-ce un sentiment ? Une émotion ? Un plaisir ? Un désir ?
Toutes ces questions indiquent, n'est-ce pas, que nous avons des idées au sujet de l'amour, des idées sur ce qu'il devrait être ou ne pas être (…)
Je me dis : « Commence par te vider de cette confusion ; alors peut-être découvriras-tu ce qu'est l'amour par le truchement de ce qu'il n'est pas. »
L'Etat nous dit d'aller tuer par amour de la patrie. Est-ce cela l'amour ? La religion nous dit de renoncer à notre sexualité par amour pour Dieu. Est-ce cela l'amour ? (…)
Vous prétendez aimer votre femme (…) Vous avez besoin de cette femme qui vous a donné son corps, ses émotions, ses encouragements, un certain sens de sécurité et de bien-être. Puis, elle se détourne de vous, par ennui, ou pour partir avec quelqu'un, et tout votre équilibre est détruit. Ce désagrément, vous l'appelez jalousie ; il comporte une souffrance, une inquiétude, de la haine, de la violence. Ce qu'en réalité vous dites à votre femme c'est : « Quand vous m'appartenez je vous aime, dès l'instant que vous ne m'appartenez plus je vous hais. Tant que je peux compter sur vous pour satisfaire mes exigences, sexuelles et autres, je vous aime ; dès que vous cessez de me fournir ce que je demande, vous me déplaisez. » Voici crées en vous deux antagonismes et un sens de séparation qui excluent l'amour. Si, cependant, vous pouvez vivre avec votre femme sans que la pensée crée ces états contradictoires, sans entretenir en vous-mêmes ces perpétuelles querelles, alors peut-être, peut-être, saurez-vous ce qu'est l'amour, et vous serez libre, et elle le sera aussi, car nous sommes esclaves de la personne dont dépendent nos plaisirs. Ainsi lorsqu'on aime, il faut être libre, non seulement de l'autre personne, mais par rapport à soi (...)
Ne savez-vous pas ce que veut dire aimer réellement une personne, sans haine, ni jalousie, ni colère, sans vouloir vous mêler de ce qu'elle fait ou pense, sans condamnation ni comparaison ? (…) Lorsqu'on aime, compare-t-on ? Lorsqu'on aime de tout son cœur, de tout son corps, de son être entier, compare-t-on ? (…)
Lorsque les parents éduquent leurs enfants en vue de les adapter à la société, ils perpétuent les conflits, les guerres, la brutalité. Est-ce cela que vous appelez protection et amour ? Protéger l'enfance avec amour, c'est se comporter à la façon du jardinier qui soigne ses plantes, les arrose, étudie avec douceur et tendresse leurs besoins, le sol qui leur convient le mieux (…)
Lorsqu'on perd un être aimé, on verse des larmes. Sont-elles pour vous, ou pour la personne qui vient de mourir ? (…) Pleurer sur soi, est-ce de l'amour ?
(…) Vous verrez que la peur n'est pas l'amour, que la jalousie n'est pas l'amour, que la possession et la domination ne sont pas l'amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l'amour, que se prendre en pitié n'est pas l'amour, que la grande souffrance de ne pas être aimé n'est pas l'amour. L'amour n'est pas plus l'opposé de la haine que l'humilité n'est l'opposé de la vanité. Si donc vous pouvez éliminer toutes choses, non par la force mais en les faisant disparaître à la façon dont la pluie lave les feuilles chargées de la poussière de nombreuses journées, peut-être rencontrerez-vous cette étrange fleur à laquelle, toujours, les hommes aspirent.
Tant que vous n'aurez pas d'amour, non en petite dose mais en grande abondance, tant que vous n'en serez pas remplis, le monde ira vers des désastres. Vous savez cérébralement que l'unité de l'homme est essentielle et que l'amour est la seule voie. Mais qui vous apprendra à aimer ? Est-ce qu'aucune autorité, aucune méthode, aucun système vous diront comment aimer ? Si qui que ce soit vous le dit, ce n'est pas l'amour (…)

Peut-on entrer en contact avec l'amour sans discipline, ni impositions, ni livres sacrés, ni le secours de guides spirituels, et même sans l'intervention de la pensée ? Le rencontrer en somme, à la façon dont on aperçoit soudain un beau coucher de soleil ? Une chose me semble-t-il est nécessaire à ce sujet : une passion sans motif, une passion non engagée, et qui ne soit pas d'ordre sensuel. Ne pas connaître cette qualité de passion c'est ne pas savoir ce qu'est l'amour, car l'amour ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi. Rencontrer l'amour sans l'avoir cherché est la seule façon de le trouver : le rencontrer sans s'y attendre (…)

L'amour est toujours neuf, frais, vivant. Il n'a pas d'hier et pas de lendemain. Il est au delà des mêlées qu'engendre la pensée. Seul l'esprit innocent sait ce qu'est l'amour (…)
Aller au delà de la pensée et du temps, c'est se rendre compte qu'il existe une autre dimension qui s'appelle l'amour. Ne sachant pas comment atteindre cette source extraordinaire, que faites-vous ? Rien, n'est-ce pas ? Absolument rien. Dans ce cas, vous voilà intérieurement complètement silencieux. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que vous ne cherchez plus, que vous ne désirez plus, que vous ne poursuivez plus rien, bref, qu'il n'y a plus de centre du tout. Alors l'Amour est là. 

___________________________________________________________________________________________________
Tiré du livre “Se libérer du connu” de Jiddhu Krishnamurti, ed. Stock+Plu

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 08:32
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!

"Pourquoi as-tu choisi pour randonner le jour le plus pluvieux d'une année pluvieuse?" m'a-t- on demandé. Réponse : Je n'ai pas choisi. Cela fait la quatrième année que je serais totalement incapable  de rester chez moi ce jour là qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige.

C'était hier, mercredi 11 avril. Il faut dire que la journée avait mal commencé. Ma fille m'avait parlé d'une déviation qui devait m'obliger à ne pas rejoindre Ostabat directement. Donc, dans ma voiture sans chauffage ( ça encore---), mais sans ventilation (ça,  c'est plus ennuyeux pour voir la route), je me suis lancée sur ladite déviation et suis arrivée au village désiré avec une heure et quart de retard sur ce que j'avais prévu. Oups! Grosse terreur au col d'Iparlatze, que je pratique habituellement à pied et par temps "correct", je ne voyais pas à trois mètres. Ne dramatisons pas, j'arrive à Ostabat, je me précipite au bureau de BLE, une association de promotion de l'agriculture biologique, je demande s'il n'existe vraiment pas une solution pour éviter le même périple au retour. "Mais---euh---, madame, la déviation, c'est pour les véhicules à partir de 3 tonnes 5". Là, j'imprime dans ma tête" Me rappeler de remonter les bretelles à ma fille ce soir".

J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!

Et me voilà partie, avec la vague, très vague idée de passer par les bois d'Ostabat pour rejoindre la chapelle Saint-Nicolas d'Harambeltz. Aucune idée de l'itinéraire,même pas regardé  une carte ou un éventuel balisage avant de partir,  je m'engage le nez au vent ou plutôt le nez sous la pluie. Je vais  dans un sens, dans un autre, je rencontre une maman pottok et son poulain qui semblent m'aimer beaucoup ou surtout aimer ma pomme et mon sandwich au pâté végétal bios.

J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!

Aïe! Humide, le sentier!

J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!

La pluie redouble de force. Il est de plus en plus difficile de prendre des photos. Mais quand-même, voici une jolie surprise. Au bord de la route qui conduit du village aux bois, six jeunes arbres fruitiers plantés par la délégation Pyrénées Atlantiques des Amis du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Plusieurs sont de variétés basques. Quelle belle, très belle idée!

J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!

En traversant le bois, je m'enfonce dans la boue, juste le temps de prendre quelques photos mais pas celle de la chapelle d'Harambeltz, l'appareil photo ne survivrait pas à ces hallebardes qui nous tombent du ciel.

J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!

Retour à la maison. Le ruisseau déborde. Altxor, le pottok mange le foin à l'abri , sa vieille maman est de l'autre côté du ruisseau et ne peut pas traverser. Lui porter du foin, trouver un système pour le mettre au sec. Quadrature du cercle.

 

J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!

Allez, se changer, se  sécher. Oublier toutes les autres mauvaises, très mauvaises surprises du retour.

Juste réfléchir encore et encore à ce qui me pousse depuis quelque années à gravir quelques centaines de mètres de dénivelé deux fois dans l'année. 

Et je vous rassure, aujourd'hui, jeudi 12 avril, il pleut---

J'ai eu de la chance, il aurait pu pleuvoir!
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 18:24

Je marchais pour lui. Maintenant, à dates fixes, je marche vers lui.

Aujourd'hui, au royaume des hêtres, ces grands seigneurs si gravement menacés par le dérèglement climatique ainsi que  de leur compagnes d'infortune, les Rosalies des Alpes.

 

A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
A mon rythme---
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