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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:38
Des arbres et de la langue basque.

SEMEZ L’EUSKARA, INVESTISSEZ DANS NOTRE LYCÉE

 

En septembre 2017, le nouveau lycée de Seaska ouvrira à Bayonne, le seul lycée d’enseignement en Euskara d’Iparralde. Lycée général, professionnel et technologique, il accueille 400 élèves. 

300 000 € restent à trouver pour l’équiper.

Soutenez notre projet en achetant un pommier que vous planterez dans votre jardin ou que nous planterons pour vous dans le verger de l’Euskara. Offrez un pommier à notre lycée !

Pour participer, cliquez sur le bouton ci-dessous ou faites un virement bancaire vers le compte bancaire suivant :

IBAN :FR76 1333 5000 4008 0012 8466 819 / BIC : CEPAFRPP333

Vous pouvez aussi nous envoyer vos Euskos ou votre chèque à l'adresse suivante : Bernat Etxepare Lizeoa - 12 bis Mounede etorbidea - 64100 Baiona


Je planterai le pommier dans mon jardin Il sera planté dans le verger de l’Euskara

Petit glossaire pour les non-initiés(es):

Seaska : le berceau, Fédération des ikastola, c'est à dire les écoles immersives en langue basque.

Iparralde : Pays Basque Nord, que d'aucuns nomment Pays Basque français.

Euskara : la langue basque

Eusko : monnaie dite locale.

Des arbres et de la langue basque.

ACHETEZ UN POMMIER POUR AIDER A FINANCER UN LYCEE

 

En septembre 2017, le nouveau lycée de Seaska ouvrira à Bayonne Nord, le seul lycée d'enseignement en euskara d'Iparralde.

Les murs et le toit sont financés, mais 300 000 € restent à trouver pour équiper ce nouvel établissement. C'est l'objectif de cette campagne.

POURQUOI DES POMMIERS ?

Le pommier est lié à notre histoire, à notre patrimoine, il est un arbre fruitier emblématique du Pays Basque. Il y est cultivé depuis l’Antiquité.  Au VIe siècle, les marins basques qui embarquaient des tonneaux de cidre comme source de vitamines pour lutter contre le scorbut, le firent découvrir aux marins normands. Les premiers écrits au Pays Basque à propos du pommier datent du XIème siècle : les registres de monastères de Biscaye et les registres de donation font mention de la culture de la pomme.  A travers les siècles, la pomme et la production de cidre sont fortement ancrés dans la culture et les habitudes de vie du Pays Basque.

Il existe plus de 1000 variétés de pommes autochtones, certaines conservées, d’autres en danger de disparition et un effort particulier est mené par les associations de producteurs du Pays Basque afin de favoriser l’utilisation de pommes autochtones.

Beaucoup de points communs entre le pommier, l'Euskara, l'ikastola et nos lycéens : besoin et désir de maintien et nécessité de s'ouvrir vers les autres, vers le monde.

LE SYMBOLE

En choisissant le pommier comme image, nous véhiculons des idées qui nous ressemblent.

Le pommier est semé, il grandit en se nourrissant de la terre, de ce que nous voulons lui donner, nous le soignons, veillons sur lui. Lorsqu’il croît, il donne des fruits que nous croquons, partageons ou que nous transformons en jus, en cidre.

L’enfant qui intègre l’ikastola entre dans ce cycle : l’Euskara le fait grandir, le nourrit, lui donne la possibilité de partager. L’ikastola l’accompagne, et le lycéen, devenu un jeune adulte mûr est prêt pour relancer le cycle éternel de la vie.

Les variétés de pommes sont nombreuses, et chacune est unique à l’image de nos lycéens.

COMMENT PARTICIPER ?

Pour soutenir notre projet, vous pouvez acheter un pommier. Vous choisirez ensuite de le planter dans votre jardin, ou de nous le laisser pour que nous le plantions dans le verger de l'euskara. Ce verger sera situé à Bayonne sur une terre que la municipalité nous mettra à disposition.

Un pommier coûte au minimum 30 €, mais par soutien, vous pouvez choisir de le payer 50 €, 100€ ou plus. Pour l'acheter, rendez-vous sur la page principale du site pour l'acheter en ligne, ou envoyez-nous un chèque à l'adresse du lycée que vous voyez s'afficher en bas.

CALENDRIER DE LA CAMPAGNE :
        

- 27 octobre, conférence à St Jean le Vieux
- 17 décembre, distribution des pommiers sur la place des Gascons à Bayonne
- Février : plantation de pommiers dans notre verger
- Mars : soirée animée par les anciens élèves
- 29 décembre à Bayonne : Bertso poteoa dans les bars animé par les anciens élves     
bertsolari du lycée, et repas Bertso avec Sustrai Colina et Aimar Karrika
- Janvier, Bayonne : Txotx, ouverture de la saison des cidreries
- Juin : Sagarno Eguna à Bayonne

Des arbres et de la langue basque.

Première livraison de pommiers : Le 17 décembre,

de 9h à midi au Lycée.

 

Voici les différentes variétés :

apez sagarra (anisa) eri sagarra, min xuri, gordin xuri, urtats, labia, ezpal xuri, urtebi handi, urtebi txiki, goikoetxea, errezila.

 

Conseils pour ceux qui souhaitent les planter chez eux :

- Le 17  prendre les pommiers au Lycée et les planter dans les 2 jours qui suivent.

- Faire un trou de 20 centimètres, aérer la terre

- planter les pommiers à l'abris du vent.

- la greffe doit être en vue.

- Planter au soleil et non à l'ombre.

- Si l'endroit est très venteux, mettre un tuteur : On met le tuteur en premier puis ensuite le pommier.

- Si l'été est sec, arroser : Il vaut mieux lui verser 20l d'eau une fois par mois que l'arroser un peu souvent.

- Le pommier peut atteindre 6-7 mètres au bout de 10-15ans.

- vous cueillerez les pommes au bout de 3 ans.

Bonne plantation!!

 

Des arbres et de la langue basque.
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:11
Une question qu'elle est bonne

Y-a-t-il dans la salle un connaisseur ou une connaisseuse en champignons, lichens, etc? J'ai trouvé ceci cet après-midi chez moi. Ces jolies "fleurs" rouges dont la plus petite est en forme de coeur se trouvent sur un petit bout de branchette de noisetier que j'ai sortie de sous un tapis de feuilles.

Quelqu'un(e) pourrait me dire de quoi il s'agit?

 

Une question qu'elle est bonne
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Published by Jeno l'écolo
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 17:55
Maman forêt.

Aujourd'hui un ami est venu à la maison chercher quelques bébés arbres que j'avais déterrés hier afin qu'il les replante  chez lui.

Il y avait des frênes, des sycomores, des érables champêtres, un aulne, un chêne et aussi des arbustes : troènes, sureau, cornouillers sanguins. Il y avait également de quoi faire des boutures de berberis ( que l'on nomme aussi épine-vinette) ainsi que de peupliers du Yunnan. Et même une églantine, descendante de celle que j'avais mise dans le camion de déménagement en plein mois de juillet lorsque mes parents ont, en 72, déménagé de l'Oise pour venir en Pays basque. En bonus, un bouquet de branchettes de saule osier trouvé il y a deux jours à côté d'une poubelle, fraîchement taillé et lié ---avec de l'osier. Quand tu commenceras à récolter, Ben, je compte bien sur toi pour me donner des cours de vannerie. 

Et je repense à cette phrase de Julos Beaucarne "Si l'on me donnait un vaste territoire chauve, je planterais tant que le jour est long des arbres. A la fin de ma vie, je serais le père d'une forêt".

On ne m'a hélas jamais fait cadeau d'un vaste territoire chauve et pourtant, je me réjouis parfois de penser que je suis la mère d'une forêt. Ah certes, elle est morcelée ma forêt : Normandie, Gers (quelque part du côté de Nogaro), Landes, Région parisienne, Oise Aude ---et même Uruguay, sans compter bien entendu une bonne vingtaine de lieux en Pays basque et en Béarn.

Alors, oui,  elle est morcelée mais j'espère bien encore la faire grandir. Donc si vous voulez des arbres, dites-le vite tant qu'il est temps pour cette année.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:41
Quand on aime, on ne brûle pas.

Pour voir les images en meilleure définition, cliquez dessus.

"Il faut arrêter de publier des photos de montagne en proie aux flammes lorsque l'on veut dénoncer les écobuages. Les flammes, la fumée, c'est bien trop "glamour", cela cache la réalité des dégâts. Nous sommes tous un peu pyromanes devant les flammes qui s'élèvent." C'est ce que je me disais il y a un peu plus d'une dizaine de jours lors d'une petite marche tout près de la maison et en découvrant ce que vous pouvez voir sur ces photos, la mise en place, patiemment, d'année en année et avec une constance destructrice totalement aveugle, d'un paysage lunaire.

L'été dernier, particulièrement chaud et sec dans cet endroit de la planète si habitué à l'humidité ( et c'est bien peu dire) , j'ai reçu la visite de deux amis qui ne connaissaient rien du tout du Pays Basque et dont la première réaction a été "Mais c'est totalement pelé, pire que ça, la terre est brûlée, il doit y avoir écobuage sur écobuage, par ici, quelle horreur!"! Moi qui aime cette patrie que je me suis choisie comme me le disait Bernard Charbonneau, je me suis sentie blessée dans cet amour pour elle et pourtant, hélas, je ne pouvais pas nier.

M''est alors revenu le souvenir d'un article que j'avais écrit pour "Le journal du Pays Basque" quand j'y étais correspondante locale ( voir deuxième lien ci-dessous) et qui, seul de tous les articles proposés  (une page par jour, pendant un an, toute liberté de sujet et d'expression) m'avait été refusé à maintes reprises malgré mes efforts pour l'édulcorer quelque peu. Vous avez dit omerta?

Et pour arranger le tout, cette petite marche d'où j'ai rapporté ces photos de cauchemar avait lieu en plein pic de pollution sur Toulouse, Lourdes, et autres villes des Pyrénées, imputable pour une partie non négligeable aux incendies allumées dans les montagnes  ainsi qu'aux feux de déchets verts dans les jardins. Le feu à l'extérieur n'est donc pas seulement synonyme de mort pour la faune, pour la microfaune (insectes pollinisateurs et autres), d'appauvrissement  et de destruction de la flore (il faut 8 ans à la bruyère pour se reconstituer après l'agression du feu, pauvres abeilles et pauvres apiculteurs!), d'impossibilité pour les arbres de recoloniser leur chez-eux, de stérilisation d'un sol par ailleurs souvent en situation de surpâturage,  d'érosion de plus en plus rapide par délitement du sol  (donc d'inondations à répétition), mais il participe à la pollution et à l'augmentation de l'effet de serre. Le dire, l'écrire, est mal vu. Je serais mal vue? Tant pis.

 

Comme pour bien des habitudes néfastes et destructrices, les gens qui mettent le feu à la montagne se basent sur la sacro-sainte tradition. Mais on l'a dit et répété, la tradition est tout sauf une excuse. "Et le "On a toujours fait comme ça", l'autoroute ouverte à l'aveuglement et à la bêtise transmissible et reproduisible  à l'infini. De plus, il est évident que ces feux de montagne sont chaque année plus nombreux, bien plus nombreux qu'il y a des décennies où il y avait encore des bras dans les fermes pour travailler avec des outils manuels et sélectifs, des arbres comme en particulier les châtaigniers qui nourrissaient les cochons et les humains également  et qu'il était donc hors de question de détruire. L'atroce "accident" d'Esterenzubi où plusieurs randonneurs ont trouvé la mort  à cause d'un écobuage, a obligé les autorités à bousculer un petit peu les habitudes et à exiger l'autorisation préalable à tout allumage de feu en montagne. Je ne suis pas au courant de tout mais je ne connais pas un seul écobuage qui ait été interdit depuis. Et les écobuages que l'on dit "sauvages" continuent sans que personne à ma connaissance, du moins par ici, n'ait été inquiété à ce jour.

Dès lors que chacun accepterait de se mettre autour d'une table, de participer à un diagnostic de réfléchir en commun, tout deviendrait possible. A court, moyen, long terme, des solutions pourraient voir le jour, des actions positives pourraient être mises en place. La nature et l'homme y trouveraient leur compte et les pires catastrophes seraient évitées.

Mais voilà, pour ça, il faut que certains se débarrassent une bonne fois pour toutes de l' antienne" C'est la tradition, on a toujours fait comme ça, on ne peut pas faire autrement", derrière laquelle ils trouvent bien confortable de se réfugier. Et ça, hélas, ce n'est pas gagné.

En attendant, regardez bien ces photos. Qui peut croire, devant ce spectacle, ce paysage de désolation, que mettre le feu à la montagne soit un acte de vie? Moi, j'y vois la terre qui, non retenue par une végétation herbeuse, arbustive ou arborée, va donc filer sans frein vers le ruisseau puis la rivière à chaque pluie, avec systématiquement dans les médias les lamentations qui s'ensuivent sur cette méchante nature qui permet les inondations. Moi, j'y vois la mort.

 

Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
Quand on aime, on ne brûle pas.
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 12:38
Gérard Manset   Mansetlandia

Une contribution de Daniel Labeyrie

L'artiste rare revisite son œuvre et nous livre ici un coffret de 19 CD après avoir balayé quelques scories c'est-à-dire quelques titres qui, à ses yeux, ne tenaient pas la route.

Certains regretteront l'absence du premier album « Animal on est mal » recherché comme une pièce de collection valant parfois plus d'un millier d'euros.

 

Après avoir bourlingué pendant des années au Cambodge, en Thaïlande, au Brésil, au Vénézuela et dans de nombreux pays des cinq continents, le chanteur qui rentrait au bercail pour enregistrer ses albums, a estimé qu'il fallait analyser avec lucidité son patrimoine discographique avant de réaliser ce travail de bénédictin.

 

Ignoré des médias du moins télévisuels, Manset pratique la chanson comme un art martial avec un exigence sans faille. En homme libre, il ne s'est jamais laisser aller à la moindre complaisance vis à vis de quiconque ni d'ailleurs vis à vis de lui même. Pas de scène, pas de tournées mais un état de création permanente.

 

Son oratorio « La mort d'Orion » qui remonte à 1970 fut un éclat de lumière dans le marasme et la démagogie des artistes complaisants caressant le public dans le sens du poil.

 

Le temps a passé et l'artiste demeure fidèle à lui-même, observateur sans pitié d'une époque et d'une modernité qu'il honnit.

 

Dans ce coffret qui ravira son public fidèle se cachent des merveilles de chansons non formatées durant parfois une dizaine de minutes, tranches de vies observées ici et là, évocations de paysages humains parfois en déroute.

 

Manset, dans sa quête de la beauté et de l'absolu, recherche une sorte de paradis perdu, fil conducteur d'une œuvre à bien des égards absolument exemplaire.

 

Daniel LABEYRIE

 

Référence : Parlophone / Warner Music

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 15:00
Un homme libre

Un homme libre. Chanson du film interprétée par Gilles Marchal.

"Un homme libre est toujours intrigant pour les autres humains, il leur fait peur au plus profond d'eux.".

Abdourahman A. Waberi, in "La divine chanson".

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 10:00
Qui les remplacera?

Quand ils ne seront plus là, tous ces vieux arbres vénérables, qui les remplacera?

Je pense en particulier aux châtaigniers, ces grands frères nourriciers qui furent si longtemps les "arbres à pain" de nos campagnes et dont nous ne servons plus que pour quelques cornets de marrons grillés, histoire de nous rappeler chaque année que l'hiver existe.

Quelqu'un de ma connaissance "possède" (comme si nous possédions la vie!) un bosquet de très vieux chênes dans un enclos attenant à sa maison. D'année en année il dépérissent, leurs branches cèdent sous les rares mais lourdes neiges de printemps et surtout sous l'assaut des tempêtes de plus en plus fréquentes. Je sais que cette personne aime ces arbres, "ses" arbres. Il y a près d'un an, je lui ai suggéré "Tu pourrais mettre quelques bébés chênes en pépinière pour être prêt à remplacer chacun de ceux qui vont bien finir par rendre l'âme". Sa réponse m'a laissée sans voix "Bientôt, il n'y aura plus personne dans nos campagnes pour les voir. Alors, à quoi bon?".

Depuis, cette réponse me hante. Je comprends et pourtant je ne comprends pas.L'accumulation de réflexions et de sentiments qu'elle fait naître en moi est si monumentale que les décliner sur le papier ou à l'écran me demanderait un travail bien trop lourd pour la paresseuse assumée que je suis devenue.

N'empêche, je sais : protéger et planter, sans cesse, sans arrêt, sans trêve, sans repos. Planter avec les enfants qui verront grandir les arbres et que les arbres verront grandir. Ensuite, et seulement ensuite, on discutera entre sociologues, philosophes, historiens, économistes, biologistes, militants de ceci ou de cela, humains tout simplement. Ensuite seulement. Pour le moment, n'écoutons que le poète, surtout celui qui vit en nous.

Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
Qui les remplacera?
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:35
Madame Jane Goodall et deux de ses amis.

Madame Jane Goodall et deux de ses amis.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 10:34
Jean Lassalle, le mythe mité.

Illustration dans "La Répugnante des Pyrénées", journal satirique à publication unique mais désopilante.

Une contribution de Yannis Youlountas

Je ne comprends pas l'engouement subit de certains d'entre vous pour Jean Lassalle : mes potes de Groland appellent à le parrainer, des médias dit de gauche lui déroulent le tapis rouge, Pierre Carles prépare un film-portrait qui sortira en pleine campagne électorale, et l'un d'entre vous vient de me dire qu'il va rejoindre la campagne de ce saint-homme. Bon, je ne voulais pas m’en mêler, mais là je crois que ça va pas être possible.

JEAN LASSALLE OU LE MYTHE DE LA BONNE VIEILLE DROITE DU TERROIR

Franchement, je suis estomaqué. Savez-vous vraiment qui est Jean Lassalle, derrière le vernis de ses coups médiatiques ?

Pro-tunnel du Somport (axe européen E7), Jean Lassalle était le bras droit du sinistre député RPR et surtout banquier Michel Inchauspé, l'un des principaux promoteurs du projet juteux de bétonnage et de goudronnage de la magnifique vallée d'Aspe et chef de file des affairistes du coin. Lassalle a longtemps été le suppléant de son mentor (1988-2002) en charge des sales besognes, avant de le remplacer à partir de 2002. Aux dires de tous, Lassalle a été l'un des pires ennemis des zadistes durant toute la période de cette lutte (qui a connu son apogée avec le grand rassemblement du 22 mai 1994, avec 8000 opposants, jusqu’à la grève de la faim des zadistes, surnommés "les indiens", dont Pétof, en 2000). Lassalle n'était pas le "gentil" ou le "romantique" que certains racontent : il insultait, menaçait et lançait des anathèmes contre les zadistes de la vallée d'Aspe (dont l'abri a été incendié, durant une nuit en 1992 et dévasté à nouveau en 1993). C'était la dernière vallée vraiment sauvage des Pyrénées. Maintenant, passe à longueur de temps un armée bruyante et polluante de poids lourds (au lieu du projet de ferroutage que proposaient les opposants, puisque la ligne Pau-Saragosse existait déjà et nécessitait juste une remise en état). Bref, Lassalle a été propulsé en politique par un banquier affairiste du RPR, ses premiers faits de gloire ont été de combattre l'une des premières ZAD historiques en France, et son positionnement politique était déjà la droite et le tout productivisme.

Bon, j'accélère.

Pro-poulaga, Lassalle a fait tout un pataquès, pour que ses gendarmes chéris ne s'éloignent pas de chez lui, en 2003.

Militariste à fond la cocarde, il est allé jusqu’à faire des pompes devant des journalistes en octobre 2016 pour manifester son soutien aux bidasses français de retour de leurs missions chez les pauvres basanés.

Réactionnaire, il a voté contre le mariage pour tous, en avril 2013.

Profondément de droite, en dépit de son étiquette centriste, il l’a encore montré en revotant Sarkozy (au terme de son mandat), au second tour de la présidentielle 2012.

Capitaliste, évidemment, il critique la spéculation financière en mimant les slogans porteurs comme beaucoup d’autres, mais il fait l’éloge simultanément des grands capitaines d’industries, à commencer par Citroën, Renault et Peugeot (ah, la bagnole !)

Pro-chasse, même s’il n’est pas chasseur lui-même, il s'inquiète de la situation des chasseurs et appelle notamment à les soutenir, en 2011, parce qu’ils seraient en voie de disparition.

Anti-ours, par clientélisme, alors qu’il était président de l'organisme de tutelle, il a chapeauté le virage laxiste face aux chasseurs, abandonnant l'ourse Cannelle à des battues (tuée en novembre 2004), non content d’avoir déjà commencé à dévaster la vie sauvage de la vallée avec le tunnel, et, par la suite, il a empêché la reproduction des deux derniers ours (des mâles) en bloquant l’introduction de femelles.

Se rapprochant, depuis trois ans, de la mouvance conspirationniste, Lassalle est un intervenant régulier du plateau de la chaîne d’extrême-droite MetaTV aux côtés de son animateur soralien Tepa, ainsi que du Cercle des Volontaires  aux côtés du confusionniste Raphael Berland et de son gourou Etienne Chouard qu’on ne présente plus (Lassalle fréquente aussi d’autres courants de l’extrême-droite comme Radio Courtoisie).

Non, franchement, votre blague, si c'en est une, est de mauvais goût. Il faudrait vite nous rassurer, dans les jours qui viennent : "mais non, on déconnait !" Malheureusement, il semble que ce ne soit pas le cas.

Oui, bien sûr, on le sait, on nous l'a rabâché cent fois : il a fait une grève de la faim pour "défendre l'emploi industriel" dans son bastion électoral. Un coup médiatique qui l’a fait connaître et dont beaucoup parlent encore. Oui, et alors ? Des grèves de la faim, même des jihadistes en taule en ont fait plusieurs fois. L'essentiel n'est pas là. De plus, quand cinq des opposants au tunnel ont fait une longue grève de la faim, six ans plus tôt, Lassalle n’a pas manifesté la moindre empathie ni fait le moindre geste.

Vous qui tombez dans le panneau, vous êtes dans le mythe de la bonne vieille droite du terroir.

Ce mythe est un leurre.

Comme beaucoup d'autres, Jean Lassalle est un productiviste pur et dur, casseur de ZAD et de nature sauvage, formé par un banquier affairiste et député RPR, capitaliste jusqu'à l'os, démago jusqu'à la moelle, centriste donc de droite, amoureux de la police, lèche-botte des bidasses, lèche-cul des chasseurs, ramasse-crotte de la complosphère, bateleur et arriviste, baratineur avec l'accent.

Oui, c’est vrai, il a l’accent. Et alors ? On stigmatise l’origine maintenant ? D’autant plus que c’est pas vraiment une référence : Pasqua, Baylet, Aliot, Gaudin...

Reste le côté fils de berger, façon José Bové en somme, sauf que… c’est du côté FNSEA ! Ben oui, la FNSEA. Savez vous seulement qui est son grand ami et suppléant au parlement ? L’un des pires producteurs de malbouffe dans l’hexagone : Barthélémy Aguerre, le fameux patron de Spanghero, celui qui vous faisait bouffer des lasagnes Findus au cheval roumain :
https://www.youtube.com/watch?v=8qL9CxrAMN4

Longtemps après Giscard et son accordéon, Poujade et son topinambour, Pasqua et ses blagues corses, Chirac et ses vaches corréziennes… voilà que ça recommence !

Vous qui vous bouillonnez d’excitation devant son livre de campagne : « Un berger à l’Elysée », posez-vous juste une question, une toute petite question : si Jean Lassalle se pose en berger à l’Élysée, à votre avis, dans tout ça, vous êtes qui ?

Y.Y.

https://www.youtube.com/watch?v=ZZpNfsOQI-g

(texte comme toujours reproductible où vous voulez, pas besoin de demander)

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:57
Rue Sainte Catherine

Une contribution de Bernard Caussade

Il fait froid sur Bordeaux. J’y étais ce matin. Dans la rue commerçante qui distribue la ville, rue saint Catherine, un jeune avec son chien s’extrait de ses couchages, on se connaît à peine  … discussion de passage, rencontre décalée entre un homme en retraite qui balade ses pas pour tuer ses instants et un gars de la rue. Et je ne m’y fais pas. Accident de la vie et rupture de couple, distributions des rôles et partage des biens, justice lapidaire pour un monde inhumain… il a gardé son chien, le soir quand la maraude lui propose un coucher c’est toujours sans son chien… il couchera sur place, les morsures du froid se partagent en amis.

Dans les palais dorés aux couloirs surchauffés les princes au pouvoir gavés de suffisances promènent leurs distances et leurs incompétences. Quand ils sortent parfois c’est pour nous abreuver de discours insipides aux accents indécents. Le froid n’est pas leur monde, la faim c’est au tiers monde, dans les rues de Paris ou celles de Bordeaux les soupes populaires, les nuits sous des cartons… contexte de climat et de situation.

Je hais les politiques qui promènent leurs aises dans des salles de fêtes pour les vœux annuels… chauffeur et secrétaire pour n’oublier personne, et le prochain mandat se gagne en accolades et galettes des rois… mon ami de passage, rue sainte Catherine attendra le printemps pour soigner les morsures de ces froids sur Bordeaux.     

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